QUÉBEC, LES 10 PLUS BELLES RUES

Place D’Youville

C’est en arpentant les rues de la capitale nationale, qu’on a réalisé combien notre ville est belle et photogénique, combien il fait bon s’y promener, se laisser aller au gré du vent et découvrir au coin d’une rue, un de ces petits trésors dont regorge la capitale.

Incontestablement, Québec est une destination touristique de premier plan. Elle jouit d’un charme authentique et incarne ce savoureux mélange d’Europe et de Nouveau Monde. Rien n’est plus agréable que de déambuler dans ses rues tortueuses et pittoresques, où rien n’est à angle droit, et au bout desquelles on imagine un riche passé et on découvre de nouveaux horizons.

« Suivez-le guide » et laissez-vous éblouir par les plus belles rues de Québec !

Rue du Cul-de-Sac

C’est la rue instagrammable de Québec ! Pourtant, longtemps ignorée, cette rue est maintenant très visitée par les touristes d’ici ou d’ailleurs grâce à ses célèbres parapluies colorés. À l’origine, cette ruelle longeait le premier port de la Nouvelle-France, l’endroit étant connu sous le nom de l’Anse du Cul-de-Sac et du havre du Cul-de-Sac. Il s’agissait alors d’un véritable carrefour entre la réception et l’expédition des marchandises, un point important de l’économie locale.

Rue Sous-le-Cap

C’est souvent par hasard, en se baladant dans les rues du Vieux-Québec, que l’on découvre la rue Sous-le-Cap, l’une des plus singulières de la Ville de Québec. En effet, la rue Sous-le-Cap ne mesure que trois mètres de largeur. Elle est bordée d’un côté par l’arrière des maisons de la rue Saint-Paul et, de l’autre, par le Cap qui tombe presque perpendiculairement. Les escaliers de la cour arrière des bâtiments lui donnent un cachet unique et pittoresque.

Rue Saint-Louis

Bordée de nombreux restaurants, la rue Saint-Louis attire les touristes gourmets d’ici ou d’ailleurs. En passant sous l’arche de la Porte Saint-Louis, vous entrerez au cœur du Vieux-Québec et pourrez vous rendre jusqu’à la terrasse Dufferin. La rue Saint-Louis renferme un petit trésor à découvrir pour les plus observateurs : un boulet de canon emprisonné à jamais au pied d’un grand orme d’Amérique. Saurez-vous le trouver ? 

Rue Saint-Jean

Artère importante, la rue Saint-Jean, est une des plus anciennes voies publiques de la Ville de Québec et s’étend du Vieux-Québec au quartier Saint-Jean-Baptiste. Elle est même le point de départ du Chemin du Roy, route historique qui se rend jusqu’à Montréal.

Rue Hébert

Bien nichée derrière les remparts du Vieux-Québec en Haute-Ville, la rue Hébert offre une enfilade de jolies maisons ancestrales québécoises aux portes cochères typiques, aux ouvertures encadrées de pierre et aux toits de tôle colorés à la canadienne. Une rue parfaite pour un décor de film d’époque, un parfum d’histoire avec, en toile de fond, digne et imposant , le Séminaire de Québec et ses lanterneaux . En empruntant la rue Hébert, on remonte d’un seul coup au 18e siècle.

Rue Petit-Champlain

Il s’agit certainement de la rue la plus touristique de la Ville de Québec et on comprend bien pourquoi. Été comme hiver, de jour comme de nuit, cette rue piétonne à l’ambiance chaleureuse est féérique. C’est une véritable carte postale où les boutiques,  joliment décorées, mettent en valeur les produits de chez-nous. Difficile de croire qu’au 17e siècle, la « rue du Petit-Champlain » n’était qu’un sentier boueux qui menait à la fontaine de Champlain. Pour la petite histoire, à l’origine, cette rue s’appelait Petite rue Champlain. Toutefois, après l’immigration et l’installation de nombreux Irlandais dans le quartier, son nom fut traduit par « Little Champlain Street ». Plus tard, ce nom fut à nouveau francisé littéralement par « rue du Petit-Champlain ». Amusant et fidèle à cet accent d’Amérique si particulier !

