Pourquoi, j’aime tant voyager seule ? Cendrine

Oui, je sais, nous sommes les Deux Québécois autour du monde. Depuis maintenant plusieurs années, nous voyageons à deux et c’est génial. Toutefois la nostalgie du voyage solitaire m’habite parfois. Souvenir de ce voyage inoubliable en 2013, où seule, équipée d’un unique sac-à-dos, je suis partie, durant six mois, de Québec jusqu’à Varanasi, en Inde en passant par plus de onze pays dont le Liban, le Kazakhstan, l’Arménie, la Géorgie, l’Algérie, la Tunisie, Israël, Chypre, l’Espagne, la Turquie et la Bulgarie.

On me demandait encore ces derniers jours : « Pourquoi un tel voyage ? » Pas de réponse mais une question m’est venue à l’esprit : Que signifie le voyage pour moi ? J’ai eu envie de me prêter à un petit jeu, histoire de débroussailler un peu mes idées, de chercher une piste d’explication.

Pourquoi, j’aime tant voyager seule ? Parce que : 

  • Je veux découvrir d’autres façons de vivre, de penser, d’être. Cela semble une lapalissade et pourtant j’ai constaté, il y a peu, que certains voyagent sans jamais se confronter à la culture du pays visité. Ils photographient leur décor, filment de beaux paysages mais les acteurs importent peu. Ils dérangeraient presque même … Moi, je rêve qu’ils me dévoilent leurs secrets, leur histoire, qu’ils me montrent leur fierté. Toc, toc, toc, laissez-moi entrer, s’il vous plait !
  • Je veux apprendre, écouter, partager ; sourire à des vieilles dames assises aux abords d’une église comme à Sofia, en Bulgarie, écouter des langues aux sonorités remplies de secrets, me laisser méduser par ces chants tel Ulysse qui entreprit un long voyage.
  • Être émerveillée devant un lever du soleil, là-bas, ailleurs, je ne sais où et pleurer de bonheur parce que, pour moi, c’est ça le vrai bonheur. Ces souvenirs enfouis en moi à jamais. Ces images gravées au fond de ma pensée. Je veux me nourrir de ces clichés par mon esprit photographié.
  • Je désire goûter d’autres saveurs, sentir d’autres odeurs, expérimenter pour que mes sens soient rassasiés. Mes papilles curieuses s’impatientent toujours.
  • Je veux connaître et pousser mes limites. Seule, loin, aurais-je la force physique et morale ? Quand m’écroulerai-je ? Où serai-je quand viendra le moment de m’effondrer en petite boule et de pleurer d’ennui, d’immense solitude, de fatigue, de découragement. Je ferai quoi ? Les embûches, les obstacles, je connais. Toujours jusqu’à présent, je me suis relevée. Mais là-bas, y arriverai-je ?
  • Je veux me perdre, me sentir petite parmi toutes ces âmes, n’être qu’une petite souris curieuse, voyeuse, passer presque inaperçue pour ne pas déranger et que rien ne change, pour être témoin de leur quotidien. 
  •  Pour m’ennuyer de tous ceux qui me sont chers, ceux que j’aime, ceux qui me sont si précieux ; pour les apprécier encore plus. Pour goûter au manque de l’autre, de sa peau, de son odeur, de sa voix.

En résumé, voyager seule, nous entraîne loin, très loin dans notre territoire intérieur… On bourlingue sur des routes, on découvre de nouveaux horizons et on apprend à mieux se connaître. On gagne en assurance et on rentre au bercail en étant devenue sa véritable meilleure amie. En cours de route, il y a des hauts, des bas et des moments de grande solitude où on se demande: «Mais qu’est-ce que je fais ici, si loin des miens ? ». On doute, on s’écroule, on regrette presque parfois mais ces moments sont vite balayés par d’autres remplis de ces petits et grands bonheurs vécus et tant encore à vivre ; de rencontres extraordinaires et d’expériences hors du commun. En fin de compte, tout ça nous confirme que non, le voyage est ancré en nous, au-delà des épreuves et de la solitude. 

Seule, loin, inévitablement, on dépasse ses frontières personnelles pour aller vers l’autre. Voilà bien des pistes, le long du chemin à réfléchir, au cours des jours à méditer mais surtout j’ai pris conscience « qu’on peut voyager non pour se fuir, chose impossible, mais pour se trouver » – Jean Grenier

Et vous, pourquoi, voyagez-vous ?

Jouer les touristes chez soi, pas besoin d’aller bien loin pour s’amuser !

La région touristique de La Jacques-Cartier, une montage de possibilités

On s’imagine à tort, trop souvent, que pour s’évader, voyager, se gâter, il faut prendre le large pour une destination lointaine, voire exotique. Eh bien, on va vous montrer que c’est complétement faux ! 

Ainsi, de Québec, où nous résidons, on a décidé, le temps d’une fin de semaine, de nous diriger vers les cantons unis de Stoneham-et-Tewkesbury et les alentours pour prendre une bouffée d’air et vivre un séjour nature et authentique. En fait, on a eu envie de jouer les touristes chez nous.  À 20 minutes du centre-ville de Québec s’offre à nous un immense terrain de jeu où la nature est reine, la table excellente et les activités, infinies pour les grands comme les petits.

Avant tout, il fallait trouver un place pour le dodo, délaissant le temps d’une nuit, pour faire changement, notre van. Sous la recommandation de Tourisme Jacques-Cartier, nous avons passé la nuit au motel. Et là, j’en vois déjà quelques-uns avec les gros yeux ronds, l’air de dire : sortir de chez soi pour aller au motel ?!? C’est un fait que nous pensions, comme beaucoup, que les motels, c’est poche et dépassé, qu’on y dort mal et que c’est désuet ! Que nenni, préjugés !

Sachez qu’au Motel Abricafé à Stoneham, Nathalie, la sympathique propriétaire, a su remettre le tout au goût du jour avec toutes les commodités. Il y a même une petite boutique offrant de articles faits mains par des créateurs de la région. Nathalie fait elle-même de très jolis savons que vous aurez la possibilité de choisir pour votre chambre ainsi que les huiles essentielles pour votre diffuseur. N’est-ce pas que nous sommes loin du motel d’antan ?

Chaque chambre a tout l’équipement nécessaire pour vous permettre de petit déjeuner tranquillement. Nous vous recommandons d’ailleurs d’aller chercher les meilleurs croissants de la région de Québec chez Pascal le Boulanger, à deux minutes de là. 

Durant les beaux jours, il est même possible d’utiliser la terrasse avec barbecue et tous les accessoires de la cuisine extérieure.  Vraiment sympa !

Quand nous affirmons que la région est un immense terrain de jeu, nous n’exagérons pas! Randonnée, vélo de montagne, kayak, équitation, golf, surf à pagaie, piste d’hébertisme, tyrolienne, ski, raquette, motoneige, ski de fond, traineaux à chiens et nous en oublions assurément plein ! La région touristique de La Jacques-Cartier est un milieu exceptionnel,  et cela à seulement vingt minutes du centre-ville de Québec. Elle nous est offerte sur un plateau d’argent, avec ses montagnes, ses rivières, ses lacs, ses marais et ses forêts à perte de vue! Quoi demander de plus pour s’évader?

Amateurs de randonnées, nous avons parcouru les sentiers de la région à cœur joie. Nous vous recommandons donc :

L’incontournable Vallée de La Jacques-Cartier

Le Parc national de la Vallée de la Jacques-Cartier, géré par la Sépaq, propose une panoplie d’activités pour tous les goûts : en famille, entre amis ou en solo, pour les débutant ou les experts. Hôte de l’une des plus belles vallées glaciaires au Québec, la spectaculaire vallée de La Jacques-Cartier propose plus de 100 kilomètres de sentiers de randonnée pédestre permettant d’admirer des paysages grandioses et époustouflants.

Pour combler tous vos désirs d’activités sportives et physiques, de découvertes et de besoin de nature, consulter le site du Parc national de La Jacques-Cartier. Il y a tant à faire et ce, douze mois par année !

