Death Valley National Park ou la mal nommée !

Des panoramas à couper le souffle, voila Death Valley National Park ! Plus grand parc national des États-Unis, après l’Alaska, il s’étend sur près de 13 600km² dans le désert des Mojaves, en Californie. Sa position géographique explique son climat aride, protégée par cinq chaines de montagnes dont la Sierra Nevada qui contribuent à son assèchement. En fait, il n’y a qu’un seul mot pour résumer l’effet que vous fera la visite du parc : Wouah !  Sublime, gigantissime, grandiose, spectaculaire … Rien de moins. De sites, plus époustoufflants et diversifiés les uns que les autres. La nature nous offre ici une spectacle phénoménal ! Nous aimons ces paysages qui nous permettent de prendre conscience combien nous ne sommes qu’une nano particule dans cet univers. Nous passons. Les montagnes, les vallées, les déserts resteront.

Pour apprécier son séjour dans la vallée de la mort, il faut se préparer car il y peut y faire très très chaud.  Le record de température le plus chaud de notre petite planète fut enregistré, à Furnace Creek, en 1913, avec 56,7 degrés Celsius et 93 Celsius au sol. On ne s’y balade pas les pieds nus… Les rangers regorgent d’histoires morbides pour bien vous faire prendre conscience de la dangerosité de cette intense chaleur. Les panneaux «Heat can kill» sont assez fréquents ! Déjà, début avril lorsque nous y étions, il faisait 30 degrés Celsius.

Une autre spécificité unique du parc, d’à peine 125 kilomètres de long, est la plus grande amplitude d’altitude des États-Unis, avec le point le plus bas situé à 85,5 mètres sous le niveau de la mer, à Badwater et le Mont Whitney qui culmine à plus de 4 400 mètres. C’est le parc des extrêmes. La vallée de la mort n’a en fait que son nom de morbide car elle regorge d’une faune et d’une flore riches et diversifiés. En effet, plus de 400 espèces différentes ont pu être recensées, notamment des coyotes, des renards nains, des lynx, des pumas, des cerfs et des mouflons. Les serpents, tel le crotale de Mojave, sortent surtout la nuit dans les zones de cactus et d’arbres de Josué. Plus sympathiques et inoffensifs, les lézards, particulièrement nombreux, sont très présents et se défilent très vite à votre approche.

Alors voici donc nos 5 incontournables de Death Valley National Park !

1- Dante’s View

Dante’s View

Arrivant par Death Valley Junction, la 190, le premier site qui s’offre à nous, par une route escarpée, interdite au véhicule plus long que 25 feet, est le Dante’s View avec un panorama magnifique et grandiose sur la partie centrale de la vallée de la mort du haut de ces 1 676 mètres au-dessus du niveau de la mer. La vue nous présente déjà un programme de visite éblouissant dont  le bassin de Badwater et le Telescope Peak, en face, qui se dresse à 3 353 mètres d’altitude. On mesure l’immensité et la grandeur du site et on se sent minuscule devant tous ces paysages à perte de vue… Par temps clair, on peut voir jusqu’à plus de 100 kilomètres …

2- Artists Drive et Badwater Basin

Sur la même route se trouve deux sites qui font la renommée du parc, le Artists Palette  et le Badwater Basin

Mon coup de coeur du parc fut la Artists Drive, route en sens unique, interdite aux véhicules de plus de 25 feet. Les couleurs exceptionnelles sur cette piste sont un bijou de la nature, voire surnaturel. Les montagnes, telle une palette d’artiste, nous offrent du rose tendre, du turquoise, de l’ocre, du bordeaux, de l’orange, du vert tendre au vert forêt … un bouquet de couleurs hallucinantes. Les amateurs de photos seront ravis, c’est un vrai chef d’oeuvre !