Avenue Saint-Denis

Ne vous détrompez pas, nous sommes bien dans la Ville de Québec ! Peu connue, c’est pourtant selon nous, la rue qui offre la plus belle vue sur le Château Frontenac, la terrasse Dufferin et notre majestueux fleuve Saint-Laurent. L’avenue Saint-Denis permet d’accéder à la terrasse Pierre Dugua de Mons, une petite oasis de verdure surplombant le Vieux-Québec et ceinturée par la Citadelle de Québec. Voici un secret enfin dévoilé !

Rue Saint-Antoine

On pourrait presque trouver à la rue Saint-Antoine, avec ses escaliers extérieurs, un petit air new-yorkais… Mais si vous baissez les yeux des hauteurs des buildings, vous pourrez voir sur le pavé, à trois endroits, des pierres plus sombres indiquant, par leur ondulation, l’emplacement du fleuve à trois époques différentes. En 1608, lorsque Samuel de Champlain et ses hommes arrivent à Québec, les berges sont situées très près de la falaise. Vers 1700, le manque de terrain habitable se fait sentir et les autorités obligent les riverains à combler les battures. Puis, vers 1800, les marchands construisent de nombreux quais et transforment alors tout le front fluvial. On vous l’avait dit : des trésors et encore des trésors…

Rue Saint-Paul

Repère des antiquaires, la rue Saint-Paul est dotée d’un cachet très européen. Il fait bon s’y reposer sur un banc public, admirer les vitrines des galeries et observer avec curiosité les objets insolites de notre patrimoine. Depuis les années 1960, les antiquaires, restaurateurs et galeristes ont remplacé les nombreux marchands grossistes qui y avaient auparavant pignon sur rue. Une ambiance définitivement très 19e siècle; on aime !

Rue Saint-Joseph

Surnommée autrefois, la « Broadway » de Québec, la rue Saint-Joseph était considérée, dans les années 1860, comme la principale rue commerciale de Québec, un peu comme les rues marchandes des grandes villes américaines, avec ses grands magasins, ses cinémas et ses tramways. Un siècle plus tard, elle connaîtra une traversée du désert avant de retrouver sa vitalité d’antan. Devenue aujourd’hui une des rues branchées de la capitale, les bars, les terrasses et les boutiques tendances redonnent à nouveau vie à cette belle rue, pleine d’énergie.

On vous souhaite une magnifique visite de Québec. En attendant le prochain article des Deux Québécois autour du monde, si vous cherchez des idées pour découvrir la Capitale nationale et ses environs, consultez le site de l’Office du Tourisme de Québec.

Et pour plus d’évasion, regardez là !

Mauricie, la belle d’à côté !

Incontestablement, ce surnom de la Mauricie lui va comme un gant ! À cause de sa proximité des grandes villes du Québec, cette région reste trop souvent inaperçue, alors qu’il s’agit d’un vrai bijou à découvrir. Nous avons été charmés par cette belle si proche, sauvage, bucolique et urbaine, cette voisine que nous n’avions pas encore visitée.

Pour se repérer, la Mauricie est géographiquement située à proximité de plusieurs régions dont l’Abitibi-Témiscamingue, le Saguenay-Lac-Saint-Jean, Lanaudière et Portneuf. Cela en fait une destination à privilégier autant pour une escapade de fin de semaine que pour de vraies vacances. Nous avons eu la chance de la parcourir du nord au sud et de profiter pleinement de ces attraits, de sa nature et de ses activités. Il y a beaucoup à voir, à faire, à explorer et à découvrir que ce soit en solo, en duo, en famille, en van comme nous, en voiture ou à moto, chacun y trouvera son bonheur !

Nous vous présentons ici les coups de cœur que nous avons eus durant ce road trip de 10 jours en Mauricie.

En partant de Québec, nous nous sommes rendus directement, via la superbe route panoramique 155 longeant le Saint-Maurice, vers le Nord, en haut de La Tuque, à La Bostonnais exactement. Allant à la rencontre de la communauté Atikamekw, nous avons séjourné au Domaine Notcimik. Autrefois territoire de chasse à l’orignal pour les Atikamekw de la Haute-Mauricie, le Domaine Notcimik se situe le long de la rivière Mos Ototonew-Sipi, où jadis étaient installés les campements. Ce Domaine offre aujourd’hui plusieurs types d’hébergements. Qui ne rêve pas de dormir sous un tipi ou dans une tente de prospecteurs comme autrefois … typique et authentique !