Surtout n’oubliez pas que vous êtes sur le terrain de jeux des ours, des loups et de nombreux autres animaux … 

Une très belle découverte : les Marais du Nord

Situés aux limites de Stoneham-et-Tewkesbury et de Lac-Delage, les Marais du Nord sont un parc naturel unique et idéal pour les randonnées en famille. Il permet de découvrir une faune riche et une flore inusitée dans la région de Québec. Sur plus de 8 kilomètres de sentiers d’interprétation, on explore un paradis naturel qui permet de comprendre l’importance des milieux humides et d’en apprendre davantage sur l’histoire insoupçonnée du lac Saint-Charles. Il est également possible d’y faire du canot et du kayak. N’oubliez pas d’apporter vos jumelles car vous pourrez y observer près de 160 espèces d’oiseaux, dont 44 aquatiques, qui vivent dans leur habitat naturel. Un site parfait pour s’initier à l’ornithologie!

Un trésor méconnu, le sentier de la Montagne à deux têtes

Vous savez, chers amis Facebook des Deux Québécois autour du monde, que nous adorons trouver des lieux moins fréquentés, des petits secrets que nous vous dévoilons. Ce sentier en est un ! 

En effet, nous avons exploré un très beau circuit en boucle de près de 10 kilomètres permettant d’accéder au sommet du sentier de la Montagne à deux têtes à Sainte-Brigitte-de-Laval.

L’effort de la montée et les gouttes de sueur en valent la peine, car on arrive à deux magnifiques points de vue : celui du Deltaplane, qui donne sur la vallée du secteur Labranche, et celui de la Montagne à deux têtes, qui surplombe la vallée de la Montmorency. Par temps clair, on aperçoit le centre ville de Québec et le fleuve Saint-Laurent, une trentaine de kilomètres au sud. Spectaculaire!

Une jolie forêt pour des balades en toute tranquillité

Mais on n’est pas toujours obligé d’escalader des montagnes, n’est-ce pas ? La station Duchesnay, gérée par la Sépaq, offre 27,5 kilomètres de sentiers de randonnée peu accidentés, certains bordant même le lac Saint-Joseph. Le site accueille les toutous en laisse. On aime les lieux #dogsfriendly 

Et, après l’effort, vient le réconfort

Quoi de mieux qu’une bonne bouffe pour se gâter après une merveilleuse randonnée?  En mode take out, nous avons pu savourer, en exclusivité, les prochains plats du menu « après COVID » de la Microbrasserie La Souche, à Stoneham. Vous auriez dû nous entendre : des Wooow, des Aaaaah, des Ooooh ! Tout était tellement original, bon, savoureux et plein de saveurs. On en salive encore, rien qu’à y penser. Une image valant mille mots, voici ce que vous pourrez bientôt déguster sans modération : des POGOs de thon avec légumes marinés du jardin (et oui ! le jardin est derrière la bâtisse), des Pizzas pochette (la « LumberJack » et la « ritale »), les très populaires « Boules du bûcheron » et la poutine au bœuf et bacon, sauce Cheeseburger, miam, miam, miam !

En plus, à la microbrasserie La Souche, une pâtissière « démoniaque » règne sur le rayon dessert…et ses créations sont exquises. Vous serez ensorcelés ! On avoue tous nos péchés de gourmandise et avoir pris beaucoup de plaisir à se faire exploser les papilles de l’entrée au dessert. 

Voilà, on vous l’avait dit, il y a beaucoup, beaucoup à faire et à voir, à tel point que nous y reviendrons bientôt pour explorer les trésors d’hiver et les coins détente … histoire de se détendre un peu … après toutes ces explorations ! Alors Tourisme Jacques-Cartier, on se dit à bientôt, sous la neige pour des découvertes inusitées !

QUÉBEC, LES 10 PLUS BELLES RUES

Place D’Youville

C’est en arpentant les rues de la capitale nationale, qu’on a réalisé combien notre ville est belle et photogénique, combien il fait bon s’y promener, se laisser aller au gré du vent et découvrir au coin d’une rue, un de ces petits trésors dont regorge la capitale.

Incontestablement, Québec est une destination touristique de premier plan. Elle jouit d’un charme authentique et incarne ce savoureux mélange d’Europe et de Nouveau Monde. Rien n’est plus agréable que de déambuler dans ses rues tortueuses et pittoresques, où rien n’est à angle droit, et au bout desquelles on imagine un riche passé et on découvre de nouveaux horizons.

« Suivez-le guide » et laissez-vous éblouir par les plus belles rues de Québec !

Rue du Cul-de-Sac

C’est la rue instagrammable de Québec ! Pourtant, longtemps ignorée, cette rue est maintenant très visitée par les touristes d’ici ou d’ailleurs grâce à ses célèbres parapluies colorés. À l’origine, cette ruelle longeait le premier port de la Nouvelle-France, l’endroit étant connu sous le nom de l’Anse du Cul-de-Sac et du havre du Cul-de-Sac. Il s’agissait alors d’un véritable carrefour entre la réception et l’expédition des marchandises, un point important de l’économie locale.

Rue Sous-le-Cap

C’est souvent par hasard, en se baladant dans les rues du Vieux-Québec, que l’on découvre la rue Sous-le-Cap, l’une des plus singulières de la Ville de Québec. En effet, la rue Sous-le-Cap ne mesure que trois mètres de largeur. Elle est bordée d’un côté par l’arrière des maisons de la rue Saint-Paul et, de l’autre, par le Cap qui tombe presque perpendiculairement. Les escaliers de la cour arrière des bâtiments lui donnent un cachet unique et pittoresque.

Rue Saint-Louis

Bordée de nombreux restaurants, la rue Saint-Louis attire les touristes gourmets d’ici ou d’ailleurs. En passant sous l’arche de la Porte Saint-Louis, vous entrerez au cœur du Vieux-Québec et pourrez vous rendre jusqu’à la terrasse Dufferin. La rue Saint-Louis renferme un petit trésor à découvrir pour les plus observateurs : un boulet de canon emprisonné à jamais au pied d’un grand orme d’Amérique. Saurez-vous le trouver ? 

Rue Saint-Jean

Artère importante, la rue Saint-Jean, est une des plus anciennes voies publiques de la Ville de Québec et s’étend du Vieux-Québec au quartier Saint-Jean-Baptiste. Elle est même le point de départ du Chemin du Roy, route historique qui se rend jusqu’à Montréal.

Rue Hébert

Bien nichée derrière les remparts du Vieux-Québec en Haute-Ville, la rue Hébert offre une enfilade de jolies maisons ancestrales québécoises aux portes cochères typiques, aux ouvertures encadrées de pierre et aux toits de tôle colorés à la canadienne. Une rue parfaite pour un décor de film d’époque, un parfum d’histoire avec, en toile de fond, digne et imposant , le Séminaire de Québec et ses lanterneaux . En empruntant la rue Hébert, on remonte d’un seul coup au 18e siècle.

Rue Petit-Champlain

Il s’agit certainement de la rue la plus touristique de la Ville de Québec et on comprend bien pourquoi. Été comme hiver, de jour comme de nuit, cette rue piétonne à l’ambiance chaleureuse est féérique. C’est une véritable carte postale où les boutiques,  joliment décorées, mettent en valeur les produits de chez-nous. Difficile de croire qu’au 17e siècle, la « rue du Petit-Champlain » n’était qu’un sentier boueux qui menait à la fontaine de Champlain. Pour la petite histoire, à l’origine, cette rue s’appelait Petite rue Champlain. Toutefois, après l’immigration et l’installation de nombreux Irlandais dans le quartier, son nom fut traduit par « Little Champlain Street ». Plus tard, ce nom fut à nouveau francisé littéralement par « rue du Petit-Champlain ». Amusant et fidèle à cet accent d’Amérique si particulier !