Badwater Basin

Plus loin sur la 190, un spectacle totalement différent presque lunaire  se présentera à vous au Badwater Basin ! On se croirait presque chez nous au Québec sur un lac gelé. Ces formations de sels et de boue séchée en forme de saucières constituent la plaine de Badwater, point le plus bas des États-Unis avec une altitude de 85,5 mètres sous le niveau de la mer. On retrouve d’ailleurs ancré dans le montagne un panneau indiquant le niveau de la mer … cela permettant de visualiser encore mieux l’effet de profondeur. Cette vaste étendue blanche et éblouissante, est le reste d’un immense lac salé asséché. S’il n’y avait qu’un site à voir à Death Valley, ce serait celui-là !

3- Twenty Mule Team Canyon et Zabriskie Point

Cette piste de moins de trois kilomètres,  à circulation en sens unique, serpente à travers le magnifique décor de Badlands dont les couleurs de la pierre passent de l’or, au vert forêt, en passant par le beige et le rouille… des couleurs automnales au pays du désert. Pour la petite histoire :  À l’époque minière, la région était riche en gisement de minéraux dont le Borax, utilisé dans de multiples domaines pour la composition du verre mais également dans la composition du savon. Les convois acheminant ce minerai, composés de 18 mules et 2 chevaux, empruntaient alors cette unique piste, d’où le nom de cette petite route sinueuse.

Zabriskie Point

À quelques kilomètres de là se trouve également un point de vue à voir, le Zabriskie Point très facile d’accès permettant à tous de profiter d’un panorama magnifique. C’est un des sites recommandé, par les rangers, pour les lève-tôt, pour assister au sublime sunrise !

4 – Mesquite Sand Dunes

Mesquite Sand Dunes

Magnifique dunes de sable doré, ayant, nous l’avons appris là-bas, servi de décor pour la série Star Wars. Le cadre est idyllique et particulièrement photogénique à l’aurore. Le soleil donnant une couleur cuivrée aux millards de grains de sable issus de l’érosion des montagnes aux alentours créant ainsi au cours des siècles, les dunes d’aujourd’hui. Il est facile de s’y promener mais n’oubliez pas votre gourde ou bouteille d’eau. L’escalade des dunes pour admirer le paysage vaut les gouttes de sueurs … la plus haute, la star dune, est à environ 3.2 kilomètres. On l’a fait ! 

5 – Ubehebe Crater

Ubehebe Crater

Extraordinaire que ce grand cratère volcanique de 237 mètres de profondeur, 800 mètres de diamètre, situé dans le secteur des Cottonwood Mountains qui n’aurait pas plus de trois cent ans ! Ubehebe doit son origine à une explosion géante de gaz et de vapeur d’eau due à une brusque remontée de magma qui a atteint la nappe phréatique. Pour imager plus facilement le phénomène, c’est un peu comme si vous retiriez la soupape d’un presto, la pression libérée puissamment serait à l’origine de ce cratère.

La promenade sur le contour du cratère est impressionnante. Elle dure une heure. On recommande. Pour les plus courageux ou endurants, dont nous ne faisons pas partis, il est possible de descendre au fond du cratère. La descente est facile mais la remontée longue et laborieuse surtout par grande chaleur. 

Pour conclure, le Death Valley National Park est, pour nous, un des parcs nationaux qui offre le plus de découvertes à faire et à voir. Il y a ici une telle variété de curiosités qu’idéalement plusieurs jours sur place sont nécessaires pour en profiter au maximum.

La Nouvelle-Orléans, NOLA la fière !

Fondée en 1718 par Jean-Baptiste Le Moyne de Bienville, explorateur natif de Montréal, surnommée NOLA ou Big Easy pour la nonchalance qui y règne, La Nouvelle-Orléans séduit par son architecture et son hospitalité. C’est la plus grande ville de Louisiane, berceau d’une culture à part dans l’histoire des États-Unis où les tam-tams des rites vaudous s’harmonisent avec les rythmes joyeux des fanfares et du jazz. On s’y sent presque chez nous à lire en français les noms des rues, celles des Ursulines, de la rue Saint-Pierre.  La fleur de lys, emblème de la ville, s’affiche fièrement partout, des poubelles aux bâtiments gouvernementaux. Les gens sont fiers de leur héritage français passant un peu plus sous silence la présence espagnole. Mais incontestablement, NOLA, c’est le métissage des histoires coloniales française, espagnole, portugaise, américaine, anglaise et de celle des pays ouest-africains, d’où venaient les esclaves. C’est vous dire la richesse de cette culture aujourd’hui ! La Nouvelle-Orléans ne ressemble à aucune autre ville. Elle est unique et splendide. 

