Mauricie, la belle d’à côté !

Incontestablement, ce surnom de la Mauricie lui va comme un gant ! À cause de sa proximité des grandes villes du Québec, cette région reste trop souvent inaperçue, alors qu’il s’agit d’un vrai bijou à découvrir. Nous avons été charmés par cette belle si proche, sauvage, bucolique et urbaine, cette voisine que nous n’avions pas encore visitée.

Pour se repérer, la Mauricie est géographiquement située à proximité de plusieurs régions dont l’Abitibi-Témiscamingue, le Saguenay-Lac-Saint-Jean, Lanaudière et Portneuf. Cela en fait une destination à privilégier autant pour une escapade de fin de semaine que pour de vraies vacances. Nous avons eu la chance de la parcourir du nord au sud et de profiter pleinement de ces attraits, de sa nature et de ses activités. Il y a beaucoup à voir, à faire, à explorer et à découvrir que ce soit en solo, en duo, en famille, en van comme nous, en voiture ou à moto, chacun y trouvera son bonheur !

Nous vous présentons ici les coups de cœur que nous avons eus durant ce road trip de 10 jours en Mauricie.

En partant de Québec, nous nous sommes rendus directement, via la superbe route panoramique 155 longeant le Saint-Maurice, vers le Nord, en haut de La Tuque, à La Bostonnais exactement. Allant à la rencontre de la communauté Atikamekw, nous avons séjourné au Domaine Notcimik. Autrefois territoire de chasse à l’orignal pour les Atikamekw de la Haute-Mauricie, le Domaine Notcimik se situe le long de la rivière Mos Ototonew-Sipi, où jadis étaient installés les campements. Ce Domaine offre aujourd’hui plusieurs types d’hébergements. Qui ne rêve pas de dormir sous un tipi ou dans une tente de prospecteurs comme autrefois … typique et authentique !

Alain et Madeleine, les propriétaires du domaine, nous ont accueillis chaleureusement et ont généreusement partagé avec nous leur savoir, leur culture et l’histoire de la nation Atikamekw. Véritable havre de paix niché au cœur d’une nature luxuriante, le domaine permet la pratique de nombreuses activités de plein air. Nous avons même eu le bonheur de faire la cuisine avec Alain et d’apprendre à pétrir et à cuire la banique, le pain traditionnel autochtone. D’ailleurs, « pakwecikan » (banique), en atikamekw, signifie « prendre ses mains » (pour attraper un morceau de ce délicieux pain). Nous avons passé une soirée inoubliable autour du feu avec Madeleine et Alain, au son des chants atikamekw et du tambour, initiés du même coup au rituel de purification traditionnel. Inoubliable !

La Mauricie, c’est le pays des lacs, des rivières, de la forêt boréale, le royaume de la Nature. Rien de tel qu’un survol en hydravion pour découvrir l’immensité et la beauté de la Haute-Mauricie. Grâce à Aviation La Tuque, nous avons eu le privilège d’admirer du haut du ciel les paysages sauvages et majestueux de cette région. L’hydrobase du Lac-à-Beauce, inaugurée officiellement le 12 décembre 1947, est l’une des plus anciennes de l’Est du Canada. Aujourd’hui, Rémi, le sympathique propriétaire, pilote de brousse expérimenté et entrepreneur dans l’âme, propose divers forfaits pour répondre au besoin de chacun. Il offre même un service de taxi aérien. Il s’agissait de notre première envolée et nous avons adoré survoler le Saint-Maurice, les lacs innombrables et pouvoir admirer la forêt à perte de vue. Merci encore Rémi ! On rêve maintenant de survoler à nouveau la Mauricie, mais pour admirer les couleurs de l’automne, certainement MAGNIGIQUES !

Amateurs de plein-air, le Parc national de la Mauricie était une destination incontournable pour nous. Et quel bonheur pour les amateurs de randonnée, de kayak, de canot camping et de vélo. Le site offre des paysages époustouflants. Un aspect du parc que nous avons particulièrement apprécié est qu’il est accessible pour tous. Une route panoramique de 63 kilomètres, traverse le parc et conduit facilement vers plusieurs magnifiques points de vue.

Immense terrain de jeux pour petits et grands, le parc compte plus de 150 lacs aux dimensions variées, dont le fameux lac Wapizagonke. On peut y observer une riche faune et flore. Les chutes Waber, accessibles seulement en canot/kayak, sont superbes.  Se rendre aux chutes constitue une activité phare du parc (prévoyez une excursion de 4 ou 5 heures pour vous y rendre, faire la randonnée et revenir). L’effort en vaut la peine !

Pour la location de canot ou kayak, il faut réserver directement ici sur le site de locationcanot.com ! Aucune location ne se fait sur le site. C’est bon de le savoir.