Alain et Madeleine, les propriétaires du domaine, nous ont accueillis chaleureusement et ont généreusement partagé avec nous leur savoir, leur culture et l’histoire de la nation Atikamekw. Véritable havre de paix niché au cœur d’une nature luxuriante, le domaine permet la pratique de nombreuses activités de plein air. Nous avons même eu le bonheur de faire la cuisine avec Alain et d’apprendre à pétrir et à cuire la banique, le pain traditionnel autochtone. D’ailleurs, « pakwecikan » (banique), en atikamekw, signifie « prendre ses mains » (pour attraper un morceau de ce délicieux pain). Nous avons passé une soirée inoubliable autour du feu avec Madeleine et Alain, au son des chants atikamekw et du tambour, initiés du même coup au rituel de purification traditionnel. Inoubliable !

La Mauricie, c’est le pays des lacs, des rivières, de la forêt boréale, le royaume de la Nature. Rien de tel qu’un survol en hydravion pour découvrir l’immensité et la beauté de la Haute-Mauricie. Grâce à Aviation La Tuque, nous avons eu le privilège d’admirer du haut du ciel les paysages sauvages et majestueux de cette région. L’hydrobase du Lac-à-Beauce, inaugurée officiellement le 12 décembre 1947, est l’une des plus anciennes de l’Est du Canada. Aujourd’hui, Rémi, le sympathique propriétaire, pilote de brousse expérimenté et entrepreneur dans l’âme, propose divers forfaits pour répondre au besoin de chacun. Il offre même un service de taxi aérien. Il s’agissait de notre première envolée et nous avons adoré survoler le Saint-Maurice, les lacs innombrables et pouvoir admirer la forêt à perte de vue. Merci encore Rémi ! On rêve maintenant de survoler à nouveau la Mauricie, mais pour admirer les couleurs de l’automne, certainement MAGNIGIQUES !

Amateurs de plein-air, le Parc national de la Mauricie était une destination incontournable pour nous. Et quel bonheur pour les amateurs de randonnée, de kayak, de canot camping et de vélo. Le site offre des paysages époustouflants. Un aspect du parc que nous avons particulièrement apprécié est qu’il est accessible pour tous. Une route panoramique de 63 kilomètres, traverse le parc et conduit facilement vers plusieurs magnifiques points de vue.

Immense terrain de jeux pour petits et grands, le parc compte plus de 150 lacs aux dimensions variées, dont le fameux lac Wapizagonke. On peut y observer une riche faune et flore. Les chutes Waber, accessibles seulement en canot/kayak, sont superbes.  Se rendre aux chutes constitue une activité phare du parc (prévoyez une excursion de 4 ou 5 heures pour vous y rendre, faire la randonnée et revenir). L’effort en vaut la peine !

Pour la location de canot ou kayak, il faut réserver directement ici sur le site de locationcanot.com ! Aucune location ne se fait sur le site. C’est bon de le savoir.

La Mauricie compte trois principales villes : La Tuque, Shawinigan et Trois-Rivières.

À La Tuque, nous avons d’abord appris que Félix Leclerc était né dans la ville. Sa maison natale n’existe plus, mais il est possible de visiter au Parc des chutes de la Petite-Rivière-Bostonnais, le Centre d’interprétation Félix-Leclerc, adjacent au Centre d’interprétation de la traite des fourrures. Une immense tour d’observation de 20 mètres de hauteur permet d’apercevoir la majestueuse rivière Saint-Maurice et la Petite-Rivière-Bostonnais ainsi que les chutes,  parmi les plus hautes du Québec, qui culminent à 35 mètres.

Shawinigan fut une très belle surprise. Revampée et attrayante, « Shawi » jouit d’une situation exceptionnelle sur le Saint-Maurice et mérite le détour ! Très intéressante pour les adultes et les enfants, autant sur le plan scientifique qu’historique, la Cité de l’énergie n’est cependant pas le seul attrait de l’endroit. La beauté du Saint-Maurice, la proximité de la nature et les petites ruelles vous charmeront également, sans oublier les clins d’œil urbanistiques que cette petite ville québécoise, qui fut à une époque l’un des plus grands centres industriels du Canada, fait encore à la ville de New York. Étonnant et à voir !