Nous avons eu la chance de vivre le Mardi Gras durant une semaine. Les festivités de ce carnaval durent un mois. Des « Krewe » (parades) défilent durant des jours, occupant tout le cœur de la ville, de Saint Charles Avenue à Canal Street, du French Quarter à Tremé. On y voit des chars colorés, des groupes costumés, des fanfares et orchestres de prestigieuses écoles paradant fièrement au son des tambours et trompettes. La police et tous ces corps font partie de la fête. 

1-French Quarter : est bien évidemment un incontournable, celui dont toutes les agences de tourisme parlent. Cela vaut incontestablement la visite sur deux journées au moins, le quartier étendu est à découvrir à pied ou en vélo. Il nous transporte dans le temps et offre un aperçu de la Nouvelle-Orléans coloniale avant la guerre de Sécession. Bien que l’architecture soit d’influence espagnole, deux incendies, durant l’ère française, détruisirent la majorité du quartier. L’âme y est française et les Néo-Orléanais sont fiers de se réclamer de ce patrimoine culturel. Flânez au gré des rues, n’hésitez pas à revenir sur vos pas. Il y a beaucoup à voir tant par la diversité des maisons et bâtiments que par les lieux historiques. N’oubliez pas la place d’Armes, devant la cathédrale Saint-Louis, où les artistes et les diseuses de bonne aventure offrent leur prestation. Aux plus téméraires, la chance de découvrir leur avenir … 

2- Faubourg Marigny : beaucoup moins touristique et plus authentique c’est le quartier pour aller écouter du jazz sur la Frenchmen Street. Le quartier très sympathique, autrefois peu recommandable, regorge de jolies petites maisons colorées, de murales et surtout de bars pour écouter live de l’excellent jazz. Nous avons aimé le Bamboula, pour son cadre et l’excellence de ces musiciens. Une murale en l’honneur de Louis Armstrong est aussi à photographier ! Et pour les amateurs de bouquins, allez faire un petit tour chez Frenchmen Art&Books

3- Tremé est LE quartier afro-américain historique, mon coup de coeur. À l’époque de l’esclavage, c’était le quartier des « gens de couleur » libres. On retrouve là aussi de jolies petites maisons colorées. Il y règne une ambiance bohème et nonchalante. La parade lors du Mardi Gras à Tremé a une ambiance unique. Les habitants étant invités à créer leur costume à base de fèves rouges, le résultat est spectaculaire et magnifique. Le Louis Armstrong Park, en l’honneur du célèbre musicien se doit d’être visité. On y retrouve également des statues de Sydney Bechet et Mahalia Jackson, icônes du Jazz. Le Congo Square, partie intégrante du parc, rappelle à notre mémoire, le sombre passé de la Louisiane, celui des esclaves. À l’époque de la Louisiane française, ces derniers s’y réunissaient le dimanche pour jouer de la musique et se retrouver entre eux. Cette place est donc symboliquement considérée comme le lieu d’origine du jazz.  

4- Visite guidée : Ne voulant pas quitter la ville sans en connaître les éléments historiques essentiels qui ont fondé l’âme si unique de La Nouvelle-Orléans, nous avons décidé de faire une visite guidée et pour ne perdre aucun détail, de surcroit en français. Monde Créole nous proposait exactement le circuit que nous désirions, visite du French Quarter. La visite d’une durée de trois heures, passée à une vitesse éclair était menée par Lynn, une américaine férue d’histoire et d’anecdotes. La visite guidée en petit groupe permet d’accéder à des lieux insolites et privés. On sort des sentiers battus, le fil conducteur de la visite étant basé sur l’histoire véritable, d’un jeune homme parti d’Ardèche et de sa famille durant deux siècles. C’est la petite histoire dans la Grande qui nous est contée avec beaucoup de références historiques et détails de l’organisation sociale et économique des créoles et des esclaves et des américains. Passionnant ! 