Avenue Saint-Denis

Ne vous détrompez pas, nous sommes bien dans la Ville de Québec ! Peu connue, c’est pourtant selon nous, la rue qui offre la plus belle vue sur le Château Frontenac, la terrasse Dufferin et notre majestueux fleuve Saint-Laurent. L’avenue Saint-Denis permet d’accéder à la terrasse Pierre Dugua de Mons, une petite oasis de verdure surplombant le Vieux-Québec et ceinturée par la Citadelle de Québec. Voici un secret enfin dévoilé !

Rue Saint-Antoine

On pourrait presque trouver à la rue Saint-Antoine, avec ses escaliers extérieurs, un petit air new-yorkais… Mais si vous baissez les yeux des hauteurs des buildings, vous pourrez voir sur le pavé, à trois endroits, des pierres plus sombres indiquant, par leur ondulation, l’emplacement du fleuve à trois époques différentes. En 1608, lorsque Samuel de Champlain et ses hommes arrivent à Québec, les berges sont situées très près de la falaise. Vers 1700, le manque de terrain habitable se fait sentir et les autorités obligent les riverains à combler les battures. Puis, vers 1800, les marchands construisent de nombreux quais et transforment alors tout le front fluvial. On vous l’avait dit : des trésors et encore des trésors…

Rue Saint-Paul

Repère des antiquaires, la rue Saint-Paul est dotée d’un cachet très européen. Il fait bon s’y reposer sur un banc public, admirer les vitrines des galeries et observer avec curiosité les objets insolites de notre patrimoine. Depuis les années 1960, les antiquaires, restaurateurs et galeristes ont remplacé les nombreux marchands grossistes qui y avaient auparavant pignon sur rue. Une ambiance définitivement très 19e siècle; on aime !

Rue Saint-Joseph

Surnommée autrefois, la « Broadway » de Québec, la rue Saint-Joseph était considérée, dans les années 1860, comme la principale rue commerciale de Québec, un peu comme les rues marchandes des grandes villes américaines, avec ses grands magasins, ses cinémas et ses tramways. Un siècle plus tard, elle connaîtra une traversée du désert avant de retrouver sa vitalité d’antan. Devenue aujourd’hui une des rues branchées de la capitale, les bars, les terrasses et les boutiques tendances redonnent à nouveau vie à cette belle rue, pleine d’énergie.

On vous souhaite une magnifique visite de Québec. En attendant le prochain article des Deux Québécois autour du monde, si vous cherchez des idées pour découvrir la Capitale nationale et ses environs, consultez le site de l’Office du Tourisme de Québec.

Et pour plus d’évasion, regardez là !

Montréal, l’art est dans la rue !

On le dit, mais je vous le redis, Montréal est un véritable musée à ciel ouvert, une galerie d’art publique s’offrant à nous, beau temps, mauvais temps, pour le plaisir des yeux et des curieux. L’art à porter de tous, il suffit juste de lever les yeux et d’admirer.

Depuis une vingtaine d’années, l’art urbain fait partie de l’ADN de la métropole, devenant partie intégrante de l’identité montréalaise, grâce aux créations qui ornent les murs, les ruelles, les ponts, certaines étant « légales », d’autres l’étant sans doute moins, mais toutes s’avérant étonnantes. Le « street art » de Montréal ne peut que plaire, car, riche et diversifié, il peut satisfaire tous les goûts. Parfois engagé, voire enragé, parfois ludique ou simplement esthétique, cet art de rue est roi dans la métropole du Québec. 

L’art urbain n’est pas que le simple graffiti autrefois tant décrié, considéré comme du vandalisme. Aujourd’hui, ce dernier a trouvé sa place, désormais reconnu, et se décline sous plusieurs formes : peinture, stickers, mosaïque, pochoir, feutres de peinture, projections murales de vidéos… souvent éphémères. Le « street art » est enfin devenu un art à part entière qui embellit les lieux publics et gratuitement par-dessus le marché.

Saviez-vous que le « street art » est né aux États-Unis dans les années 60 et a vu le jour dans le métro de New York ? À l’origine, il n’était que le vecteur d’un sentiment de colère et d’injustice. Il exprimait à travers des tags, la révolte d’une jeunesse incomprise et bouillonnante. Gustave Flaubert ne pouvait pas mieux exprimer cette ferveur en écrivant, un siècle plus tôt, «  L’art ne réclame ni complaisance ni politesse, rien que la foi, la foi toujours et la liberté. »

À Montréal, pour peu que l’on ouvre grands les yeux, peu importe le quartier où l’on se trouve, on découvre des oeuvres souvent affichées au vu et au su de tous, mais parfois cachées.  Je vous propose d’explorer avec moi les quartiers les plus florissants en matière de « street art » et de murales. Prêt pour la visite ? Suivez le guide et découvrez Montréal autrement !

Plateau Mont-Royal

Le boulevard Saint-Laurent regorge de murales et de « street art », mais le petit détour qui vous récompensera largement est le passage par les ruelles, dans les coulisses, là où les artistes en devenir s’affichent.

Les murales sont superbes. En effet, en raison de l’organisation annuelle du festival MURAL, le boulevard Saint-Laurent est l’artère où se concentre une brochette d’oeuvres impressionnantes.

Rosemont – Petite Patrie

Entre les rues Masson et Beaubien ainsi que le boulevard Rosemont, une kyrielle de murales et d’œuvres d’art de la rue sont à découvrir, l’une apparaissant un jour et l’autre s’évanouissant, mais l’ensemble restant toujours en mouvement, intensifiant le plaisir de cette chasse aux trésors.

Quartier des Spectacles

Au cœur de la métropole, l’art urbain est mis à l’honneur que ce soit par les places éphémères ou les œuvres murales. On peut y passer des heures à fouiner  et à découvrir les créations de ces artistes contemporains.

Le Village

Ici, surtout dans le coin de la rue Wolfe, l’art de rue se veut une ode aux artistes québécois. C’est bien aussi de penser à l’art de chez nous. On retrouve de superbes murales dédiées à l’unique et fantastique Clémence Desrochers et à notre Académicien national, Dany Laferrière.

Quartier chinois ou proche

Certes moins nombreuses, les murales méritent toute notre attention quand vous passerez dans le quartier chinois. Il serait dommage que vous ne les remarquiez pas, car elles valent le détour. 

L’œuvre May an Old Song Open a New World, peinte en 2015 par Gene Pendon et Bryan Beyung, accueille les visiteurs dans le quartier, à l’intersection des boulevards Saint-Laurent et René-Lévesque.

Montréal est incontestablement une destination reconnue internationalement pour ses murales, un lieu de création, une pépinière d’artistes et de talents émergents.

Le festival Mural célèbre chaque année l’art urbain sous toutes ces formes en mettant de l’avant la création de murales et l’art de rue. Ce dernier offre des visites guidées dénichant tous les petits bijoux colorés. En 1h30, vous pourrez observer une vingtaine de murales situées près du boulevard Saint-Laurent, incluant des celles de l’édition MURAL ESTIVAL 2020.

Il est impossible de faire ici la liste de toutes ces œuvres et de leurs emplacements. C’est pourquoi je vous recommande quelques sites qui proposent des circuits vraiment intéressants :

La ville de Montréal offre une carte illustrée des principales murales selon les quartiers avec les adresses exactes. Bravo pour cet outil, certes pas forcément toujours à jour (car cet art est en constante mouvance et parfois les œuvres sont elle-même taguées, malheureusement). En voici, un bel exemple, celui de l’artiste mystérieux montréalais Carnior que j’apprécie beaucoup dont les messages sont souvent intelligents et, comme j’aime, invitant à la polémique, à la réflexion.

Consultez le site de la Ville de Montréal, ici !

En collaboration avec la Ville de Montréal, Art public Montréal vise à promouvoir et faire rayonner les œuvres d’art public et leurs créateurs, présentes sur le territoire montréalais. Plusieurs parcours à thème sont offerts sur le site. Vraiment bien fait ! Consultez leur site ici !

Le site « Montréal Mur à Mur » présente des circuits pédestres détaillés très complets. Il suffit d’imprimer la carte pour se mettre en mouvement et hop, la visite est commencée!