La Cité de l’énergie propose plusieurs activités et forfaits permettant d’en apprendre beaucoup et de manière ludique sur l’histoire, le patrimoine, le développement industriel, sur l’industrie hydroélectrique de Shawinigan et de sa région. Un complexe muséal qui plaira à tous. 

Ne manquez pas d’admirer la région du haut des 115 mètres de la tour de la Cité, deuxième plus haute tour d’observation au Québec. Vous serez à même de constater la beauté des paysages de la Mauricie et la qualité du milieu urbain de Shawinigan.

NOTE : Crédit photo pour la seconde image à Clément Villemont – utilisée pour montrer la comparaison quand le barrage est ouvert ou fermé.

L’heure de l’apéro venue, pour vous désaltérer ou vous sustenter, rien de mieux qu’une pause à la Microbrasserie le Trou du Diable, nommée en référence à un lieu important que vous aurez découvert pendant la visite guidée effectuée auparavant !

Trois-Rivières fut également une très belle découverte! Comme beaucoup, nous traversons généralement la ville sans nous y arrêter. Pourtant, on vous assure qu’elle vaut qu’on s’y arrête au moins quelques heures.  Nous y avons passé une journée pour la découvrir un peu plus.

Le Musée POP propose des expositions qui mettent en lumière les façons d’être et les savoir-faire des Québécois ainsi que les éléments phares de leur vie quotidienne. 

La visite de la Vieille Prison est l’attraction majeure du complexe du Musée POP. Véritable trésor patrimonial, la vieille prison, classée monument historique, présente l’histoire du lieu, mais aussi les conditions pitoyables dans lesquels des centaines de détenus, hommes et femmes, y furent incarcérés pendant plus d’un siècle et demi. L’insalubrité des lieux exigea de nombreux travaux de rénovation au cours des ans.  Avant sa fermeture en 1986, la vieille prison était le plus ancien établissement carcéral en fonction au Canada. Fort intéressant, mais fort poignant ! Les guides connaissent à fond leur sujet et vous révéleront tous les détails qui vous ôteront le goût de séjourner sur place !

Le vieux Trois-Rivières est tout simplement magnifique. En plein cœur du quartier historique de la ville, anciennement appelée « rue Notre-Dame », la rue des Ursulines est ouverte depuis 1650. Elle demeure la plus ancienne voie routière de Trois-Rivières. Vous y ferez instantanément un voyage dans l’histoire du Québec la plus authentique qui soit! 

Et à quelques pas de là, alliant passé et modernité, se trouve le nouvel amphithéâtre de Trois-Rivières. Il nous faudra revenir dans la cité trifluvienne pour en découvrir encore plus …

Pour finir, on partage avec vous un secret : nos deux endroits « chouchou » !

Le Baluchon – Éco-villégiature : le temps d’une randonnée à cheval et d’un lunch succulent, nous avons eu la chance de découvrir ce petit bijou niché dans la plus belle des campagnes québécoises. Nous nous sommes promis de venir séjourner dans cette auberge magnifique située à Saint-Paulin afin de profiter de tout ce qu’elle offre comme services de détente et de plein air. Un souci particulier d’harmonie avec la nature et les animaux, et le respect de l’environnement, de la terre et du patrimoine sont les priorités de cette institution hôtelière. Chaque saison semble offrir le meilleur dans ce cadre enchanteur. C’est avec un petit pincement au cœur que nous en sommes repartis avec cette impression de « oh non, pas déjà ! »… Alors, on se dit plutôt à bientôt !

Situé à Saint Alexis des Monts, en plein cœur de la forêt boréale, l’hôtel Sacacomie est une institution dont la réputation n’est plus à faire. Ce monument de bois rond, niché sur les montagnes, surplombant le lac Sacacomie, jouit d’une situation franchement exceptionnelle. Tout y est prévu pour profiter des beautés de la nature, en été, comme hiver. Les canots, kayaks, planches à pagaie sont à disposition sur la plage ! Pour la farniente, les chaises longues vous permettront d’admirer le paysage grandiose et les eaux limpides du lac Sacacomie. Après une belle journée d’activités, le Géos Spa vous accueillera dans ses nombreux bassins intérieurs et extérieurs offrant une vue imprenable sur le lac (dans le contexte de la COVID, à noter que tous les saunas sont fermés). Un cadre idéal pour faire un avec la nature !

