Mauricie, la belle d’à côté !

Incontestablement, ce surnom de la Mauricie lui va comme un gant ! À cause de sa proximité des grandes villes du Québec, cette région reste trop souvent inaperçue, alors qu’il s’agit d’un vrai bijou à découvrir. Nous avons été charmés par cette belle si proche, sauvage, bucolique et urbaine, cette voisine que nous n’avions pas encore visitée.

Pour se repérer, la Mauricie est géographiquement située à proximité de plusieurs régions dont l’Abitibi-Témiscamingue, le Saguenay-Lac-Saint-Jean, Lanaudière et Portneuf. Cela en fait une destination à privilégier autant pour une escapade de fin de semaine que pour de vraies vacances. Nous avons eu la chance de la parcourir du nord au sud et de profiter pleinement de ces attraits, de sa nature et de ses activités. Il y a beaucoup à voir, à faire, à explorer et à découvrir que ce soit en solo, en duo, en famille, en van comme nous, en voiture ou à moto, chacun y trouvera son bonheur !

Nous vous présentons ici les coups de cœur que nous avons eus durant ce road trip de 10 jours en Mauricie.

En partant de Québec, nous nous sommes rendus directement, via la superbe route panoramique 155 longeant le Saint-Maurice, vers le Nord, en haut de La Tuque, à La Bostonnais exactement. Allant à la rencontre de la communauté Atikamekw, nous avons séjourné au Domaine Notcimik. Autrefois territoire de chasse à l’orignal pour les Atikamekw de la Haute-Mauricie, le Domaine Notcimik se situe le long de la rivière Mos Ototonew-Sipi, où jadis étaient installés les campements. Ce Domaine offre aujourd’hui plusieurs types d’hébergements. Qui ne rêve pas de dormir sous un tipi ou dans une tente de prospecteurs comme autrefois … typique et authentique !

Alain et Madeleine, les propriétaires du domaine, nous ont accueillis chaleureusement et ont généreusement partagé avec nous leur savoir, leur culture et l’histoire de la nation Atikamekw. Véritable havre de paix niché au cœur d’une nature luxuriante, le domaine permet la pratique de nombreuses activités de plein air. Nous avons même eu le bonheur de faire la cuisine avec Alain et d’apprendre à pétrir et à cuire la banique, le pain traditionnel autochtone. D’ailleurs, « pakwecikan » (banique), en atikamekw, signifie « prendre ses mains » (pour attraper un morceau de ce délicieux pain). Nous avons passé une soirée inoubliable autour du feu avec Madeleine et Alain, au son des chants atikamekw et du tambour, initiés du même coup au rituel de purification traditionnel. Inoubliable !

La Mauricie, c’est le pays des lacs, des rivières, de la forêt boréale, le royaume de la Nature. Rien de tel qu’un survol en hydravion pour découvrir l’immensité et la beauté de la Haute-Mauricie. Grâce à Aviation La Tuque, nous avons eu le privilège d’admirer du haut du ciel les paysages sauvages et majestueux de cette région. L’hydrobase du Lac-à-Beauce, inaugurée officiellement le 12 décembre 1947, est l’une des plus anciennes de l’Est du Canada. Aujourd’hui, Rémi, le sympathique propriétaire, pilote de brousse expérimenté et entrepreneur dans l’âme, propose divers forfaits pour répondre au besoin de chacun. Il offre même un service de taxi aérien. Il s’agissait de notre première envolée et nous avons adoré survoler le Saint-Maurice, les lacs innombrables et pouvoir admirer la forêt à perte de vue. Merci encore Rémi ! On rêve maintenant de survoler à nouveau la Mauricie, mais pour admirer les couleurs de l’automne, certainement MAGNIGIQUES !

Amateurs de plein-air, le Parc national de la Mauricie était une destination incontournable pour nous. Et quel bonheur pour les amateurs de randonnée, de kayak, de canot camping et de vélo. Le site offre des paysages époustouflants. Un aspect du parc que nous avons particulièrement apprécié est qu’il est accessible pour tous. Une route panoramique de 63 kilomètres, traverse le parc et conduit facilement vers plusieurs magnifiques points de vue.