La Mauricie compte trois principales villes : La Tuque, Shawinigan et Trois-Rivières.

À La Tuque, nous avons d’abord appris que Félix Leclerc était né dans la ville. Sa maison natale n’existe plus, mais il est possible de visiter au Parc des chutes de la Petite-Rivière-Bostonnais, le Centre d’interprétation Félix-Leclerc, adjacent au Centre d’interprétation de la traite des fourrures. Une immense tour d’observation de 20 mètres de hauteur permet d’apercevoir la majestueuse rivière Saint-Maurice et la Petite-Rivière-Bostonnais ainsi que les chutes,  parmi les plus hautes du Québec, qui culminent à 35 mètres.

Shawinigan fut une très belle surprise. Revampée et attrayante, « Shawi » jouit d’une situation exceptionnelle sur le Saint-Maurice et mérite le détour ! Très intéressante pour les adultes et les enfants, autant sur le plan scientifique qu’historique, la Cité de l’énergie n’est cependant pas le seul attrait de l’endroit. La beauté du Saint-Maurice, la proximité de la nature et les petites ruelles vous charmeront également, sans oublier les clins d’œil urbanistiques que cette petite ville québécoise, qui fut à une époque l’un des plus grands centres industriels du Canada, fait encore à la ville de New York. Étonnant et à voir !

La Cité de l’énergie propose plusieurs activités et forfaits permettant d’en apprendre beaucoup et de manière ludique sur l’histoire, le patrimoine, le développement industriel, sur l’industrie hydroélectrique de Shawinigan et de sa région. Un complexe muséal qui plaira à tous. 

Ne manquez pas d’admirer la région du haut des 115 mètres de la tour de la Cité, deuxième plus haute tour d’observation au Québec. Vous serez à même de constater la beauté des paysages de la Mauricie et la qualité du milieu urbain de Shawinigan.

NOTE : Crédit photo pour la seconde image à Clément Villemont – utilisée pour montrer la comparaison quand le barrage est ouvert ou fermé.

L’heure de l’apéro venue, pour vous désaltérer ou vous sustenter, rien de mieux qu’une pause à la Microbrasserie le Trou du Diable, nommée en référence à un lieu important que vous aurez découvert pendant la visite guidée effectuée auparavant !

Trois-Rivières fut également une très belle découverte! Comme beaucoup, nous traversons généralement la ville sans nous y arrêter. Pourtant, on vous assure qu’elle vaut qu’on s’y arrête au moins quelques heures.  Nous y avons passé une journée pour la découvrir un peu plus.

Le Musée POP propose des expositions qui mettent en lumière les façons d’être et les savoir-faire des Québécois ainsi que les éléments phares de leur vie quotidienne. 

La visite de la Vieille Prison est l’attraction majeure du complexe du Musée POP. Véritable trésor patrimonial, la vieille prison, classée monument historique, présente l’histoire du lieu, mais aussi les conditions pitoyables dans lesquels des centaines de détenus, hommes et femmes, y furent incarcérés pendant plus d’un siècle et demi. L’insalubrité des lieux exigea de nombreux travaux de rénovation au cours des ans.  Avant sa fermeture en 1986, la vieille prison était le plus ancien établissement carcéral en fonction au Canada. Fort intéressant, mais fort poignant ! Les guides connaissent à fond leur sujet et vous révéleront tous les détails qui vous ôteront le goût de séjourner sur place !

Le vieux Trois-Rivières est tout simplement magnifique. En plein cœur du quartier historique de la ville, anciennement appelée « rue Notre-Dame », la rue des Ursulines est ouverte depuis 1650. Elle demeure la plus ancienne voie routière de Trois-Rivières. Vous y ferez instantanément un voyage dans l’histoire du Québec la plus authentique qui soit! 

Et à quelques pas de là, alliant passé et modernité, se trouve le nouvel amphithéâtre de Trois-Rivières. Il nous faudra revenir dans la cité trifluvienne pour en découvrir encore plus …

Pour finir, on partage avec vous un secret : nos deux endroits « chouchou » !

Le Baluchon – Éco-villégiature : le temps d’une randonnée à cheval et d’un lunch succulent, nous avons eu la chance de découvrir ce petit bijou niché dans la plus belle des campagnes québécoises. Nous nous sommes promis de venir séjourner dans cette auberge magnifique située à Saint-Paulin afin de profiter de tout ce qu’elle offre comme services de détente et de plein air. Un souci particulier d’harmonie avec la nature et les animaux, et le respect de l’environnement, de la terre et du patrimoine sont les priorités de cette institution hôtelière. Chaque saison semble offrir le meilleur dans ce cadre enchanteur. C’est avec un petit pincement au cœur que nous en sommes repartis avec cette impression de « oh non, pas déjà ! »… Alors, on se dit plutôt à bientôt !