Allez, un petit boni pour les instagrammeurs et pour ceux qui cherchent à offrir de jolis cadeaux : Passion Lavande, une boutique de produits artisanaux à base de lavande et de tournesol entourée de champs de fleurs magnifiques et située à Saint-Sévère. La propriétaire, la pétillante Catherine, a pris le temps de nous parler de l’histoire de cette entreprise familiale. C’est lors d’un voyage en Argentine où elle a visité des vignobles que Catherine découvre le lien significatif entre la lavande et le raisin. Fille de vigneron (Domaine Gélinas), elle y voit un projet de vie, celui de revenir dans son patelin avec sa famille et de démarrer son entreprise de culture et de produits de lavande. De là est né Passion Lavande !

Nous vous recommandons de consulter leur site pour bien connaître les dates de floraison de la lavande et du tournesol et pour découvrir leurs produits de beauté et de cuisine, consultez Passion Lavande

Belle voisine, ravie d’avoir pu faire connaissance et c’est assurément que nous viendrons te refaire un coucou prochainement pour parcourir à nouveau quelques routes afin d’admirer les couleurs d’automne dans ces paysages si beaux… 

Pour plus de détails et de trouvailles à dénicher en Mauricie, n’hésitez surtout pas à contacter Tourisme Mauricie !

Kwe Wendake

Voyager, ce n’est pas forcément aller au bout du monde, aller loin. Voyager, c’est simplement aller à la découverte. Découverte de nouveaux paysages, de nouveaux horizons, de nouvelles cultures. C’est aller vers l’inconnu, vers l’autre et en revenir enrichi. Nous avons dernièrement voyagé à Wendake, beaucoup appris et sommes revenus enchantés. On vous partage l’expérience de cette belle escapade.

Situé à 20 minutes de la Ville de Québec, Wendake, signifie « chez les Wendats », anciennement appelé Village-Huron à cause du surnom que les Français de l’époque, donnaient aux Wendats ; en référence à la hure du sanglier, animal sauvage rappelant les coiffures des hommes hurons, jadis. Wendake occupe une superficie de 1,6 km2 et est traversé par la rivière Saint-Charles dont le nom autochtone est  Akiawenrahk, « rivière à la truite ».  De nos jours, c’est une communauté́ alliant modernité et histoire qui continue à enseigner son savoir-faire et s’applique à perpétuer les traditions ancestrales.  Cette fière nation a toujours veillé à transmettre de génération en génération, sa culture, sa spiritualité et son hospitalité avec un grand respect de la nature.

C’est à l’Hôtel-Musée Premières Nations que nous avons déposé nos pénates. L’architecture et le design du bâtiment reflètent exactement l’esprit de la communauté : tradition et modernité. L’hôtel a la forme elliptique d’une maison longue et le musée adjacent évoque la structure d’un tipi. En entrant dans les lieux, les troncs d’arbre du lobby, nous transportent en forêt et soulignent l’importance de la Terre Mère chez les Hurons-Wendats. Le feu de foyer qui trône dans le hall dégage une flamme réconfortante et apaisante, rappelant leur rôle de Gardiens du feu sacré de la nation. Lieu idéal pour une petite pause en fin de journée. On s’y sent bien dès les premières minutes et jusqu’à notre départ. En fait, tout est en place pour vivre un agréable séjour au sein de l’hôtel-musée, un site enchanteur, des chambres confortables, un spa pour se détendre, une terrasse pour admirer le cadre, une table délicieuse pour faire frissonner nos papilles, un cadre idyllique et un personnel souriant et chaleureux à l’image de la légendaire hospitalité des Hurons-Wendats.

Au sein même, de l’hôtel se trouve le  MUSÉE HURON-WENDAT. Ce dernier, riche d’artefacts et d’objets témoins du passé, est une belle vitrine permettant d’explorer le patrimoine et l’histoire de la nation huronne-wendat à travers les expositions permanente et temporaire. 