Consultez leur site ici !

Enfin,  pour les plus branchés, il existe même une appli Mural Festival qui vous permettra de réaliser une visite audio-guidée à votre rythme, le tout se concentrant autour du boulevard Saint-Laurent.

Alors maintenant, lors de votre prochain séjour à Montréal, ouvrez les yeux et admirez, cherchez les sigles MU car comme ils le disent si bien eux-mêmes : « Telle la mue d’un animal, MU transforme Montréal en donnant à ses murs une nouvelle peau. Tout aussi vivantes, éclectiques et diversifiées que la métropole, les murales de MU font voir la ville autrement et procurent des émotions, au détour d’une rue. MU rend ainsi hommage à la beauté et à la richesse de l’expérience humaine et collective des quartiers de la métropole. » 

Pour tous ceux qui ont gardé un cœur d’enfant, une âme d’artiste, Montréal vous attend et vous en mettra plein la vue ! Belles découvertes !

Mauricie, la belle d’à côté !

Incontestablement, ce surnom de la Mauricie lui va comme un gant ! À cause de sa proximité des grandes villes du Québec, cette région reste trop souvent inaperçue, alors qu’il s’agit d’un vrai bijou à découvrir. Nous avons été charmés par cette belle si proche, sauvage, bucolique et urbaine, cette voisine que nous n’avions pas encore visitée.

Pour se repérer, la Mauricie est géographiquement située à proximité de plusieurs régions dont l’Abitibi-Témiscamingue, le Saguenay-Lac-Saint-Jean, Lanaudière et Portneuf. Cela en fait une destination à privilégier autant pour une escapade de fin de semaine que pour de vraies vacances. Nous avons eu la chance de la parcourir du nord au sud et de profiter pleinement de ces attraits, de sa nature et de ses activités. Il y a beaucoup à voir, à faire, à explorer et à découvrir que ce soit en solo, en duo, en famille, en van comme nous, en voiture ou à moto, chacun y trouvera son bonheur !

Nous vous présentons ici les coups de cœur que nous avons eus durant ce road trip de 10 jours en Mauricie.

En partant de Québec, nous nous sommes rendus directement, via la superbe route panoramique 155 longeant le Saint-Maurice, vers le Nord, en haut de La Tuque, à La Bostonnais exactement. Allant à la rencontre de la communauté Atikamekw, nous avons séjourné au Domaine Notcimik. Autrefois territoire de chasse à l’orignal pour les Atikamekw de la Haute-Mauricie, le Domaine Notcimik se situe le long de la rivière Mos Ototonew-Sipi, où jadis étaient installés les campements. Ce Domaine offre aujourd’hui plusieurs types d’hébergements. Qui ne rêve pas de dormir sous un tipi ou dans une tente de prospecteurs comme autrefois … typique et authentique !

Alain et Madeleine, les propriétaires du domaine, nous ont accueillis chaleureusement et ont généreusement partagé avec nous leur savoir, leur culture et l’histoire de la nation Atikamekw. Véritable havre de paix niché au cœur d’une nature luxuriante, le domaine permet la pratique de nombreuses activités de plein air. Nous avons même eu le bonheur de faire la cuisine avec Alain et d’apprendre à pétrir et à cuire la banique, le pain traditionnel autochtone. D’ailleurs, « pakwecikan » (banique), en atikamekw, signifie « prendre ses mains » (pour attraper un morceau de ce délicieux pain). Nous avons passé une soirée inoubliable autour du feu avec Madeleine et Alain, au son des chants atikamekw et du tambour, initiés du même coup au rituel de purification traditionnel. Inoubliable !

La Mauricie, c’est le pays des lacs, des rivières, de la forêt boréale, le royaume de la Nature. Rien de tel qu’un survol en hydravion pour découvrir l’immensité et la beauté de la Haute-Mauricie. Grâce à Aviation La Tuque, nous avons eu le privilège d’admirer du haut du ciel les paysages sauvages et majestueux de cette région. L’hydrobase du Lac-à-Beauce, inaugurée officiellement le 12 décembre 1947, est l’une des plus anciennes de l’Est du Canada. Aujourd’hui, Rémi, le sympathique propriétaire, pilote de brousse expérimenté et entrepreneur dans l’âme, propose divers forfaits pour répondre au besoin de chacun. Il offre même un service de taxi aérien. Il s’agissait de notre première envolée et nous avons adoré survoler le Saint-Maurice, les lacs innombrables et pouvoir admirer la forêt à perte de vue. Merci encore Rémi ! On rêve maintenant de survoler à nouveau la Mauricie, mais pour admirer les couleurs de l’automne, certainement MAGNIGIQUES !

Amateurs de plein-air, le Parc national de la Mauricie était une destination incontournable pour nous. Et quel bonheur pour les amateurs de randonnée, de kayak, de canot camping et de vélo. Le site offre des paysages époustouflants. Un aspect du parc que nous avons particulièrement apprécié est qu’il est accessible pour tous. Une route panoramique de 63 kilomètres, traverse le parc et conduit facilement vers plusieurs magnifiques points de vue.

Immense terrain de jeux pour petits et grands, le parc compte plus de 150 lacs aux dimensions variées, dont le fameux lac Wapizagonke. On peut y observer une riche faune et flore. Les chutes Waber, accessibles seulement en canot/kayak, sont superbes.  Se rendre aux chutes constitue une activité phare du parc (prévoyez une excursion de 4 ou 5 heures pour vous y rendre, faire la randonnée et revenir). L’effort en vaut la peine !

Pour la location de canot ou kayak, il faut réserver directement ici sur le site de locationcanot.com ! Aucune location ne se fait sur le site. C’est bon de le savoir.

La Mauricie compte trois principales villes : La Tuque, Shawinigan et Trois-Rivières.

À La Tuque, nous avons d’abord appris que Félix Leclerc était né dans la ville. Sa maison natale n’existe plus, mais il est possible de visiter au Parc des chutes de la Petite-Rivière-Bostonnais, le Centre d’interprétation Félix-Leclerc, adjacent au Centre d’interprétation de la traite des fourrures. Une immense tour d’observation de 20 mètres de hauteur permet d’apercevoir la majestueuse rivière Saint-Maurice et la Petite-Rivière-Bostonnais ainsi que les chutes,  parmi les plus hautes du Québec, qui culminent à 35 mètres.

Shawinigan fut une très belle surprise. Revampée et attrayante, « Shawi » jouit d’une situation exceptionnelle sur le Saint-Maurice et mérite le détour ! Très intéressante pour les adultes et les enfants, autant sur le plan scientifique qu’historique, la Cité de l’énergie n’est cependant pas le seul attrait de l’endroit. La beauté du Saint-Maurice, la proximité de la nature et les petites ruelles vous charmeront également, sans oublier les clins d’œil urbanistiques que cette petite ville québécoise, qui fut à une époque l’un des plus grands centres industriels du Canada, fait encore à la ville de New York. Étonnant et à voir !

La Cité de l’énergie propose plusieurs activités et forfaits permettant d’en apprendre beaucoup et de manière ludique sur l’histoire, le patrimoine, le développement industriel, sur l’industrie hydroélectrique de Shawinigan et de sa région. Un complexe muséal qui plaira à tous. 

Ne manquez pas d’admirer la région du haut des 115 mètres de la tour de la Cité, deuxième plus haute tour d’observation au Québec. Vous serez à même de constater la beauté des paysages de la Mauricie et la qualité du milieu urbain de Shawinigan.

NOTE : Crédit photo pour la seconde image à Clément Villemont – utilisée pour montrer la comparaison quand le barrage est ouvert ou fermé.

L’heure de l’apéro venue, pour vous désaltérer ou vous sustenter, rien de mieux qu’une pause à la Microbrasserie le Trou du Diable, nommée en référence à un lieu important que vous aurez découvert pendant la visite guidée effectuée auparavant !

Trois-Rivières fut également une très belle découverte! Comme beaucoup, nous traversons généralement la ville sans nous y arrêter. Pourtant, on vous assure qu’elle vaut qu’on s’y arrête au moins quelques heures.  Nous y avons passé une journée pour la découvrir un peu plus.