Situé à Saint Alexis des Monts, en plein cœur de la forêt boréale, l’hôtel Sacacomie est une institution dont la réputation n’est plus à faire. Ce monument de bois rond, niché sur les montagnes, surplombant le lac Sacacomie, jouit d’une situation franchement exceptionnelle. Tout y est prévu pour profiter des beautés de la nature, en été, comme hiver. Les canots, kayaks, planches à pagaie sont à disposition sur la plage ! Pour la farniente, les chaises longues vous permettront d’admirer le paysage grandiose et les eaux limpides du lac Sacacomie. Après une belle journée d’activités, le Géos Spa vous accueillera dans ses nombreux bassins intérieurs et extérieurs offrant une vue imprenable sur le lac (dans le contexte de la COVID, à noter que tous les saunas sont fermés). Un cadre idéal pour faire un avec la nature !

Allez, un petit boni pour les instagrammeurs et pour ceux qui cherchent à offrir de jolis cadeaux : Passion Lavande, une boutique de produits artisanaux à base de lavande et de tournesol entourée de champs de fleurs magnifiques et située à Saint-Sévère. La propriétaire, la pétillante Catherine, a pris le temps de nous parler de l’histoire de cette entreprise familiale. C’est lors d’un voyage en Argentine où elle a visité des vignobles que Catherine découvre le lien significatif entre la lavande et le raisin. Fille de vigneron (Domaine Gélinas), elle y voit un projet de vie, celui de revenir dans son patelin avec sa famille et de démarrer son entreprise de culture et de produits de lavande. De là est né Passion Lavande !

Nous vous recommandons de consulter leur site pour bien connaître les dates de floraison de la lavande et du tournesol et pour découvrir leurs produits de beauté et de cuisine, consultez Passion Lavande

Belle voisine, ravie d’avoir pu faire connaissance et c’est assurément que nous viendrons te refaire un coucou prochainement pour parcourir à nouveau quelques routes afin d’admirer les couleurs d’automne dans ces paysages si beaux… 

Pour plus de détails et de trouvailles à dénicher en Mauricie, n’hésitez surtout pas à contacter Tourisme Mauricie !

Kwe Wendake

Voyager, ce n’est pas forcément aller au bout du monde, aller loin. Voyager, c’est simplement aller à la découverte. Découverte de nouveaux paysages, de nouveaux horizons, de nouvelles cultures. C’est aller vers l’inconnu, vers l’autre et en revenir enrichi. Nous avons dernièrement voyagé à Wendake, beaucoup appris et sommes revenus enchantés. On vous partage l’expérience de cette belle escapade.

Situé à 20 minutes de la Ville de Québec, Wendake, signifie « chez les Wendats », anciennement appelé Village-Huron à cause du surnom que les Français de l’époque, donnaient aux Wendats ; en référence à la hure du sanglier, animal sauvage rappelant les coiffures des hommes hurons, jadis. Wendake occupe une superficie de 1,6 km2 et est traversé par la rivière Saint-Charles dont le nom autochtone est  Akiawenrahk, « rivière à la truite ».  De nos jours, c’est une communauté́ alliant modernité et histoire qui continue à enseigner son savoir-faire et s’applique à perpétuer les traditions ancestrales.  Cette fière nation a toujours veillé à transmettre de génération en génération, sa culture, sa spiritualité et son hospitalité avec un grand respect de la nature.

C’est à l’Hôtel-Musée Premières Nations que nous avons déposé nos pénates. L’architecture et le design du bâtiment reflètent exactement l’esprit de la communauté : tradition et modernité. L’hôtel a la forme elliptique d’une maison longue et le musée adjacent évoque la structure d’un tipi. En entrant dans les lieux, les troncs d’arbre du lobby, nous transportent en forêt et soulignent l’importance de la Terre Mère chez les Hurons-Wendats. Le feu de foyer qui trône dans le hall dégage une flamme réconfortante et apaisante, rappelant leur rôle de Gardiens du feu sacré de la nation. Lieu idéal pour une petite pause en fin de journée. On s’y sent bien dès les premières minutes et jusqu’à notre départ. En fait, tout est en place pour vivre un agréable séjour au sein de l’hôtel-musée, un site enchanteur, des chambres confortables, un spa pour se détendre, une terrasse pour admirer le cadre, une table délicieuse pour faire frissonner nos papilles, un cadre idyllique et un personnel souriant et chaleureux à l’image de la légendaire hospitalité des Hurons-Wendats.

Au sein même, de l’hôtel se trouve le  MUSÉE HURON-WENDAT. Ce dernier, riche d’artefacts et d’objets témoins du passé, est une belle vitrine permettant d’explorer le patrimoine et l’histoire de la nation huronne-wendat à travers les expositions permanente et temporaire. 