Le Monde Créole / Insider’s French Quarter tours : 606 Royal St, New Orleans, LA 70116 – Tel : (504) 568-1801 – http://mondecreole.com  

Tarif : 28 $US/personne 

Durée : 3 heures 

5- Pour les dents sucrées, à gouter les beignets avec un café au lait. Le café, l’institution reconnue est le Café du Monde. Personnellement j’ai trouvé que c’était une véritable usine, ouvert 24/24, une attrape à touristes (dont je fais partie) dont la file d’attente ne désemplit pas Mardi Gras ou pas ! Pas certaine que la réputation des fameux beignets du Café du Monde soit encore à la hauteur. Ceux que j’ai dégustés au Village Cajun Coffee House étaient tout aussi savoureux, délicieux et frais… question de goût, dira-t-on !  Mais cela reste et demeure, un incontournable ! 

Bonus (en dehors de La Nouvelle-Orléans)

6 – Excursion dans les forêts inondées : Au-delà, de chercher à voir absolument des alligators, faire une balade en bateau à moteur permet de voguer dans un cadre naturel absolument magnifique et unique que ces forêts inondées. Ces havres de paix permettent d’explorer la flore et la faune de ces habitats si particulier où plus de 205 espèces d’oiseau sont recensés. Il existe de nombreuses agences allant de la très trappe à touristes, à la plus respectueuse des lieux. Il faut savoir bien choisir. Nous avons opté, sous la recommandation de locaux, pour Champagne’s Cajun Swamp Tours car on nous avait parlé de guides cajuns, des vieux, de ceux qui parlaient encore français et qui connaissaient les marécages comme leur poche. Bryan, le sympathique propriétaire, nous accueille effectivement avec ce franglais cassé qui nous fait sentir un peu chez nous.  

Champagne’s Cajun Swamp Tours : 1151 Rookery Rd, Breaux Bridge, LA 70517 – Tel : 337-230-4068 – Mail : champagnestours@gmail.com 

Durée : de 90 à 120 minutes 

Départ : 8:00 / 10:00 / 11:30 / 13:00 / 15:00 / 17:00 – En haute saison, il est préférable de réserver par téléphone ou courriel 

Tarifs : 20$US / adulte – 10$US / enfant de moins de 12 ans 

Grand plus, ce site est accessible aux personnes à mobilité réduite. 

Nashville, plus que du country !

La capitale du Tennessee est bien plus que la Capitale de la musique country, le plus important, à Nashville, c’est l’ambiance et l’énergie que la ville dégage. Les gens sont gentils et accueillants et la musique est omniprésente. C’est la reine de la ville car ici, la musique n’a pas d’âge, de couleurs ou de sexe. Pour ceux qui ne raffolent pas de country, les quartiers EastNashville ou Gulch vous séduiront par leurs terrasses et leurs boutiques et les amateurs de street-art seront ravis. Beaucoup de visiteurs craque pour la plus musicale ville du monde. Nous aussi ! Impossible que vous ne le soyez pas alors enfilez vos bottes ou vos baskets et comme disait l’autre « On a tous quelque chose de Tennessee ».

1 – Broadway

La première chose à faire en arrivant à Nashville est incontestablement de se balader sur Broadway. L’artère principale de la capitale de la Country Music, celle où se trouve une enfilade de bars et boutiques mettant à l’honneur la musique et le country style. N’hésitez pas à enter dans les boutiques pour le plaisir des yeux et même essayer des bottes western et chapeau de paille ou feutre pour la pose photo et vous sentir quelques minutes dans la peau d’un(e) cowboy/girl. Ça vous plongera immanquablement dans l’ambiance. Allez jusqu’au bout de la rue et poussez un peu plus loin jusque sur le pont piétonnier pour avoir une vue splendide sur le Downtown de Nashville, un skyline de toute beauté.