Immense terrain de jeux pour petits et grands, le parc compte plus de 150 lacs aux dimensions variées, dont le fameux lac Wapizagonke. On peut y observer une riche faune et flore. Les chutes Waber, accessibles seulement en canot/kayak, sont superbes.  Se rendre aux chutes constitue une activité phare du parc (prévoyez une excursion de 4 ou 5 heures pour vous y rendre, faire la randonnée et revenir). L’effort en vaut la peine !

Pour la location de canot ou kayak, il faut réserver directement ici sur le site de locationcanot.com ! Aucune location ne se fait sur le site. C’est bon de le savoir.

La Mauricie compte trois principales villes : La Tuque, Shawinigan et Trois-Rivières.

À La Tuque, nous avons d’abord appris que Félix Leclerc était né dans la ville. Sa maison natale n’existe plus, mais il est possible de visiter au Parc des chutes de la Petite-Rivière-Bostonnais, le Centre d’interprétation Félix-Leclerc, adjacent au Centre d’interprétation de la traite des fourrures. Une immense tour d’observation de 20 mètres de hauteur permet d’apercevoir la majestueuse rivière Saint-Maurice et la Petite-Rivière-Bostonnais ainsi que les chutes,  parmi les plus hautes du Québec, qui culminent à 35 mètres.

Shawinigan fut une très belle surprise. Revampée et attrayante, « Shawi » jouit d’une situation exceptionnelle sur le Saint-Maurice et mérite le détour ! Très intéressante pour les adultes et les enfants, autant sur le plan scientifique qu’historique, la Cité de l’énergie n’est cependant pas le seul attrait de l’endroit. La beauté du Saint-Maurice, la proximité de la nature et les petites ruelles vous charmeront également, sans oublier les clins d’œil urbanistiques que cette petite ville québécoise, qui fut à une époque l’un des plus grands centres industriels du Canada, fait encore à la ville de New York. Étonnant et à voir !

La Cité de l’énergie propose plusieurs activités et forfaits permettant d’en apprendre beaucoup et de manière ludique sur l’histoire, le patrimoine, le développement industriel, sur l’industrie hydroélectrique de Shawinigan et de sa région. Un complexe muséal qui plaira à tous. 

Ne manquez pas d’admirer la région du haut des 115 mètres de la tour de la Cité, deuxième plus haute tour d’observation au Québec. Vous serez à même de constater la beauté des paysages de la Mauricie et la qualité du milieu urbain de Shawinigan.

NOTE : Crédit photo pour la seconde image à Clément Villemont – utilisée pour montrer la comparaison quand le barrage est ouvert ou fermé.

L’heure de l’apéro venue, pour vous désaltérer ou vous sustenter, rien de mieux qu’une pause à la Microbrasserie le Trou du Diable, nommée en référence à un lieu important que vous aurez découvert pendant la visite guidée effectuée auparavant !

Trois-Rivières fut également une très belle découverte! Comme beaucoup, nous traversons généralement la ville sans nous y arrêter. Pourtant, on vous assure qu’elle vaut qu’on s’y arrête au moins quelques heures.  Nous y avons passé une journée pour la découvrir un peu plus.

Le Musée POP propose des expositions qui mettent en lumière les façons d’être et les savoir-faire des Québécois ainsi que les éléments phares de leur vie quotidienne. 

La visite de la Vieille Prison est l’attraction majeure du complexe du Musée POP. Véritable trésor patrimonial, la vieille prison, classée monument historique, présente l’histoire du lieu, mais aussi les conditions pitoyables dans lesquels des centaines de détenus, hommes et femmes, y furent incarcérés pendant plus d’un siècle et demi. L’insalubrité des lieux exigea de nombreux travaux de rénovation au cours des ans.  Avant sa fermeture en 1986, la vieille prison était le plus ancien établissement carcéral en fonction au Canada. Fort intéressant, mais fort poignant ! Les guides connaissent à fond leur sujet et vous révéleront tous les détails qui vous ôteront le goût de séjourner sur place !