Le Musée POP propose des expositions qui mettent en lumière les façons d’être et les savoir-faire des Québécois ainsi que les éléments phares de leur vie quotidienne. 

La visite de la Vieille Prison est l’attraction majeure du complexe du Musée POP. Véritable trésor patrimonial, la vieille prison, classée monument historique, présente l’histoire du lieu, mais aussi les conditions pitoyables dans lesquels des centaines de détenus, hommes et femmes, y furent incarcérés pendant plus d’un siècle et demi. L’insalubrité des lieux exigea de nombreux travaux de rénovation au cours des ans.  Avant sa fermeture en 1986, la vieille prison était le plus ancien établissement carcéral en fonction au Canada. Fort intéressant, mais fort poignant ! Les guides connaissent à fond leur sujet et vous révéleront tous les détails qui vous ôteront le goût de séjourner sur place !

Le vieux Trois-Rivières est tout simplement magnifique. En plein cœur du quartier historique de la ville, anciennement appelée « rue Notre-Dame », la rue des Ursulines est ouverte depuis 1650. Elle demeure la plus ancienne voie routière de Trois-Rivières. Vous y ferez instantanément un voyage dans l’histoire du Québec la plus authentique qui soit! 

Et à quelques pas de là, alliant passé et modernité, se trouve le nouvel amphithéâtre de Trois-Rivières. Il nous faudra revenir dans la cité trifluvienne pour en découvrir encore plus …

Pour finir, on partage avec vous un secret : nos deux endroits « chouchou » !

Le Baluchon – Éco-villégiature : le temps d’une randonnée à cheval et d’un lunch succulent, nous avons eu la chance de découvrir ce petit bijou niché dans la plus belle des campagnes québécoises. Nous nous sommes promis de venir séjourner dans cette auberge magnifique située à Saint-Paulin afin de profiter de tout ce qu’elle offre comme services de détente et de plein air. Un souci particulier d’harmonie avec la nature et les animaux, et le respect de l’environnement, de la terre et du patrimoine sont les priorités de cette institution hôtelière. Chaque saison semble offrir le meilleur dans ce cadre enchanteur. C’est avec un petit pincement au cœur que nous en sommes repartis avec cette impression de « oh non, pas déjà ! »… Alors, on se dit plutôt à bientôt !

Situé à Saint Alexis des Monts, en plein cœur de la forêt boréale, l’hôtel Sacacomie est une institution dont la réputation n’est plus à faire. Ce monument de bois rond, niché sur les montagnes, surplombant le lac Sacacomie, jouit d’une situation franchement exceptionnelle. Tout y est prévu pour profiter des beautés de la nature, en été, comme hiver. Les canots, kayaks, planches à pagaie sont à disposition sur la plage ! Pour la farniente, les chaises longues vous permettront d’admirer le paysage grandiose et les eaux limpides du lac Sacacomie. Après une belle journée d’activités, le Géos Spa vous accueillera dans ses nombreux bassins intérieurs et extérieurs offrant une vue imprenable sur le lac (dans le contexte de la COVID, à noter que tous les saunas sont fermés). Un cadre idéal pour faire un avec la nature !

Allez, un petit boni pour les instagrammeurs et pour ceux qui cherchent à offrir de jolis cadeaux : Passion Lavande, une boutique de produits artisanaux à base de lavande et de tournesol entourée de champs de fleurs magnifiques et située à Saint-Sévère. La propriétaire, la pétillante Catherine, a pris le temps de nous parler de l’histoire de cette entreprise familiale. C’est lors d’un voyage en Argentine où elle a visité des vignobles que Catherine découvre le lien significatif entre la lavande et le raisin. Fille de vigneron (Domaine Gélinas), elle y voit un projet de vie, celui de revenir dans son patelin avec sa famille et de démarrer son entreprise de culture et de produits de lavande. De là est né Passion Lavande !

Nous vous recommandons de consulter leur site pour bien connaître les dates de floraison de la lavande et du tournesol et pour découvrir leurs produits de beauté et de cuisine, consultez Passion Lavande

Belle voisine, ravie d’avoir pu faire connaissance et c’est assurément que nous viendrons te refaire un coucou prochainement pour parcourir à nouveau quelques routes afin d’admirer les couleurs d’automne dans ces paysages si beaux… 

Pour plus de détails et de trouvailles à dénicher en Mauricie, n’hésitez surtout pas à contacter Tourisme Mauricie !

Kwe Wendake

Voyager, ce n’est pas forcément aller au bout du monde, aller loin. Voyager, c’est simplement aller à la découverte. Découverte de nouveaux paysages, de nouveaux horizons, de nouvelles cultures. C’est aller vers l’inconnu, vers l’autre et en revenir enrichi. Nous avons dernièrement voyagé à Wendake, beaucoup appris et sommes revenus enchantés. On vous partage l’expérience de cette belle escapade.

Situé à 20 minutes de la Ville de Québec, Wendake, signifie « chez les Wendats », anciennement appelé Village-Huron à cause du surnom que les Français de l’époque, donnaient aux Wendats ; en référence à la hure du sanglier, animal sauvage rappelant les coiffures des hommes hurons, jadis. Wendake occupe une superficie de 1,6 km2 et est traversé par la rivière Saint-Charles dont le nom autochtone est  Akiawenrahk, « rivière à la truite ».  De nos jours, c’est une communauté́ alliant modernité et histoire qui continue à enseigner son savoir-faire et s’applique à perpétuer les traditions ancestrales.  Cette fière nation a toujours veillé à transmettre de génération en génération, sa culture, sa spiritualité et son hospitalité avec un grand respect de la nature.

C’est à l’Hôtel-Musée Premières Nations que nous avons déposé nos pénates. L’architecture et le design du bâtiment reflètent exactement l’esprit de la communauté : tradition et modernité. L’hôtel a la forme elliptique d’une maison longue et le musée adjacent évoque la structure d’un tipi. En entrant dans les lieux, les troncs d’arbre du lobby, nous transportent en forêt et soulignent l’importance de la Terre Mère chez les Hurons-Wendats. Le feu de foyer qui trône dans le hall dégage une flamme réconfortante et apaisante, rappelant leur rôle de Gardiens du feu sacré de la nation. Lieu idéal pour une petite pause en fin de journée. On s’y sent bien dès les premières minutes et jusqu’à notre départ. En fait, tout est en place pour vivre un agréable séjour au sein de l’hôtel-musée, un site enchanteur, des chambres confortables, un spa pour se détendre, une terrasse pour admirer le cadre, une table délicieuse pour faire frissonner nos papilles, un cadre idyllique et un personnel souriant et chaleureux à l’image de la légendaire hospitalité des Hurons-Wendats.

Au sein même, de l’hôtel se trouve le  MUSÉE HURON-WENDAT. Ce dernier, riche d’artefacts et d’objets témoins du passé, est une belle vitrine permettant d’explorer le patrimoine et l’histoire de la nation huronne-wendat à travers les expositions permanente et temporaire. 

Rien de mieux que de mettre la main à la pâte pour mieux comprendre… avec nos cœurs d’enfant, et notre désir d’apprendre, nous avons participé à deux ateliers proposés par l’hôtel : 

  • Création d’un collier traditionnel : Guidés par l’envoutante Andicha, nous avons confectionné notre collier traditionnel sur lacet de cuir.  On apprend également que le choix des perles et des ornements en dit beaucoup sur notre personnalité. Andicha nous dévoile tout cela et la signification des matériaux pour le peuple huron-wendat ! Êtes-vous prêts à vous dévoiler ?
  • Création d’un bâton de la parole : quel beau symbole ! Celui du respect. Il est inspiré des  rituels ancestraux des Hurons-Wendats et est utilisé durant les cérémonies sacrées, lors des regroupements entre diverses nations pour communiquer et échanger en harmonie ou lors de tout autre rassemblement où la parole prend toute sa place. En effet, le bâton de la Parole permet à chacun de s’exprimer au « je », librement et en toute amitié. Lorsque que le bâton est dans la main d’un orateur, celui-ci exprime sa pensée. C’est avec respect que chacun l’écoute attentivement sans jamais l’interrompre. Une fois la pensée exprimée, le bâton est cédé au voisin de gauche, du côté du cœur et ainsi se poursuit la communication. Le bâton de la parole se compose de divers éléments sacrés de la Création : animal, végétal, minéral et autres symboles ; branche d’arbre, cuir, plumes, os, perles de verre et bois etc. Les 4 couleurs représentent beaucoup de choses : les 4 points cardinaux, les 4 saisons, les 4 grandes étapes de la vie (la naissance, l’enfance, la vie adulte et la mort), les 4 dimensions de l’être humain (le cœur, le corps, l’âme et l’esprit), etc.