Rien de mieux que de mettre la main à la pâte pour mieux comprendre… avec nos cœurs d’enfant, et notre désir d’apprendre, nous avons participé à deux ateliers proposés par l’hôtel : 

  • Création d’un collier traditionnel : Guidés par l’envoutante Andicha, nous avons confectionné notre collier traditionnel sur lacet de cuir.  On apprend également que le choix des perles et des ornements en dit beaucoup sur notre personnalité. Andicha nous dévoile tout cela et la signification des matériaux pour le peuple huron-wendat ! Êtes-vous prêts à vous dévoiler ?
  • Création d’un bâton de la parole : quel beau symbole ! Celui du respect. Il est inspiré des  rituels ancestraux des Hurons-Wendats et est utilisé durant les cérémonies sacrées, lors des regroupements entre diverses nations pour communiquer et échanger en harmonie ou lors de tout autre rassemblement où la parole prend toute sa place. En effet, le bâton de la Parole permet à chacun de s’exprimer au « je », librement et en toute amitié. Lorsque que le bâton est dans la main d’un orateur, celui-ci exprime sa pensée. C’est avec respect que chacun l’écoute attentivement sans jamais l’interrompre. Une fois la pensée exprimée, le bâton est cédé au voisin de gauche, du côté du cœur et ainsi se poursuit la communication. Le bâton de la parole se compose de divers éléments sacrés de la Création : animal, végétal, minéral et autres symboles ; branche d’arbre, cuir, plumes, os, perles de verre et bois etc. Les 4 couleurs représentent beaucoup de choses : les 4 points cardinaux, les 4 saisons, les 4 grandes étapes de la vie (la naissance, l’enfance, la vie adulte et la mort), les 4 dimensions de l’être humain (le cœur, le corps, l’âme et l’esprit), etc.

Des activités enrichissantes pour petits et grands !

Sur le site de l’Hôtel-Musée Premières Nations, se trouve une réplique d’une maison longue, habitation traditionnelle des peuples iroquoiens, construite, à l’époque, entièrement de bois, d’écorce et chauffée au feu de bois. Cette maison longue, enserrée à l’intérieur d’une haute palissade, porte bien son nom. Elle mesure 64 pieds de longueur, 20 pieds de largeur et 20 pieds de hauteur. Authentique, il n’y a ni vis-clous, ni  clous apparents. Des techniques modernes de construction ont été utilisées pour la structure des murs et de la toiture, faite d’un «treillis de perches» recouvert de morceaux d’écorce synthétique afin d’éviter, de nos jours,  de couper des milliers d’arbres… 

On a eu le bonheur d’y passer la nuit après une soirée magique remplie de contes et légendes, bercée au son des chants et des rythmes du tambour. Enivrant ! Une expérience unique, authentique et mémorable. Si vous ne deviez choisir qu’une activité, ce serait celle-là ! Inoubliable.

En se promenant dans la ville, on découvre plusieurs bâtiments historiques importants, dont LA MAISON TSAWENHOHI’.

En 1820, le Grand Chef Nicolas Vincent Tsawenhohi emménagea dans la maison Tsawenhohi’. Personnage qui marqua l’histoire de la communauté. Ce Grand Chef fut, en effet, en 1819, le premier chef huron-wendat à s’adresser à̀ la Chambre d’Assemblée du Bas-Canada. Au cours des siècles, cette maison ancestrale fut le lieu de rencontres entre les Hurons-Wendat, plusieurs dignitaires et personnalités importantes.  Aujourd’hui, elle constitue un espace de mise en valeur des savoir-faire traditionnels, un lieu d’importance pour la nation huronne-wendat qui présente des expositions pour découvrir le patrimoine de Wendake. Vraiment très intéressant !

CHUTE KABIR KOUBA ET RIVIÈRE AKIAWENRAHK’ 

D’une hauteur de 28 mètres, la CHUTE KABIR KOUBA est surplombée d’un canyon de 42 mètres de profondeur. Époustouflant ! Un sentier bien aménagé, avec des belvédères, permet d’admirer la puissance des eaux de la chute et de se balader le long de la rivière Akiawenrahk. Il est même possible de se rendre jusqu’au Vieux-Québec par ce circuit de randonnées… avis aux intéressés pour une belle journée d’excursion.

Un autre site patrimonial à ne surtout pas manquer, tout près de là, est L’ÉGLISE NOTRE-DAME-DE-LORETTE.

Construite en 1730, cette église historique, sise au cœur de la plus ancienne partie de Wendake, fut sauvée des flammes par la communauté en 1862, grâce à la proximité de la rivière. Elle fut partiellement détruite et reconstruite à l’identique. On peut y voir plusieurs objets liturgiques précieusement conservés. Au sein de l’église, se trouve un petit sanctuaire dédié́ à Sainte Kateri Tekakwitha, première sainte autochtone en Amérique du Nord. Des visites guidées de l’église Notre-Dame-de-Lorette sont possibles avec le  forfait « Découverte » du musée huron-wendat. 