Le vieux Trois-Rivières est tout simplement magnifique. En plein cœur du quartier historique de la ville, anciennement appelée « rue Notre-Dame », la rue des Ursulines est ouverte depuis 1650. Elle demeure la plus ancienne voie routière de Trois-Rivières. Vous y ferez instantanément un voyage dans l’histoire du Québec la plus authentique qui soit! 

Et à quelques pas de là, alliant passé et modernité, se trouve le nouvel amphithéâtre de Trois-Rivières. Il nous faudra revenir dans la cité trifluvienne pour en découvrir encore plus …

Pour finir, on partage avec vous un secret : nos deux endroits « chouchou » !

Le Baluchon – Éco-villégiature : le temps d’une randonnée à cheval et d’un lunch succulent, nous avons eu la chance de découvrir ce petit bijou niché dans la plus belle des campagnes québécoises. Nous nous sommes promis de venir séjourner dans cette auberge magnifique située à Saint-Paulin afin de profiter de tout ce qu’elle offre comme services de détente et de plein air. Un souci particulier d’harmonie avec la nature et les animaux, et le respect de l’environnement, de la terre et du patrimoine sont les priorités de cette institution hôtelière. Chaque saison semble offrir le meilleur dans ce cadre enchanteur. C’est avec un petit pincement au cœur que nous en sommes repartis avec cette impression de « oh non, pas déjà ! »… Alors, on se dit plutôt à bientôt !

Situé à Saint Alexis des Monts, en plein cœur de la forêt boréale, l’hôtel Sacacomie est une institution dont la réputation n’est plus à faire. Ce monument de bois rond, niché sur les montagnes, surplombant le lac Sacacomie, jouit d’une situation franchement exceptionnelle. Tout y est prévu pour profiter des beautés de la nature, en été, comme hiver. Les canots, kayaks, planches à pagaie sont à disposition sur la plage ! Pour la farniente, les chaises longues vous permettront d’admirer le paysage grandiose et les eaux limpides du lac Sacacomie. Après une belle journée d’activités, le Géos Spa vous accueillera dans ses nombreux bassins intérieurs et extérieurs offrant une vue imprenable sur le lac (dans le contexte de la COVID, à noter que tous les saunas sont fermés). Un cadre idéal pour faire un avec la nature !

Allez, un petit boni pour les instagrammeurs et pour ceux qui cherchent à offrir de jolis cadeaux : Passion Lavande, une boutique de produits artisanaux à base de lavande et de tournesol entourée de champs de fleurs magnifiques et située à Saint-Sévère. La propriétaire, la pétillante Catherine, a pris le temps de nous parler de l’histoire de cette entreprise familiale. C’est lors d’un voyage en Argentine où elle a visité des vignobles que Catherine découvre le lien significatif entre la lavande et le raisin. Fille de vigneron (Domaine Gélinas), elle y voit un projet de vie, celui de revenir dans son patelin avec sa famille et de démarrer son entreprise de culture et de produits de lavande. De là est né Passion Lavande !

Nous vous recommandons de consulter leur site pour bien connaître les dates de floraison de la lavande et du tournesol et pour découvrir leurs produits de beauté et de cuisine, consultez Passion Lavande

Belle voisine, ravie d’avoir pu faire connaissance et c’est assurément que nous viendrons te refaire un coucou prochainement pour parcourir à nouveau quelques routes afin d’admirer les couleurs d’automne dans ces paysages si beaux… 

Pour plus de détails et de trouvailles à dénicher en Mauricie, n’hésitez surtout pas à contacter Tourisme Mauricie !

Road trip sur la 138

À la découverte de la Basse et la Moyenne Côte-Nord!