Rien de mieux que de mettre la main à la pâte pour mieux comprendre… avec nos cœurs d’enfant, et notre désir d’apprendre, nous avons participé à deux ateliers proposés par l’hôtel : 

  • Création d’un collier traditionnel : Guidés par l’envoutante Andicha, nous avons confectionné notre collier traditionnel sur lacet de cuir.  On apprend également que le choix des perles et des ornements en dit beaucoup sur notre personnalité. Andicha nous dévoile tout cela et la signification des matériaux pour le peuple huron-wendat ! Êtes-vous prêts à vous dévoiler ?
  • Création d’un bâton de la parole : quel beau symbole ! Celui du respect. Il est inspiré des  rituels ancestraux des Hurons-Wendats et est utilisé durant les cérémonies sacrées, lors des regroupements entre diverses nations pour communiquer et échanger en harmonie ou lors de tout autre rassemblement où la parole prend toute sa place. En effet, le bâton de la Parole permet à chacun de s’exprimer au « je », librement et en toute amitié. Lorsque que le bâton est dans la main d’un orateur, celui-ci exprime sa pensée. C’est avec respect que chacun l’écoute attentivement sans jamais l’interrompre. Une fois la pensée exprimée, le bâton est cédé au voisin de gauche, du côté du cœur et ainsi se poursuit la communication. Le bâton de la parole se compose de divers éléments sacrés de la Création : animal, végétal, minéral et autres symboles ; branche d’arbre, cuir, plumes, os, perles de verre et bois etc. Les 4 couleurs représentent beaucoup de choses : les 4 points cardinaux, les 4 saisons, les 4 grandes étapes de la vie (la naissance, l’enfance, la vie adulte et la mort), les 4 dimensions de l’être humain (le cœur, le corps, l’âme et l’esprit), etc.

Des activités enrichissantes pour petits et grands !

Sur le site de l’Hôtel-Musée Premières Nations, se trouve une réplique d’une maison longue, habitation traditionnelle des peuples iroquoiens, construite, à l’époque, entièrement de bois, d’écorce et chauffée au feu de bois. Cette maison longue, enserrée à l’intérieur d’une haute palissade, porte bien son nom. Elle mesure 64 pieds de longueur, 20 pieds de largeur et 20 pieds de hauteur. Authentique, il n’y a ni vis-clous, ni  clous apparents. Des techniques modernes de construction ont été utilisées pour la structure des murs et de la toiture, faite d’un «treillis de perches» recouvert de morceaux d’écorce synthétique afin d’éviter, de nos jours,  de couper des milliers d’arbres… 

On a eu le bonheur d’y passer la nuit après une soirée magique remplie de contes et légendes, bercée au son des chants et des rythmes du tambour. Enivrant ! Une expérience unique, authentique et mémorable. Si vous ne deviez choisir qu’une activité, ce serait celle-là ! Inoubliable.

En se promenant dans la ville, on découvre plusieurs bâtiments historiques importants, dont LA MAISON TSAWENHOHI’.

En 1820, le Grand Chef Nicolas Vincent Tsawenhohi emménagea dans la maison Tsawenhohi’. Personnage qui marqua l’histoire de la communauté. Ce Grand Chef fut, en effet, en 1819, le premier chef huron-wendat à s’adresser à̀ la Chambre d’Assemblée du Bas-Canada. Au cours des siècles, cette maison ancestrale fut le lieu de rencontres entre les Hurons-Wendat, plusieurs dignitaires et personnalités importantes.  Aujourd’hui, elle constitue un espace de mise en valeur des savoir-faire traditionnels, un lieu d’importance pour la nation huronne-wendat qui présente des expositions pour découvrir le patrimoine de Wendake. Vraiment très intéressant !

CHUTE KABIR KOUBA ET RIVIÈRE AKIAWENRAHK’ 

D’une hauteur de 28 mètres, la CHUTE KABIR KOUBA est surplombée d’un canyon de 42 mètres de profondeur. Époustouflant ! Un sentier bien aménagé, avec des belvédères, permet d’admirer la puissance des eaux de la chute et de se balader le long de la rivière Akiawenrahk. Il est même possible de se rendre jusqu’au Vieux-Québec par ce circuit de randonnées… avis aux intéressés pour une belle journée d’excursion.

Un autre site patrimonial à ne surtout pas manquer, tout près de là, est L’ÉGLISE NOTRE-DAME-DE-LORETTE.