Ce séjour à Wendake, nous a donné le gout d’en apprendre encore plus et de partir à la découverte du tourisme autochtone, car le Québec, ce n’est pas que des paysages à couper le souffle, mais c’est aussi l’héritage de cultures autochtones millénaires. Saviez-vous qu’au Québec, il est possible d’aller à la rencontre de onze nations différentes et de s’imprégner d’expériences multiples, ancestrales et authentiques. Et Wendake… on reviendra car nous n’avons pas encore tout vu…Vivre l’expérience d’un Pow Wow est assurément magique!

Vous voulez en savoir plus, n’hésitez pas à visiter les sites suivants :

Tourisme Autochtone

Tourisme Wendake

Road trip sur la 132

C’est en quittant Berthier-sur-Mer, près de Québec que nous avons décidé d’emprunter la Route des Navigateurs, communément appelée la « 132 », pour se diriger vers la Gaspésie. Le trajet de la Route des Navigateurs s’étend en fait sur 470 kilomètres le long du fleuve Saint-Laurent et traverse 3 régions : Centre-du-Québec, Chaudière-Appalaches et le Bas-Saint-Laurent

Nous avons appris en suivant les petits panneaux parsemés le long de la route et du fleuve Saint-Laurent, que celle-ci est dédiée aux marins qui ont marqué l’histoire de la région. En effet, notre histoire comme celle de l’Amérique en générale, est étroitement liée à celle des navigateurs, de ces découvreurs explorateurs, tel Jacques Cartier, qui ont traversé les océans et, avant cela même, aux peuples qui ont, longtemps avant lui, navigué sur les eaux du fleuve Saint-Laurent.

Véritable voyage dans la mémoire et le patrimoine maritime du Québec, de Baie-du-Febvre, dans le Centre-du-Québec à Sainte-Luce, au Bas-Saint-Laurent. C’est un road trip à travers le temps, aux parfums d’embrun que nous vous proposons.

La pittoresque Route des Navigateurs permet une découverte du fleuve, du patrimoine maritime et historique du Québec sans pareil. On peut y admirer certains des plus beaux villages du Québec où musées, manoirs et demeures ancestrales témoignent de plus de trois siècles d’histoire. Nous avons été charmés par Saint-Jean-Port-Joli, L’Islet, et sommes tombés en amour avec Kamouraska. Cacouna et Notre-Dame du Portage sauront aussi vous séduire à coup sûr !

Voici nos coups de cœur, nos suggestions de visite* le long de cette route historique où le fleuve Saint-Laurent est à l’honneur.

Chaudière-Appalaches 

L’ISLE-AUX-GRUES

Un pur plaisir que de se balader à vélo sur l’Isle-aux-Grues. Il est même possible, pour les amateurs de marche de se rendre au village depuis le traversier, à pied. L’île est réputée pour ses fromages que nous avons dégusté sur le continent. Le Bateau Ivre offre en saison des expositions. 

En parcourant l’île, on comprend bien pourquoi Jean-Paul Riopelle y a vécu de nombreuses années. Un paradis marin coincé au milieu du fleuve Saint-Laurent à distance égale des deux rives. L’Isle- aux-Grues, une expérience authentique. 

Pour s’y rendre, un traversier gratuit offre deux départs de Montmagny par jour. Il est impossible de camper sur l’île actuellement, l’unique camping municipal y est encore fermé. 

L’ISLET

Ne serait-ce que pour admirer la superbe église qui trône au milieu du village avec sa vue à couper le souffle sur le fleuve, un arrêt à l’Islet s’impose. En continuant sur la même route, vous pourrez voir le musée maritime du Québec. Même si ce dernier est encore fermé. Une pause dans les jardins du musée permet de voir des navires imposants et cela fait de jolies photos.