C’est de Godbout que nous avons entrepris notre road trip sur la Côte-Nord. Venant de finir le tour de la Gaspésie, nous avons pris le traversier de Matane pour rejoindre, l’autre rive, celle de l’autre côté du Golfe du Saint-Laurent, pour avaler le bitume de la 138, après celui de la 132. La 138, surnommée la route des Baleines, est une des plus anciennes routes du Québec et la seconde en longueur avec ses 1420 kilomètres. Elle mène au bout du boutte de la Côte-Nord, là où la route se finit : à Kégaska. Cette route promet une rencontre avec un Québec peu connu, et encore peu visité : celui des grands espaces, de la mer, de l’air pur, des forêts de conifères, de la taïga et des gens du pays.

La Côte-Nord assure ce sentiment de liberté aux amateurs de road trip. La route s’étire des kilomètres durant, des jours durant … Les paysages variés et les rivières à saumon agrémentent le décor et nous emportent sur un autre tempo, celui du temps qui s’écoule lentement, celui où il fait bon de perdre la notion du temps. Mais on ne se le cachera pas, la Côte-Nord, c’est magnifique mais c’est loin ! Avec une superficie de 236 699 km2, la Côte-Nord est la deuxième plus grande région du Québec, raison pour laquelle nous recommandons idéalement un minimum de dix jours pour en profiter… un peu. 

En route pour un road trip pas comme les autres au parfum d’embruns et d’épinettes, à la découverte de la célèbre route des Baleines, longeant les berges du fleuve Saint-Laurent, entre Tadoussac et Kégaska.  

Voici nos recommandations et nos petits coins secrets.

Rivière-au-Tonnerre

C’est tout petit, mais c’est si beau. En son centre, trône l’église du village bâtie par 300 bénévoles. Son intérieur blanc et bleu poudre étonne et épate par sa beauté.

La Maison de la Chicoutai permet de découvrir ce petit fruit orange méconnu, ressemblant à une mûre, qui pousse à une latitude bien précise au Québec, dans la région de la Côte-Nord. On la récolte à la main, avant d’en faire du coulis, de la confiture, du beurre, de la tisane et bien d’autres choses.

source : Tourisme Côte-Nord

Les plages de Rivière-au-Tonnerre sont sublimes.

Magpie

Un trésor bien caché à l’abri de la 138… car c’est le secret pour savourer la Côte-Nord, il faut oser quitter la route pour découvrir ses petits villages. Nous sommes tombés en amour avec Magpie. Une carte postale, un joli village niché au creux d’une baie, bercé au son des vagues et vivant au gré des marées. Magpie fut le plus important port de pêche à la morue au début du 20e siècle dans le secteur. Au creux du havre, qui abritait autrefois de nombreux bateaux se trouve maintenant un belvédère sur le flanc rocheux, un endroit idéal pour observer les baleines.

Longue-Pointe-de-Mingan

On ne peut parler de la Côte-Nord sans noter que la région se classe parmi les meilleurs endroits sur la planète pour observer les baleines. Sur mer, à bord d’un bateau de croisière, d’un zodiac ou d’un kayak. Nous avons opté pour la proximité en sécurité et avons fait une croisière à bord d’un des bateaux de la Famille Loiselle, le Macareux pour aller visiter l’Archipel de Mingan. Située à Longue-Pointe-de-Mingan, cette entreprise familiale offre un accueil chaleureux et professionnel. L’excursion dure environ trois heures trente et fait un arrêt sur l’Île Nue, et sur l’Île aux Perroquets. En saison, il est même possible de déguster de l’oursin. Nous n’étions pas en saison …

L’Archipel de Mingan est composé d’une trentaine d’îles calcaires et d’un millier d’îlots granitiques disposés en chapelet, le territoire est aussi témoin d’une flore étonnante, avec d’innombrables oiseaux marins.

Havre Saint-Pierre

Fut notre pause gourmande préférée du circuit… 

En arrivant ici, si vous posez la question : « où bien manger ? »  Tout le monde vous répondra presque en chœur « Chez Julie ». Après s’être fait vibrer les papilles gustatives avec un royal plateau de fruits de mer, on comprend bien et on seconde le choix de cette recommandation. Le lieu serait aussi réputé pour sa pizza aux fruits de mer mais celle que nous avons dégustée cuite sur place et fraichement sortie du four de la poissonnerie du port était un délice. Vous ne pouvez pas manquer cela.