2 – Country Music Hall of Fame Museum

Il y a deux musées Hall of Fame à Nashville mais nous avons choisi celui se concentrant sur la culture, l’histoire et les artistes country, le Country Music Hall of Fame Museum. L’autre sans doute fort intéressant à visiter mais plus axé sur les musiciens en général. Comme nous avouons notre inculture en le domaine, il nous semblait important de repartir avec une base 101 de la Country. Le musée est vraiment riche en histoire. On y apprend l’origine et les influences qui ont crée ce style musical.  On y retrouve des objets allant des tenues colorés et stylés des plus grands à la voiture plaquée or et nacre d’Elvis Presley, ou celle très personnalisée de Web Pierce. Le Wall of Fame permet de connaître les grands noms et de découvrir les pionniers du country. Adresse : 222 5th Ave S, Nashville, TN 37203

3 – Goo Goo et Capitole 

On n’a pas vraiment goûter à Nashville, si on n’a pas croqué dans un Goo, Goo Clusters, ce fameux biscuit, spécialité de la ville combinant chocolat au lait, caramel , cacahuètes et nougat à la guimauve. Adresse : 116 3rd Ave S, Nashville, TN 37201

Tout ce sucre vous donnera l’énergie pour vous rendre à quelques pas de là, voir le Capitole de Nashville, impressionnant et encore imposant malgré les buildings qui l’entourent. Il est possible d’en faire la visite mais il était fermé quand nous étions : Jour du Président – férié.

4 – Wildhorse Saloon

Rien de tel que quelques pas de danse en ligne pour finir d’éliminer les calories du Goo Goo. Au Wildhorse Saloon, on peut prendre un verre, manger et même participer à des cours de danse en ligne.

À vivre et à faire, oser et se laisser emporter par la musique et les directives. Et même si on tourne du mauvais côté et qu’on s’enfarge les pieds , cela est inusité et on s’amuse, je vous le garantis. Adresse : 120 2nd Ave N, Nashville, TN 37201

5 – Blue Bird Cafe

Une institution ! Un incontournable ! Le Blue Bird Cafe est un resto/cabaret tout petit (90 places assisses) où ceux qui réussissent à avoir une place ont le privilège d’écouter des artistes reconnus tout en sirotant une bière ou en mangeant. Une ambiance détendue, intimiste et en contact direct avec les artistes qui sont assis au milieu de la place. Obligation de consommer pour au moins 10 $US/personne mais interdiction de filmer. Nous avons eu beaucoup de chance nous sommes arrivés sans réservation et avons eu deux places mais il est fortement recommandé de réserver surtout si vous arrivez en groupe.  Adresse : 4104 Hillsboro Pike, Nashville, TN 37215

Coup de foudre pour Charleston !

Charleston- Caroline du Sud

Comment ne pas avoir un coup de foudre pour Charleston, ville remplie d’histoire, de drame et de passion, de gloire et de honte ! En effet, la ville au passé sombre brille désormais au point d’avoir été élue la meilleure ville du monde par Travel + Leisure’s World’s Best Awards. Petit cours d’histoire 101 : Fondée en 1670 par les Anglais, Charles Towne, en l’honneur de son roi, était au début une simple  colonie, devenue au siècle suivant une ville commerciale importante et, tristement, le centre névralgique de la traite des Noirs dans les années 1730.  La ville et sa région accueillirent aussi de nombreux Huguenots chassés par la révocation de l’édit de Nantes, qui s’installèrent dans le centre-ville de Charleston, et formèrent le quartier français.  Mais en 2019, la petite ville en bord de mer accumule les avantages pour nous séduire : architecture variée, patrimoine colonial impressionnant, maisons Antebellum, églises, plantations historiques, plages… Charleston conjugue la douceur de vivre, le charme authentique avec la variété des boutiques et restaurants typiques. 