Des activités enrichissantes pour petits et grands !

Sur le site de l’Hôtel-Musée Premières Nations, se trouve une réplique d’une maison longue, habitation traditionnelle des peuples iroquoiens, construite, à l’époque, entièrement de bois, d’écorce et chauffée au feu de bois. Cette maison longue, enserrée à l’intérieur d’une haute palissade, porte bien son nom. Elle mesure 64 pieds de longueur, 20 pieds de largeur et 20 pieds de hauteur. Authentique, il n’y a ni vis-clous, ni  clous apparents. Des techniques modernes de construction ont été utilisées pour la structure des murs et de la toiture, faite d’un «treillis de perches» recouvert de morceaux d’écorce synthétique afin d’éviter, de nos jours,  de couper des milliers d’arbres… 

On a eu le bonheur d’y passer la nuit après une soirée magique remplie de contes et légendes, bercée au son des chants et des rythmes du tambour. Enivrant ! Une expérience unique, authentique et mémorable. Si vous ne deviez choisir qu’une activité, ce serait celle-là ! Inoubliable.

En se promenant dans la ville, on découvre plusieurs bâtiments historiques importants, dont LA MAISON TSAWENHOHI’.

En 1820, le Grand Chef Nicolas Vincent Tsawenhohi emménagea dans la maison Tsawenhohi’. Personnage qui marqua l’histoire de la communauté. Ce Grand Chef fut, en effet, en 1819, le premier chef huron-wendat à s’adresser à̀ la Chambre d’Assemblée du Bas-Canada. Au cours des siècles, cette maison ancestrale fut le lieu de rencontres entre les Hurons-Wendat, plusieurs dignitaires et personnalités importantes.  Aujourd’hui, elle constitue un espace de mise en valeur des savoir-faire traditionnels, un lieu d’importance pour la nation huronne-wendat qui présente des expositions pour découvrir le patrimoine de Wendake. Vraiment très intéressant !

CHUTE KABIR KOUBA ET RIVIÈRE AKIAWENRAHK’ 

D’une hauteur de 28 mètres, la CHUTE KABIR KOUBA est surplombée d’un canyon de 42 mètres de profondeur. Époustouflant ! Un sentier bien aménagé, avec des belvédères, permet d’admirer la puissance des eaux de la chute et de se balader le long de la rivière Akiawenrahk. Il est même possible de se rendre jusqu’au Vieux-Québec par ce circuit de randonnées… avis aux intéressés pour une belle journée d’excursion.

Un autre site patrimonial à ne surtout pas manquer, tout près de là, est L’ÉGLISE NOTRE-DAME-DE-LORETTE.

Construite en 1730, cette église historique, sise au cœur de la plus ancienne partie de Wendake, fut sauvée des flammes par la communauté en 1862, grâce à la proximité de la rivière. Elle fut partiellement détruite et reconstruite à l’identique. On peut y voir plusieurs objets liturgiques précieusement conservés. Au sein de l’église, se trouve un petit sanctuaire dédié́ à Sainte Kateri Tekakwitha, première sainte autochtone en Amérique du Nord. Des visites guidées de l’église Notre-Dame-de-Lorette sont possibles avec le  forfait « Découverte » du musée huron-wendat. 

Ce séjour à Wendake, nous a donné le gout d’en apprendre encore plus et de partir à la découverte du tourisme autochtone, car le Québec, ce n’est pas que des paysages à couper le souffle, mais c’est aussi l’héritage de cultures autochtones millénaires. Saviez-vous qu’au Québec, il est possible d’aller à la rencontre de onze nations différentes et de s’imprégner d’expériences multiples, ancestrales et authentiques. Et Wendake… on reviendra car nous n’avons pas encore tout vu…Vivre l’expérience d’un Pow Wow est assurément magique!

Vous voulez en savoir plus, n’hésitez pas à visiter les sites suivants :

Tourisme Autochtone

Tourisme Wendake

Road trip au Saguenay-Lac-Saint-Jean

Réserve faunique d’Ashuapmushuan

C’est par une bouffée d’air pur et une pause détente que nous avons débuté notre séjour dans cette belle région. Sur les terres de la réserve faunique d’Ashuapmushuan, territoire de liberté et de nature vierge où le temps a peu d’emprise, au Royaume du Saguenay Lac-Saint-Jean… Le milieu naturel de la réserve ne comprend pas moins de 1200 lacs :  un véritable paradis pour les pêcheurs !

Saint-Félicien

Saint-Félicien est connu pour son zoo, mais offre beaucoup plus que cela. C’est une jolie petite ville située sur les rives des impressionnantes rivières Ashuapmushuan, dont le nom ilnu signifie « là où on guette l’orignal », Mistassini et Ticouapé où il fait bon flâner et profiter de la vie, comme on dit.

Une belle balade au parc de la Chute-à-Michel permet d’admirer les pêcheurs à la mouche titillant l’ouananiche, poisson typique de la région, mais de plus en plus rare.

Dolbeau-Mistassini

Pause gourmande pour les dents sucrées !

La Chocolaterie des Pères-Trappistes de Mistassini

Pour la petite histoire, à l’origine, c’est grâce à une initiative de groupe de citoyens de Dolbeau que tout a commencé. Plusieurs comités ont œuvré à développer l’économie dont un, une confiserie ! Mais en raison de la guerre, en 1941 l’entreprise doit mettre la clef sous la porte. En 1944, les Trappistes rachètent les équipements et l’aventure gourmande commence. Visitez les lieux pour faire provisions de sucreries et de cadeaux pour les amis, pour en apprendre davantage sur la chocolaterie à l’économusée, mais aussi pour sentir le calme et la sérénité des lieux, allez jusqu’au petit cimetière, au bout du parc.

Chez le Gros Bleuet

Avec la décoration tape-à-l’oeil du terrain, impossible de manquer la maison « Le Gros Bleuet »! C’est Jacinthe qui nous accueille chaleureusement dans sa cuisine où elle confectionne ses excellents produits maisons. Vous voulez goûter une vraie tarte aux bleuets maison, des carrés aux bleuets, un gâteau au fromage aux bleuets ou un pouding aux bleuets? Alors, rendez visite à Jacinthe qui vous accueillera avec son sourire unique dans une maison qui embaume la pâtisserie! Une adresse à ne pas manquer pour les dents sucrées ! 

Sainte-Jeanne-D ’Arc

Quel joli et pittoresque village ! Son vieux moulin et le pont couvert sont les attractions de Sainte-Jeanne D’Arc. 

Le Vieux Moulin, situé au cœur du village, là où se rencontrent la Petite rivière Péribonka et la rivière Noire, a été construit en 1902. Ce  dernier a joué un rôle essentiel dans le développement de la localité par ses multiples fonctions. À l’époque, près de deux cents moulins semblables étaient en fonction dans la région. 

Un peu plus excentré du village, on accède par une petite route de gravelle au vieux pont couvert, le Pont Rouge.

Construit en 1936, il mesure 24.6 mètres de long, 6.27 mètres de largeur et 3.73 mètres de hauteur. Il possède une charpente de type « Town élaboré ».  Pour le bonheur de tous et surtout des photographes, il fut complètement restauré en 2013.