Construite en 1730, cette église historique, sise au cœur de la plus ancienne partie de Wendake, fut sauvée des flammes par la communauté en 1862, grâce à la proximité de la rivière. Elle fut partiellement détruite et reconstruite à l’identique. On peut y voir plusieurs objets liturgiques précieusement conservés. Au sein de l’église, se trouve un petit sanctuaire dédié́ à Sainte Kateri Tekakwitha, première sainte autochtone en Amérique du Nord. Des visites guidées de l’église Notre-Dame-de-Lorette sont possibles avec le  forfait « Découverte » du musée huron-wendat. 

Ce séjour à Wendake, nous a donné le gout d’en apprendre encore plus et de partir à la découverte du tourisme autochtone, car le Québec, ce n’est pas que des paysages à couper le souffle, mais c’est aussi l’héritage de cultures autochtones millénaires. Saviez-vous qu’au Québec, il est possible d’aller à la rencontre de onze nations différentes et de s’imprégner d’expériences multiples, ancestrales et authentiques. Et Wendake… on reviendra car nous n’avons pas encore tout vu…Vivre l’expérience d’un Pow Wow est assurément magique!

Vous voulez en savoir plus, n’hésitez pas à visiter les sites suivants :

Tourisme Autochtone

Tourisme Wendake

Road trip sur la 138

À la découverte de la Basse et la Moyenne Côte-Nord!

C’est de Godbout que nous avons entrepris notre road trip sur la Côte-Nord. Venant de finir le tour de la Gaspésie, nous avons pris le traversier de Matane pour rejoindre, l’autre rive, celle de l’autre côté du Golfe du Saint-Laurent, pour avaler le bitume de la 138, après celui de la 132. La 138, surnommée la route des Baleines, est une des plus anciennes routes du Québec et la seconde en longueur avec ses 1420 kilomètres. Elle mène au bout du boutte de la Côte-Nord, là où la route se finit : à Kégaska. Cette route promet une rencontre avec un Québec peu connu, et encore peu visité : celui des grands espaces, de la mer, de l’air pur, des forêts de conifères, de la taïga et des gens du pays.

La Côte-Nord assure ce sentiment de liberté aux amateurs de road trip. La route s’étire des kilomètres durant, des jours durant … Les paysages variés et les rivières à saumon agrémentent le décor et nous emportent sur un autre tempo, celui du temps qui s’écoule lentement, celui où il fait bon de perdre la notion du temps. Mais on ne se le cachera pas, la Côte-Nord, c’est magnifique mais c’est loin ! Avec une superficie de 236 699 km2, la Côte-Nord est la deuxième plus grande région du Québec, raison pour laquelle nous recommandons idéalement un minimum de dix jours pour en profiter… un peu. 

En route pour un road trip pas comme les autres au parfum d’embruns et d’épinettes, à la découverte de la célèbre route des Baleines, longeant les berges du fleuve Saint-Laurent, entre Tadoussac et Kégaska.  

Voici nos recommandations et nos petits coins secrets.

Rivière-au-Tonnerre

C’est tout petit, mais c’est si beau. En son centre, trône l’église du village bâtie par 300 bénévoles. Son intérieur blanc et bleu poudre étonne et épate par sa beauté.

La Maison de la Chicoutai permet de découvrir ce petit fruit orange méconnu, ressemblant à une mûre, qui pousse à une latitude bien précise au Québec, dans la région de la Côte-Nord. On la récolte à la main, avant d’en faire du coulis, de la confiture, du beurre, de la tisane et bien d’autres choses.

source : Tourisme Côte-Nord

Les plages de Rivière-au-Tonnerre sont sublimes.

Magpie

Un trésor bien caché à l’abri de la 138… car c’est le secret pour savourer la Côte-Nord, il faut oser quitter la route pour découvrir ses petits villages. Nous sommes tombés en amour avec Magpie. Une carte postale, un joli village niché au creux d’une baie, bercé au son des vagues et vivant au gré des marées. Magpie fut le plus important port de pêche à la morue au début du 20e siècle dans le secteur. Au creux du havre, qui abritait autrefois de nombreux bateaux se trouve maintenant un belvédère sur le flanc rocheux, un endroit idéal pour observer les baleines.

Longue-Pointe-de-Mingan

On ne peut parler de la Côte-Nord sans noter que la région se classe parmi les meilleurs endroits sur la planète pour observer les baleines. Sur mer, à bord d’un bateau de croisière, d’un zodiac ou d’un kayak. Nous avons opté pour la proximité en sécurité et avons fait une croisière à bord d’un des bateaux de la Famille Loiselle, le Macareux pour aller visiter l’Archipel de Mingan. Située à Longue-Pointe-de-Mingan, cette entreprise familiale offre un accueil chaleureux et professionnel. L’excursion dure environ trois heures trente et fait un arrêt sur l’Île Nue, et sur l’Île aux Perroquets. En saison, il est même possible de déguster de l’oursin. Nous n’étions pas en saison …

L’Archipel de Mingan est composé d’une trentaine d’îles calcaires et d’un millier d’îlots granitiques disposés en chapelet, le territoire est aussi témoin d’une flore étonnante, avec d’innombrables oiseaux marins.