Les amateurs de gin comme moi, seront ravis de découvrir et de visiter la distillerie Puyjalon. Mario Noël, le propriétaire sait transmettre sa passion. Il produit Betchwan, un gin élaboré à partir d’aromates de la Côte-Nord et de la Minganie ainsi qu’une vodka, Eskimo. Il nous a laissé entendre qu’un autre alcool arriverait sous peu … à surveiller.

La petite ville portuaire, en elle-même, n’offre rien d’exceptionnel. Il faut parler aux gens du coin pour découvrir les trésors non indiqués, ou si peu, qui sauront vous émerveiller, tel le ruisseau rouge du Cap Ferré.

D’Havre Saint-Pierre, il est également possible d’aller découvrir l’archipel de Mingan. Il suffit de se renseigner au centre d’informations touristiques sur le port.

Baie-Johann-Beetz

En route vers Natashquan, prenez le temps de faire une pause dans ce mignon petit village de pêcheurs.

Natashquan

Ce nom en lui-même fait rêver…

Village légendaire qui donna naissance à un des plus grands chanteurs du Québec fut pour nous une réelle surprise. Nous ne nous attendions pas du tout à ces sublimes et immenses plages de sable blanc, à la chaleur des eaux, au décor de carte postale de celle région. Les Galets de Natashquan rassemblent de nos jours une dizaine de bâtiments, anciens magasins, qui servaient à entreposer les agrès de pêche, l’huile de loup-marin et différents articles liés à cette industrie d’antan. Les Galets de Natashquan sont, aujourd’hui, les témoins immobiles d’une époque où le village était une «maîtresse-place de pêche.»

Pour les becs sucrés, nous vous recommandons, un arrêt à la chocolaterie La Coqueline. Fait maison, le maitre chocolatier sait mettre en valeur les saveurs du terroir, le tout enrobé de chocolat fin noir ou au lait.

Et pour des petits cadeaux, juste en face se trouve une mignonnette boutique-galerie «  un air de par ici » offrant une belle vitrine aux artistes et artisans de la région. 

Kégaska

Le bout du boutte ! Tel était l’objectif de notre road trip : se rendre au bout de la 138, voir le panneau FIN. C’est fait !

C’est un étrange sentiment mais les 40 kilomètres de gravelle, très carrossable et qui en effraient plus d’un sans raison, valent la peine d’être parcourus. 

Le parc du Brion est encore un trésor méconnu de la Côte-Nord. Vous pourrez y découvrir l’épave du Brion, ce grand cargo en provenance des Îles de la Madeleine. Il frappa un écueil et coula près du village en 1976. Par chance, on ne dénombra aucun disparu. L’épave témoigne encore de l’incident.

Sept-Îles

Sur la route du retour, en remontant vers Québec, nous ne pensions faire qu’un arrêt vidange de notre Licorne noire et remplissage du frigo à Sept-Îles, quand on nous parlé du parc aux étranges sculptures…

Excentré, sans nom attitré et situé dans un quartier de maisons mobiles, un des plus grands du Québec dans le secteur Ferland, au bout de la rue des Grands-Ducs, on trouve un parc, où Jean-Pier Synnott a laissé libre court à son imagination, où l’art s’unit avec la forêt. Il faut emprunter un chemin dans le sentier de la Nature et quelques dizaines de mettre plus loin, on tombe sur d’étranges sculptures de métal. Jean-Pier Synnott, artiste soudeur à ces heures nous invite, gratuitement, dans un univers d’œuvres artistiques très originales. On entre dans un monde féerique et métallique, presque épeurant, dans un autre monde, celui de l’imaginaire de l’artiste, assurément unique !

Port-Cartier

La mer à la ville. Voilà ce que pourrait être le slogan de Port-Cartier.

De belles plages, un beau pont abandonné, des parcs à découvrir. Nous n’y avons passé qu’un après-midi mais certain qu’il y a plus à voir… nous reviendrons.