MUSÉE MARITIME DU QUÉBEC – CAPITAINE J.E. BERNIER

Musée maritime du Québec, Capitaine J.E. Bernier
55, chemin des Pionniers Est, L’Islet

SAINT-JEAN-PORT-JOLI

En poursuivant toujours sur la 132, il est impossible de ne pas faire un arrêt à Saint-Jean-Port-Joli. Vous manqueriez quelque chose.  En effet, ce joli village en bordure du Saint-Laurent est reconnu pour son expertise en sculpture sur bois et en métier d’art. Le Parc des Trois Bérets offre d’ailleurs, une exposition de sculpture de bois magnifique.  De là, empruntez la promenade menant à la marina jusqu’au quai. Celle-ci permet, grâce aux nombreux panneaux informatifs d’en apprendre beaucoup sur le fleuve et le patrimoine du village.

Un musée encore trop méconnu, et qui passe presque inaperçu, se trouve à l’entrée de Saint-Jean-Port Joli.  Le musée de la Mémoire Vivante, dont les jardins se rendent jusqu’au fleuve, est la reconstruction du manoir des Aubert de Gaspé. 

Musée de la mémoire vivante
710, av De Gaspé Ouest, Saint-Jean-Port-Joli  

Bas-Saint-Laurent 

KAMOURASKA 

Un coup de foudre, un coup de cœur pour Kamouraska. Un des plus beaux villages du Québec. Une carte postale du Québec dont les eaux du fleuve se transforment, à la tombée du jour, en un tapis de paillettes argentées offrant des couchers de soleil uniques. Une balade le long de l’Avenue Morel est un moment de pur plaisir. Les coquettes maisons colorées et les commerces de produits locaux rehaussent son côté pittoresque.

Le seul hic que nous y trouvons. Kamouraska n’est pas un village très accueillant pour les vans ou VR. Toutes les rues aux abords du fleuve arborent un panneau d’interdiction pour les véhicules récréatifs, sous peine d’amande. Sans doute, y a-t-il eu des abus … dommage!

Pour en savoir plus sur Kamouraska, lire l’article de Cendrine : « Kamouraska, bonnes adresses pour une visite de ce village pittoresque »

L’ARCHIPEL DE L’ÎLE DU POT-À-L’EAU-DE-VIE

Un trésor peu connu du Bas-Saint-Laurent, c’est l’archipel des trois îles du Pot-à-l’Eau-de-vie, regroupant le Gros Pot, le Petit Pot et le Pot du Phare. En partant de Rivière-du-Loup, le bateau de croisière, géré par la compagnie Duvetnor offre soit des excursions d’un jour ou vous dépose sur l’île du Pot-du-Phare pour y passer une nuitée ou deux. Même si nous n’y sommes pas rendus cette fois-ci, étant donné le contexte, nous avons déjà eu la chance de passer une fin de semaine sur cette île et de dormir dans son phare! Nous avons adoré l’expérience. 

Un havre de paix puisque l’île est une réserve nationale de faune des îles de l’Estuaire ou les oies viennent se reproduire et se reposer en toute quiétude et à l’abri des chasseurs. 

LE PARC NATIONAL DU BIC – SEPAQ

Juste magnifique. Ce parc de la Sepaq est un trésor pour tous les amoureux de plein-air. Juste avant Rimouski, nous nous sommes offert une pause de trois jours dans ce lieu où Dame Nature nous présente ses plus beaux atouts. La Baie des cochons, la Baie des Ha, ha, les sentiers de randonnées et les vues panoramiques sont sublimes.

Découvrir ce site à pied ou à vélo, en amoureux, en solo ou en famille. Une foule d’activités sont offertes au Parc national du Bic. 

SITE HISTORIQUE MARITIME DE LA POINTE-AU-PÈRE

Le phare de Pointe-au-Père, lieu historique national du Canada, serait un des plus hauts phares du Canada avec ses 128 marches. 

Site historique maritime de la Pointe-au-Père
1000, rue du Phare, Rimouski

SOUS-MARIN ONONDAGA

70 hommes d’équipage vivaient autrefois dans ce mastodonte de 90 mètres. En temps normal, on peut le visiter et même vivre l’expérience d’une nuit à bord !

Sous-marin Onondaga
1000, rue du Phare, Rimouski

Et voilà, la route des Navigateurs se termine à Sainte-Luce, dans le Bas-Saint-Laurent… et nous nous poursuivons notre route vers la Gaspésie.

Bonne route, belles découvertes sur la Route des Navigateurs !

Source : route des Nagivateurs

*Cet article, étant rédigé dans le contexte de la COVID 19, les musées en référence n’ont pu être visités.