Val-Jalbert

Très honnêtement, c’est un peu sceptiques que nous allions visiter le Village de Val-Jalbert. Nous craignions de trouver un village surfait, très ou trop touristique, un peu à la Disneyland… Eh bien, préjugés infirmés ! Ce lieu reconnu est véritablement une destination découverte qui se doit d’être visitée. Au-delà de l’aspect un peu cliché du village fantôme, on y apprend énormément sur le patrimoine de l’industrie de papier, de l’histoire du village et de ses habitants. Le site est magnifique, les chutes et canyons de toute beauté. L’animation omniprésente est très bien faite et le spectacle son et lumières dans la pulperie est vraiment très instructif et esthétiquement réussi. Assurément, cela plaira aux petits comme aux grands !

Parc national de la Pointe-Taillon

Voilà un havre de paix sur les bords du lac Saint-Jean. Sur le site du Parc national de la Pointe-Taillon, géré par la Sepaq, on ne se déplace qu’à pied ou en vélo. Le site s’impose comme la destination parfaite pour les baigneurs, les amateurs de sports nautiques, les amoureux de la flore et les cyclistes. En effet, faisant partie intégrante de la Véloroute des Bleuets, la piste cyclable du parc a un relief plat et s’avère facile pour toute la famille.

Incontournable, ceinturant le parc, la plage de 15 kilomètres offre une fenêtre unique sur le lac Saint-Jean.

Parc national des Monts Valin

Quel site magnifique pour les amateurs de randonnées et de panoramas. 

Du haut de ses 984 m, le parc national des Monts-Valin domine le paysage de la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean. La pêche à l’omble de fontaine et le canotage se pratiquent dans une multitude de lacs et de rivières du parc. En plus du canot, le surf à pagaie est une activité originale pour sillonner les méandres de la rivière Valin.  Il nous faudra revenir en hiver, car l’enneigement exceptionnel transforme le parc en vallée des Fantômes où faire de la raquette semble juste sublime !

Mashteuiatsh

À l’origine, le territoire du Saguenay- Lac-Saint- Jean était peuplé par les Pekuakamiulnuatsh, seuls communauté autochtone implantée dans la région. Mashteuiatsh – qui signifie « Là où il y a une pointe » – a toujours été un point de ralliement et de rencontre exceptionnel. Les Pekuakamiulnuatsh habitent depuis des millénaires un vaste territoire qui s’étend au-delà des bassins versants du Pekuakami, lac Saint-Jean en ilnu, langue de la communauté. Depuis 1985, la communauté porte le nom de Mashteuiatsh, longtemps connue sous le nom de Pointe-Bleue. Elle se nommait autrefois Ouiatchouan.

Nous y avons découvert le magnifique Musée amérindien de Mashteuiatsh. Extraordinaire, ce musée nous renseigne efficacement et de manière vivante sur le mode de vie traditionnel des Ilnus et nous fait comprendre les traits essentiels de leur culture passée et présente. Le Musée amérindien transmet depuis 1977 l’histoire et la culture des Pekuakamiulnuatsh (Ilnus du Lac-Saint-Jean). Il compte même un jardin extérieur où l’on peut se familiariser avec les arbres et plantes de la forêt boréale jouant un rôle dans la culture ilnue. Le design du musée et la qualité de ses expositions n’a rien à envier à ce que l’on peut voir dans toute grande ville du monde. Soulignons également que des jeunes de la communauté y travaillent et répondent avec compétence à toutes nos questions. Une visite s’impose lors de votre passage dans la région.

Ville de Saguenay

Saguenay, déformation du montagnais saki-nip qui signifie « eau qui sort » ou « source de l’eau », est une ville qui a réussi à allier plein air, urbanité et modernité. Résultant d’une fusion municipale en 2002, elle comprend aujourd’hui les arrondissements de Chicoutimi, de Jonquière et de La Baie, ainsi que les secteurs de Laterrière, Shipshaw, Lac-Kénogami et Canton Tremblay. Ce grand territoire en fait la 7e plus grande ville du Québec.

À voir dans la ville : le Musée de la Pulperie et « L’arbre de l’appartenance » ou près de 300 participants de la région du Saguenay Lac Saint-Jean ont collaboré avec l’artiste Myriam Morin. Le tronc symbolise le territoire régional, l’espace partagé. Ses racines représentent l’histoire, le passé, l’héritage. Ses feuilles illustrent l’appartenance des gens à leur territoire : les valeurs, les espoirs, les éléments de leur histoire et de leur vie en région qu’ils souhaitent perpétuer, transmettre et garder vivants.

En juillet 1996, un déluge frappe la ville de Saguenay et de nombreux édifices finissent engloutis sous les eaux torrentielles. Seule une maison résiste : La Petite Maison Blanche. Aujourd’hui, devenue musée, la petite maison blanche de Saguenay symbolise le courage, la ténacité et la détermination de la population de Chicoutimi et des environs. Au fil des ans, le musée est devenu une attraction incontournable pour les gens de la région et les touristes. 

Arrondissement La Baie : nous avons découvert le sentier Eucher de La Baie, à L’Anse-à-Benjamin.
Celui-ci, situé en bordure du Fjord, débute à la marina de La Baie. Au début du sentier, on découvre les vestiges des écorceurs, un incinérateur à écorce et un site de fondations de pierre. Le sentier monte au sommet des caps, offrant une vue sur la baie des Ha! Ha! MAGNIFIQUE! Le point de vue à la Croix du centenaire érigée en 1938 est WOW ! 
Le sentier se termine à l’Anse à Poulette.

Un petit arrêt à faire également chez cette artiste, désigner et créatrice, de l’atelier boutique « De moi à moi ». Mélanie Morin crée sous nos yeux des accessoires mode et linges de maison, dessinés, peints et imprimés à la main. Très joli ! Et quel bel endroit pour venir chercher un petit cadeau pour soi ou pour les autres.

Une curiosité, l’intrigante pyramide des Ha ! Ha !

Érigée, en souvenir des inondations de 1996, la pyramide des Ha ! Ha ! est composée de 3 000 panneaux de signalisation « cédez le passage ». Du haut de ses 21 mètres, elle offre une vue imprenable sur la baie des Ha ! Ha !

Plus qu’une ville et une région, le Saguenay est avant tout une rivière puissante et profonde ainsi qu’un fjord d’une beauté exceptionnelle. Majestueuse, impressionnante, cette gigantesque vallée glaciaire court sur plus de 126 km. Ses murailles de roc de plus de 350 mètres de hauteur forment les rives de l’un des dix plus longs fjords au monde. Il est l’unique fjord habité en Amérique du nord et certains villages qui le bordent portent le label de l’Association des plus beaux villages du Québec. C’est un site incomparable et éblouissant de beauté.  

Anse Saint-Jean

Village portant le label de l’Association des plus beaux villages du Québec, L’Anse-Saint-Jean est lové entre les montagnes et le fjord. La beauté du fjord à l’Anse-de-Tabatière porte à la contemplation. Ce village recèle des trésors architecturaux, dont le fameux pont couvert, datant de 1929, également galerie d’art. Ne manquez pas d’admirer les œuvres d’artistes québécois qui le décorent

On retrouvait ce pont sur les billets de 1000$ de 1954 à 1992 ! La Banque du Canada avait émis un billet rose de 1 000$ à l’endos duquel apparaissait un paysage de L’Anse-Saint-Jean. Ce dessin montrait en autres le Saguenay, l’ilot et la rivière Saint-Jean, le cap de l’Anse de Tabatière et le pont couvert du Faubourg. La vue imprimée sur le billet est visible depuis le belvédère du Mille.

Petit Saguenay

Traversez le petit village entouré de montagnes et allez jusqu’au quai de Petit-Saguenay quelques kilomètres plus loin pour admirer le fjord et la vue impressionnante. Le lieu idéal pour une pause. On peut même y pêcher le saumon. 

Et pour vous faire saliver encore plus voici, nos coins gourmands… découverts sur la route !