La Côte-Nord, c’est la pêche !

Nous ne pouvions pas venir sur la Côte-Nord sans profiter de ce qu’elle a aussi de plus beau à offrir sa nature, sa faune, sa pêche et la chasse.

Nous avons donc fait un petit saut dans une pourvoirie, le Lac des Cyprès, à une heure de Baie-Comeau. 

Charles, son propriétaire nous a gentiment accueilli et offert un lac à nous tout seul où les truites mouchetées étaient bien présentes et où les couchers de soleils époustouflants.

La Côte-Nord est réputée auprès des amateurs de pêche et de chasse, pour trouver son bonheur, consultez le site des Pourvoiries de la Côte-Nord.

Manic-5

On a quitté la 138 pour emprunter la 389 en direction de Manic-5. Quelques 200 kilomètres de plus ou de moins quand on fait Québec-Kégaska, ça ne dérange pas trop… surtout quand on a le temps.

LE SAVIEZ- VOUS ?

  1. Le Barrage Daniel-Johnson est le plus grand barrage à voûtes multiples et à contreforts au monde.
  2. Sa longue promenade en crête est de 1 314 m et sa hauteur totale est de 214 m.
  3. Le complexe hydroélectrique de Manic-5 produit une puissance installée de 2 660 MW, ce qui place le complexe en 3e position dans le parc de production chez Hydro-Québec.
  4. L’hydroélectricité qui est produite ici se rend dans les grands centres par 4 lignes de transport.
  5. Pour construire le barrage, 12 900 travailleurs ont été présents de 1959 à 1971.

Baie-Comeau

Seconde ville la plus peuplée de la Côte-Nord, Baie-Comeau nous a agréablement surpris. Une fois passée, l’artère commerciale sur la 138 et qu’on entre dans le « vieux » Baie-Comeau, on apprécie l’ambiance de villégiature qui y règne. La Promenade des Pionniers qui longe le fleuve, présente des œuvres d’art originales à partir de popsicles géants.

Il fait bon flâner sur la place de la Salle, sur le boulevard du même nom et s’arrêter siroter une bière de la microbrasserie locale, la St-Pancrace.

Un lieu, parait-il aussi à visiter, est le Jardin des Glaciers dont nous n’avons pu malheureusement qu’admirer la façade, COVID 19 oblige !

Et pour finir, nous vous dévoilons un dernier petit coin pour en prendre plein la vue : Le Fjard (et il n’y a ici aucune coquille) de la Baie St-Pancrace. Un fjard est un grand espace d’eau ouvert entre des groupes d’îles. 

Un belvédère, à quelques kilomètres de Baie-Comeau en direction de Sept-Îles, donne une vue spectaculaire sur le fleuve Saint-Laurent et sur le fjard. On raconte que cette baie était prisée par les contrebandiers à l’époque de la prohibition de l’alcool dans les années 30. D’ailleurs, pour la petite histoire, outre pour la beauté du lieu, la Microbrasserie St-Pancrace aurait tiré son nom de la légende.

Venir sur la Côte-Nord, c’est prendre la route de la démesure, c’est immense, sauvage et fascinant. C’est la nature, le fleuve tout au long de votre voyage et des rencontres chaleureuses.  Nous sommes tombés en amour avec la région et nous nous réjouissons déjà de la retrouver lorsque nous prendrons la route de Fermont, pour faire l’expédition 51 et découvrir le Labrador ensuite. 

Ce n’est donc pas un « au revoir » juste « à la prochaine ».