Havre Saint-Pierre

Fut notre pause gourmande préférée du circuit… 

En arrivant ici, si vous posez la question : « où bien manger ? »  Tout le monde vous répondra presque en chœur « Chez Julie ». Après s’être fait vibrer les papilles gustatives avec un royal plateau de fruits de mer, on comprend bien et on seconde le choix de cette recommandation. Le lieu serait aussi réputé pour sa pizza aux fruits de mer mais celle que nous avons dégustée cuite sur place et fraichement sortie du four de la poissonnerie du port était un délice. Vous ne pouvez pas manquer cela.

Les amateurs de gin comme moi, seront ravis de découvrir et de visiter la distillerie Puyjalon. Mario Noël, le propriétaire sait transmettre sa passion. Il produit Betchwan, un gin élaboré à partir d’aromates de la Côte-Nord et de la Minganie ainsi qu’une vodka, Eskimo. Il nous a laissé entendre qu’un autre alcool arriverait sous peu … à surveiller.

La petite ville portuaire, en elle-même, n’offre rien d’exceptionnel. Il faut parler aux gens du coin pour découvrir les trésors non indiqués, ou si peu, qui sauront vous émerveiller, tel le ruisseau rouge du Cap Ferré.

D’Havre Saint-Pierre, il est également possible d’aller découvrir l’archipel de Mingan. Il suffit de se renseigner au centre d’informations touristiques sur le port.

Baie-Johann-Beetz

En route vers Natashquan, prenez le temps de faire une pause dans ce mignon petit village de pêcheurs.

Natashquan

Ce nom en lui-même fait rêver…

Village légendaire qui donna naissance à un des plus grands chanteurs du Québec fut pour nous une réelle surprise. Nous ne nous attendions pas du tout à ces sublimes et immenses plages de sable blanc, à la chaleur des eaux, au décor de carte postale de celle région. Les Galets de Natashquan rassemblent de nos jours une dizaine de bâtiments, anciens magasins, qui servaient à entreposer les agrès de pêche, l’huile de loup-marin et différents articles liés à cette industrie d’antan. Les Galets de Natashquan sont, aujourd’hui, les témoins immobiles d’une époque où le village était une «maîtresse-place de pêche.»

Pour les becs sucrés, nous vous recommandons, un arrêt à la chocolaterie La Coqueline. Fait maison, le maitre chocolatier sait mettre en valeur les saveurs du terroir, le tout enrobé de chocolat fin noir ou au lait.

Et pour des petits cadeaux, juste en face se trouve une mignonnette boutique-galerie «  un air de par ici » offrant une belle vitrine aux artistes et artisans de la région. 

Kégaska

Le bout du boutte ! Tel était l’objectif de notre road trip : se rendre au bout de la 138, voir le panneau FIN. C’est fait !

C’est un étrange sentiment mais les 40 kilomètres de gravelle, très carrossable et qui en effraient plus d’un sans raison, valent la peine d’être parcourus. 

Le parc du Brion est encore un trésor méconnu de la Côte-Nord. Vous pourrez y découvrir l’épave du Brion, ce grand cargo en provenance des Îles de la Madeleine. Il frappa un écueil et coula près du village en 1976. Par chance, on ne dénombra aucun disparu. L’épave témoigne encore de l’incident.

Sept-Îles

Sur la route du retour, en remontant vers Québec, nous ne pensions faire qu’un arrêt vidange de notre Licorne noire et remplissage du frigo à Sept-Îles, quand on nous parlé du parc aux étranges sculptures…

Excentré, sans nom attitré et situé dans un quartier de maisons mobiles, un des plus grands du Québec dans le secteur Ferland, au bout de la rue des Grands-Ducs, on trouve un parc, où Jean-Pier Synnott a laissé libre court à son imagination, où l’art s’unit avec la forêt. Il faut emprunter un chemin dans le sentier de la Nature et quelques dizaines de mettre plus loin, on tombe sur d’étranges sculptures de métal. Jean-Pier Synnott, artiste soudeur à ces heures nous invite, gratuitement, dans un univers d’œuvres artistiques très originales. On entre dans un monde féerique et métallique, presque épeurant, dans un autre monde, celui de l’imaginaire de l’artiste, assurément unique !

Port-Cartier

La mer à la ville. Voilà ce que pourrait être le slogan de Port-Cartier.

De belles plages, un beau pont abandonné, des parcs à découvrir. Nous n’y avons passé qu’un après-midi mais certain qu’il y a plus à voir… nous reviendrons.

La Côte-Nord, c’est la pêche !