Voici nos cinq incontournables à faire lors de votre visite à Charleston :

1 – Flâner dans le centre historique de Charleston et admirer les rues bordées de belles maisons de type « antebellum », arpenter le quartier français et la Meeting Street absolument splendide !

2- Visiter une maison historique, il y en a plusieurs. Nous avons opté pour la maison de Nathaniel Russell et son bel escalier. Pourquoi celle-ci ? L’histoire nous a marqué, la famille Russell y vivait confortablement avec ses 18 esclaves !

Nathaniel Russell House 
51 Meeting St
Charleston, SC 29401

3 – Faire un tour de calèche est certes plus romantique dans cette ville, mais comme il pleuvait lorsque nous y étions, nous avons opté pour un tour guidé en minibus que nous vous recommandons. Il y a tant à apprendre et découvrir qu’un guide devient incontournable. Pineapple Tour Group (22$ par personne vraiment bien investi !) Après 90 minutes avec un guide hors pair, nous avions un excellent horizon de la ville et son histoire et surtout une excellente recommandation pour notre incontournable suivant !

Pineapple Tour Group – Visite guidée

4 – Déguster la SHE CRAB SOUP, un délice ! Cette soupe proche d’une bisque, à base de crème onctueuse, de bouillon de crabe, de chair de crabe bleu et (traditionnellement) d’oeufs de crabe, et enfin d’un peu de sherry, vous fait frémir les papilles gustatives !

5 – Pour ne pas oublier … La Caroline du Sud a été un haut-lieu de l’esclavage, et même si Charleston a interdit les marchés d’esclaves en plein air au milieu du 19ème siècle, les marchés enclos ont subsisté un peu partout en ville. Un d’entre eux, le Old Slavery Market, devenu musée, retrace l’histoire du commerce des esclaves et les “techniques de vente “ et les mises aux enchères de ces pauvres hommes et femmes.

Old Slave Mart Museum
6 Chalmers St
Charleston, SC 29401

Old Slave Mart Museum – Charleston Caroline du Sud

Cendrine et Claude

Cendrine : « J’adore voyager ! Je dis toujours que je suis née dans une valise … ou plutôt un sac-à-dos  Si j’avais à me présenter comme un animal, je serais une tortue, avec ma maison sur le dos, je vais loin, tranquillement mais sûrement. Je suis une amoureuse des cultures, des découvertes, des paysages tant urbains que sauvages. Passionnée également de photos, les voyages me permettent de capter les beautés de ce monde. J’ai déjà une bonne expérience de baroudeuse ayant séjourné dans la plupart des pays d’Europe de l’Ouest, de l’Est et du Sud. En 2013, j’ai plié bagage et ai parcouru en solo 11 pays en 6 mois à la mode couchsurfing du Maghreb à l’Asie expérimentant même le camping avec les singes en Inde. Mon diction : « Le voyage, c’est la vie » Et sinon professionnellement, on va dire que j’ai une bonne base dans le domaine des coms. Mon pays, c’est le Québec alors fièrement, je veux continuer de parcourir le monde pour apprendre mais aussi pour présenter ma belle Province aux curieux de ce monde.

Claude : À la découverte de soi et des autres, ici et ailleurs, telle est ma devise! L’être humain et le monde se révèlent souvent très différents et bien plus étonnants qu’on ne l’avait pensé avant d’en faire la connaissance. On en a tous fait l’expérience un jour ou l’autre. D’une personne à l’autre et d’un pays à l’autre, l’œil attentif peut parfois voir ce qu’il n’aurait jamais imaginé. Tellement de réalités et d’histoires méritent d’être racontées. Après une trentaine d’années au service du gouvernement du Québec chez-nous et en Europe, dont douze en Allemagne, j’ai maintenant la liberté de découvrir le monde à ma guise, de le regarder de mon point de vue à moi et de le dire à ma façon. Bienvenue dans notre road trip en VR dans un monde que je vous raconterai en prenant plaisir d’en faire ressortir les aspects les plus inattendus.