Infos pratiques : 

Tourisme Côte-Nord / Tel. : 418 294-2876 / Site web : https://tourismecote-nord.com

Société des traversiers du Québec / Matane – Godbout – Baie-Comeau / Tel. : 1 877 787-7483 / Courriel : stq@traversiers.gouv.qc.ca / Site web : https://www.traversiers.com/fr/nos-traverses/traverse-matane-baie-comeau-godbout/accueil/

Famille Loiselle / Départs : du 207, rue de la Mer à 8h, 11h45 et 15h45 / Longue-Pointe-de-Mingan / Tel. : 418 949-2307 / Courriel : information@tourisme-loiselle.com / Site web : http://www.tourisme-loiselle.com

Pourvoirie Lac des Cyprès / Charles Pinard / Tel. : 1 581 805-9055 / Site web : https://www.laccypres.ca

Road trip sur la 132

C’est en quittant Berthier-sur-Mer, près de Québec que nous avons décidé d’emprunter la Route des Navigateurs, communément appelée la « 132 », pour se diriger vers la Gaspésie. Le trajet de la Route des Navigateurs s’étend en fait sur 470 kilomètres le long du fleuve Saint-Laurent et traverse 3 régions : Centre-du-Québec, Chaudière-Appalaches et le Bas-Saint-Laurent

Nous avons appris en suivant les petits panneaux parsemés le long de la route et du fleuve Saint-Laurent, que celle-ci est dédiée aux marins qui ont marqué l’histoire de la région. En effet, notre histoire comme celle de l’Amérique en générale, est étroitement liée à celle des navigateurs, de ces découvreurs explorateurs, tel Jacques Cartier, qui ont traversé les océans et, avant cela même, aux peuples qui ont, longtemps avant lui, navigué sur les eaux du fleuve Saint-Laurent.

Véritable voyage dans la mémoire et le patrimoine maritime du Québec, de Baie-du-Febvre, dans le Centre-du-Québec à Sainte-Luce, au Bas-Saint-Laurent. C’est un road trip à travers le temps, aux parfums d’embrun que nous vous proposons.

La pittoresque Route des Navigateurs permet une découverte du fleuve, du patrimoine maritime et historique du Québec sans pareil. On peut y admirer certains des plus beaux villages du Québec où musées, manoirs et demeures ancestrales témoignent de plus de trois siècles d’histoire. Nous avons été charmés par Saint-Jean-Port-Joli, L’Islet, et sommes tombés en amour avec Kamouraska. Cacouna et Notre-Dame du Portage sauront aussi vous séduire à coup sûr !

Voici nos coups de cœur, nos suggestions de visite* le long de cette route historique où le fleuve Saint-Laurent est à l’honneur.

Chaudière-Appalaches 

L’ISLE-AUX-GRUES

Un pur plaisir que de se balader à vélo sur l’Isle-aux-Grues. Il est même possible, pour les amateurs de marche de se rendre au village depuis le traversier, à pied. L’île est réputée pour ses fromages que nous avons dégusté sur le continent. Le Bateau Ivre offre en saison des expositions. 

En parcourant l’île, on comprend bien pourquoi Jean-Paul Riopelle y a vécu de nombreuses années. Un paradis marin coincé au milieu du fleuve Saint-Laurent à distance égale des deux rives. L’Isle- aux-Grues, une expérience authentique. 

Pour s’y rendre, un traversier gratuit offre deux départs de Montmagny par jour. Il est impossible de camper sur l’île actuellement, l’unique camping municipal y est encore fermé. 

L’ISLET

Ne serait-ce que pour admirer la superbe église qui trône au milieu du village avec sa vue à couper le souffle sur le fleuve, un arrêt à l’Islet s’impose. En continuant sur la même route, vous pourrez voir le musée maritime du Québec. Même si ce dernier est encore fermé. Une pause dans les jardins du musée permet de voir des navires imposants et cela fait de jolies photos.

MUSÉE MARITIME DU QUÉBEC – CAPITAINE J.E. BERNIER

Musée maritime du Québec, Capitaine J.E. Bernier
55, chemin des Pionniers Est, L’Islet

SAINT-JEAN-PORT-JOLI

En poursuivant toujours sur la 132, il est impossible de ne pas faire un arrêt à Saint-Jean-Port-Joli. Vous manqueriez quelque chose.  En effet, ce joli village en bordure du Saint-Laurent est reconnu pour son expertise en sculpture sur bois et en métier d’art. Le Parc des Trois Bérets offre d’ailleurs, une exposition de sculpture de bois magnifique.  De là, empruntez la promenade menant à la marina jusqu’au quai. Celle-ci permet, grâce aux nombreux panneaux informatifs d’en apprendre beaucoup sur le fleuve et le patrimoine du village.