Nous ne pouvions pas venir sur la Côte-Nord sans profiter de ce qu’elle a aussi de plus beau à offrir sa nature, sa faune, sa pêche et la chasse.

Nous avons donc fait un petit saut dans une pourvoirie, le Lac des Cyprès, à une heure de Baie-Comeau. 

Charles, son propriétaire nous a gentiment accueilli et offert un lac à nous tout seul où les truites mouchetées étaient bien présentes et où les couchers de soleils époustouflants.

La Côte-Nord est réputée auprès des amateurs de pêche et de chasse, pour trouver son bonheur, consultez le site des Pourvoiries de la Côte-Nord.

Manic-5

On a quitté la 138 pour emprunter la 389 en direction de Manic-5. Quelques 200 kilomètres de plus ou de moins quand on fait Québec-Kégaska, ça ne dérange pas trop… surtout quand on a le temps.

LE SAVIEZ- VOUS ?

  1. Le Barrage Daniel-Johnson est le plus grand barrage à voûtes multiples et à contreforts au monde.
  2. Sa longue promenade en crête est de 1 314 m et sa hauteur totale est de 214 m.
  3. Le complexe hydroélectrique de Manic-5 produit une puissance installée de 2 660 MW, ce qui place le complexe en 3e position dans le parc de production chez Hydro-Québec.
  4. L’hydroélectricité qui est produite ici se rend dans les grands centres par 4 lignes de transport.
  5. Pour construire le barrage, 12 900 travailleurs ont été présents de 1959 à 1971.

Baie-Comeau

Seconde ville la plus peuplée de la Côte-Nord, Baie-Comeau nous a agréablement surpris. Une fois passée, l’artère commerciale sur la 138 et qu’on entre dans le « vieux » Baie-Comeau, on apprécie l’ambiance de villégiature qui y règne. La Promenade des Pionniers qui longe le fleuve, présente des œuvres d’art originales à partir de popsicles géants.

Il fait bon flâner sur la place de la Salle, sur le boulevard du même nom et s’arrêter siroter une bière de la microbrasserie locale, la St-Pancrace.

Un lieu, parait-il aussi à visiter, est le Jardin des Glaciers dont nous n’avons pu malheureusement qu’admirer la façade, COVID 19 oblige !

Et pour finir, nous vous dévoilons un dernier petit coin pour en prendre plein la vue : Le Fjard (et il n’y a ici aucune coquille) de la Baie St-Pancrace. Un fjard est un grand espace d’eau ouvert entre des groupes d’îles. 

Un belvédère, à quelques kilomètres de Baie-Comeau en direction de Sept-Îles, donne une vue spectaculaire sur le fleuve Saint-Laurent et sur le fjard. On raconte que cette baie était prisée par les contrebandiers à l’époque de la prohibition de l’alcool dans les années 30. D’ailleurs, pour la petite histoire, outre pour la beauté du lieu, la Microbrasserie St-Pancrace aurait tiré son nom de la légende.

Venir sur la Côte-Nord, c’est prendre la route de la démesure, c’est immense, sauvage et fascinant. C’est la nature, le fleuve tout au long de votre voyage et des rencontres chaleureuses.  Nous sommes tombés en amour avec la région et nous nous réjouissons déjà de la retrouver lorsque nous prendrons la route de Fermont, pour faire l’expédition 51 et découvrir le Labrador ensuite. 

Ce n’est donc pas un « au revoir » juste « à la prochaine ».

Infos pratiques : 

Tourisme Côte-Nord / Tel. : 418 294-2876 / Site web : https://tourismecote-nord.com

Société des traversiers du Québec / Matane – Godbout – Baie-Comeau / Tel. : 1 877 787-7483 / Courriel : stq@traversiers.gouv.qc.ca / Site web : https://www.traversiers.com/fr/nos-traverses/traverse-matane-baie-comeau-godbout/accueil/

Famille Loiselle / Départs : du 207, rue de la Mer à 8h, 11h45 et 15h45 / Longue-Pointe-de-Mingan / Tel. : 418 949-2307 / Courriel : information@tourisme-loiselle.com / Site web : http://www.tourisme-loiselle.com

Pourvoirie Lac des Cyprès / Charles Pinard / Tel. : 1 581 805-9055 / Site web : https://www.laccypres.ca

L’Arménie, bijou du Caucase !

Dans un écrin tel un précieux bijou, l’Arménie brille de tant de beautés à découvrir. Ce si petit pays a tant à offrir pour vous éblouir tel un joyau encore brut. Il n’est pas encore si facile de s’y rendre. En effet, l’Arménie se laisse désirer mais si vous faites un petit effort pour y aller alors, indiscutablement, vous serez simplement séduit. Enclavée entre la Turquie, la Géorgie, l’Azerbaïdjan et l’Iran, la porte d’entrée la plus facile est la Géorgie puisque la situation politique avec ses autres voisins est tendue et certaines frontières fermées. Le pays, considéré comme un berceau du christianisme est la première nation à adopter le christianisme comme religion en 301.