Un musée encore trop méconnu, et qui passe presque inaperçu, se trouve à l’entrée de Saint-Jean-Port Joli.  Le musée de la Mémoire Vivante, dont les jardins se rendent jusqu’au fleuve, est la reconstruction du manoir des Aubert de Gaspé. 

Musée de la mémoire vivante
710, av De Gaspé Ouest, Saint-Jean-Port-Joli  

Bas-Saint-Laurent 

KAMOURASKA 

Un coup de foudre, un coup de cœur pour Kamouraska. Un des plus beaux villages du Québec. Une carte postale du Québec dont les eaux du fleuve se transforment, à la tombée du jour, en un tapis de paillettes argentées offrant des couchers de soleil uniques. Une balade le long de l’Avenue Morel est un moment de pur plaisir. Les coquettes maisons colorées et les commerces de produits locaux rehaussent son côté pittoresque.

Le seul hic que nous y trouvons. Kamouraska n’est pas un village très accueillant pour les vans ou VR. Toutes les rues aux abords du fleuve arborent un panneau d’interdiction pour les véhicules récréatifs, sous peine d’amande. Sans doute, y a-t-il eu des abus … dommage!

Pour en savoir plus sur Kamouraska, lire l’article de Cendrine : « Kamouraska, bonnes adresses pour une visite de ce village pittoresque »

L’ARCHIPEL DE L’ÎLE DU POT-À-L’EAU-DE-VIE

Un trésor peu connu du Bas-Saint-Laurent, c’est l’archipel des trois îles du Pot-à-l’Eau-de-vie, regroupant le Gros Pot, le Petit Pot et le Pot du Phare. En partant de Rivière-du-Loup, le bateau de croisière, géré par la compagnie Duvetnor offre soit des excursions d’un jour ou vous dépose sur l’île du Pot-du-Phare pour y passer une nuitée ou deux. Même si nous n’y sommes pas rendus cette fois-ci, étant donné le contexte, nous avons déjà eu la chance de passer une fin de semaine sur cette île et de dormir dans son phare! Nous avons adoré l’expérience. 

Un havre de paix puisque l’île est une réserve nationale de faune des îles de l’Estuaire ou les oies viennent se reproduire et se reposer en toute quiétude et à l’abri des chasseurs. 

LE PARC NATIONAL DU BIC – SEPAQ

Juste magnifique. Ce parc de la Sepaq est un trésor pour tous les amoureux de plein-air. Juste avant Rimouski, nous nous sommes offert une pause de trois jours dans ce lieu où Dame Nature nous présente ses plus beaux atouts. La Baie des cochons, la Baie des Ha, ha, les sentiers de randonnées et les vues panoramiques sont sublimes.

Découvrir ce site à pied ou à vélo, en amoureux, en solo ou en famille. Une foule d’activités sont offertes au Parc national du Bic. 

SITE HISTORIQUE MARITIME DE LA POINTE-AU-PÈRE

Le phare de Pointe-au-Père, lieu historique national du Canada, serait un des plus hauts phares du Canada avec ses 128 marches. 

Site historique maritime de la Pointe-au-Père
1000, rue du Phare, Rimouski

SOUS-MARIN ONONDAGA

70 hommes d’équipage vivaient autrefois dans ce mastodonte de 90 mètres. En temps normal, on peut le visiter et même vivre l’expérience d’une nuit à bord !

Sous-marin Onondaga
1000, rue du Phare, Rimouski

Et voilà, la route des Navigateurs se termine à Sainte-Luce, dans le Bas-Saint-Laurent… et nous nous poursuivons notre route vers la Gaspésie.

Bonne route, belles découvertes sur la Route des Navigateurs !

Source : route des Nagivateurs

*Cet article, étant rédigé dans le contexte de la COVID 19, les musées en référence n’ont pu être visités.