Nous sommes arrivés, par Tbilissi, capitale géorgienne, comme la majorité des touristes par le train de nuit. Le trajet de nuit est interrompu par le passage des frontières qui se déroule très bien. L’au revoir des Géorgiens et l’accueil des Arméniens seraient un bel exemple pour certains douaniers de ce monde.  

Il y est possible également d’arriver par l’unique aéroport international du pays, celui de Erevan. Lui seul, permet de relier le pays au reste du monde. Ce trésor caché derrière le mont Ararat est un pays unique avec une langue parlée nulle part ailleurs et une histoire particulière, à la fois tragique et extraordinaire. L’Arménie se remet tranquillement mais fièrement des blessures du passé, après les guerres et les tremblements de terre.

Tout cela ne doit en aucun cas vous décourager d’y aller car vous perdriez une occasion magnifique de rencontrer un peuple fier et hospitalier et de voir des lieux splendides chargés d’histoire. Un berceau de la civilisation.

Monastères anciens, églises intimistes, temple païen : son patrimoine riche et encore peu exploré vous surprendra assurément. Les amoureux des grands espaces, de plein-air et de randonnées, seront aussi comblés par la nature sauvage dominée par les majestueuses montagnes du Caucase.

Voici nos recommandations pour ne rien manquer des beautés de l’Arménie.

Erevan

La capitale de l’Arménie, n’est pas forcément une « belle ville » mais on tombe sous le charme grâce à la chaleur et l’hospitalité de ces habitant. Marquée par son imposante architecture de l’époque soviétique. La place de la République constitue le cœur de la ville, avec ses fontaines musicales et ses édifices gouvernementaux à colonnes. 

  • Place de la République
  • La mère de l’Arménie
  • Le Vernissage

Un peu plus loin…

Église rupestre de Geghard : Le Monastère de Geghard mérite pleinement d’être classé au Patrimoine mondial de l’Unesco depuis l’an 2000. Encore habités par des moines, ce site est un vrai lieu de pèlerinage. À moitié troglodyte, les premières fondations du monastère dateraient du VIIième ou VIIIième siècle, d’aucuns disent même du VIième siècle. Impressionnant d’admirer le travail de sculptures directement dans la pierre.  Au sortir du monastère surtout ne manquez pas d’acheter un Gata, cette délicieuse galette à base noix, fruits de la région. 

Monastère Khor Virap : Ce complexe monastique est perché sur les collines du majestueux mont Ararat. Orné de nombreux kachtkars (pierres tombales arméniennes), le monastère de Khor Virap se compose d’une église principale, Sourp Atvatsatsin (Sainte-Mère-de-Dieu) et d’une autre plus petite, la chapelle Saint Guévorg (Saint-Georges). 

Les vignobles et le monastère Noravank : Parmi les vignobles et les vergers fertilisés, véritable chef-d’œuvre, le monastère de Novarank trône. Il héberge un mausolée, plusieurs églises et de nombreuses chapelles. Représentatif de l’architecture arménienne du Moyen-Âge, le monastère de Noravank est classé au Patrimoine mondial de l’UNESCO. Rien d’étonnant ! 

Le Temple de Garni : Que fait donc un temple grec à cet endroit ? Et bien quand on apprend que la fondation de l’Arménie remonte à l’an 77, à l’Antiquité, comme le prouve une inscription en grec sur la pierre de fondation, le tout s’explique. On vous l’a dit l’Arménie est remplie de trésors uniques.

Lac Sevan et le monastère Sevanavank : Cette immense mer intérieure de 1 400 km2, située à plus 1900 mètres d’altitude, ravira les amateurs de photos. La particularité de ce lieu sublime, hormis cette superbe étendue bleue, est qu’il est dominé par de petits monastères construits entre le IXième et le Xième siècle : Sevanavank et Hayravank.  Ces derniers jouissent de l’une des plus belles vues du pays.

Les Arméniens ont un proverbe célèbre qui dit « Un invité est un don de Dieu ». Cela dit tout alors n’hésitez plus, faîtes vos valises et allez découvrir l’Arménie !

Pour info :  Si vous voulez du dépaysement, des découvertes, de la gastronomie, du bon vin, des paysages grandioses, de l’histoire et de la culture, Voyages CAA-Québec offre un circuit fascinant sur les trois derniers pays que nous venons de visiter : l’Azerbaïdjan, la Géorgie et l’Arménie. Nous vous invitons à consulter leur site pour tous les détails. On a testé quelques activités et notre seul mot est WOW !