Miel des Ruisseaux – Alma

Pour découvrir le monde merveilleux des abeilles et de ces délicieux produits, un arrêt s’impose au Miel des Ruisseaux. La visite virtuelle permet d’entrer au cœur d’une ruche et de découvrir la vie fascinante de ces petites bestioles. 

Microbrasserie du Lac Saint-Jean – Saint-Gédéon

Première micro-brasserie du Lac Saint-Jean, sur la Véloroute des Bleuets, le lieu est aussi un bistro sympa où, en accord avec leurs bières, les plats témoignent d’un savoir-faire culinaire et de la richesse du terroir régional.  Il est même possible de visiter les installations brassicoles de la microbrasserie du Lac-Saint-Jean, durant la période estivale, incluant une palette de dégustation, tous les dimanches dès 11 h 30.

Fromagerie Médard – Saint-Gédéon

C’est une histoire de famille sur six générations, une institution, un élément incontournable du patrimoine de la région. La fromagerie Médard est ouverte depuis 2005. Ici, on utilise exclusivement le lait d’un troupeau de vaches Suisse Brune pour la fabrication fromagère. Du mois d’avril au mois d’octobre, les vaches vont aux pâturages alors qu’elles sont nourries au foin sec l’hiver. Le bonheur est dans le pré !

Chocolaterie Kao – Anse Saint-Jean

KAO Chocolat crée des chocolats fins fabriqués de manière artisanale. Tous les ingrédients utilisés pour la confection de ces confiseries sont d’une grande qualité, aux saveurs uniques, parfois étonnantes mais toujours délicieuses. Notre coup de coeur, le chocolat à la cardamome. Pour le plaisir des yeux et des papilles !

Alors n’attendez plus et partez à la découverte de cette belle région. Pour plus d’informations, n’hésitez pas à consulter le site de tourisme du Lac-Saint-Jean

Belles découvertes !

Road trip sur la 138

À la découverte de la Basse et la Moyenne Côte-Nord!

C’est de Godbout que nous avons entrepris notre road trip sur la Côte-Nord. Venant de finir le tour de la Gaspésie, nous avons pris le traversier de Matane pour rejoindre, l’autre rive, celle de l’autre côté du Golfe du Saint-Laurent, pour avaler le bitume de la 138, après celui de la 132. La 138, surnommée la route des Baleines, est une des plus anciennes routes du Québec et la seconde en longueur avec ses 1420 kilomètres. Elle mène au bout du boutte de la Côte-Nord, là où la route se finit : à Kégaska. Cette route promet une rencontre avec un Québec peu connu, et encore peu visité : celui des grands espaces, de la mer, de l’air pur, des forêts de conifères, de la taïga et des gens du pays.

La Côte-Nord assure ce sentiment de liberté aux amateurs de road trip. La route s’étire des kilomètres durant, des jours durant … Les paysages variés et les rivières à saumon agrémentent le décor et nous emportent sur un autre tempo, celui du temps qui s’écoule lentement, celui où il fait bon de perdre la notion du temps. Mais on ne se le cachera pas, la Côte-Nord, c’est magnifique mais c’est loin ! Avec une superficie de 236 699 km2, la Côte-Nord est la deuxième plus grande région du Québec, raison pour laquelle nous recommandons idéalement un minimum de dix jours pour en profiter… un peu. 

En route pour un road trip pas comme les autres au parfum d’embruns et d’épinettes, à la découverte de la célèbre route des Baleines, longeant les berges du fleuve Saint-Laurent, entre Tadoussac et Kégaska.  

Voici nos recommandations et nos petits coins secrets.

Rivière-au-Tonnerre

C’est tout petit, mais c’est si beau. En son centre, trône l’église du village bâtie par 300 bénévoles. Son intérieur blanc et bleu poudre étonne et épate par sa beauté.

La Maison de la Chicoutai permet de découvrir ce petit fruit orange méconnu, ressemblant à une mûre, qui pousse à une latitude bien précise au Québec, dans la région de la Côte-Nord. On la récolte à la main, avant d’en faire du coulis, de la confiture, du beurre, de la tisane et bien d’autres choses.

source : Tourisme Côte-Nord

Les plages de Rivière-au-Tonnerre sont sublimes.

Magpie

Un trésor bien caché à l’abri de la 138… car c’est le secret pour savourer la Côte-Nord, il faut oser quitter la route pour découvrir ses petits villages. Nous sommes tombés en amour avec Magpie. Une carte postale, un joli village niché au creux d’une baie, bercé au son des vagues et vivant au gré des marées. Magpie fut le plus important port de pêche à la morue au début du 20e siècle dans le secteur. Au creux du havre, qui abritait autrefois de nombreux bateaux se trouve maintenant un belvédère sur le flanc rocheux, un endroit idéal pour observer les baleines.

Longue-Pointe-de-Mingan

On ne peut parler de la Côte-Nord sans noter que la région se classe parmi les meilleurs endroits sur la planète pour observer les baleines. Sur mer, à bord d’un bateau de croisière, d’un zodiac ou d’un kayak. Nous avons opté pour la proximité en sécurité et avons fait une croisière à bord d’un des bateaux de la Famille Loiselle, le Macareux pour aller visiter l’Archipel de Mingan. Située à Longue-Pointe-de-Mingan, cette entreprise familiale offre un accueil chaleureux et professionnel. L’excursion dure environ trois heures trente et fait un arrêt sur l’Île Nue, et sur l’Île aux Perroquets. En saison, il est même possible de déguster de l’oursin. Nous n’étions pas en saison …

L’Archipel de Mingan est composé d’une trentaine d’îles calcaires et d’un millier d’îlots granitiques disposés en chapelet, le territoire est aussi témoin d’une flore étonnante, avec d’innombrables oiseaux marins.

Havre Saint-Pierre

Fut notre pause gourmande préférée du circuit… 

En arrivant ici, si vous posez la question : « où bien manger ? »  Tout le monde vous répondra presque en chœur « Chez Julie ». Après s’être fait vibrer les papilles gustatives avec un royal plateau de fruits de mer, on comprend bien et on seconde le choix de cette recommandation. Le lieu serait aussi réputé pour sa pizza aux fruits de mer mais celle que nous avons dégustée cuite sur place et fraichement sortie du four de la poissonnerie du port était un délice. Vous ne pouvez pas manquer cela.

Les amateurs de gin comme moi, seront ravis de découvrir et de visiter la distillerie Puyjalon. Mario Noël, le propriétaire sait transmettre sa passion. Il produit Betchwan, un gin élaboré à partir d’aromates de la Côte-Nord et de la Minganie ainsi qu’une vodka, Eskimo. Il nous a laissé entendre qu’un autre alcool arriverait sous peu … à surveiller.

La petite ville portuaire, en elle-même, n’offre rien d’exceptionnel. Il faut parler aux gens du coin pour découvrir les trésors non indiqués, ou si peu, qui sauront vous émerveiller, tel le ruisseau rouge du Cap Ferré.

D’Havre Saint-Pierre, il est également possible d’aller découvrir l’archipel de Mingan. Il suffit de se renseigner au centre d’informations touristiques sur le port.

Baie-Johann-Beetz

En route vers Natashquan, prenez le temps de faire une pause dans ce mignon petit village de pêcheurs.

Natashquan

Ce nom en lui-même fait rêver…

Village légendaire qui donna naissance à un des plus grands chanteurs du Québec fut pour nous une réelle surprise. Nous ne nous attendions pas du tout à ces sublimes et immenses plages de sable blanc, à la chaleur des eaux, au décor de carte postale de celle région. Les Galets de Natashquan rassemblent de nos jours une dizaine de bâtiments, anciens magasins, qui servaient à entreposer les agrès de pêche, l’huile de loup-marin et différents articles liés à cette industrie d’antan. Les Galets de Natashquan sont, aujourd’hui, les témoins immobiles d’une époque où le village était une «maîtresse-place de pêche.»

Pour les becs sucrés, nous vous recommandons, un arrêt à la chocolaterie La Coqueline. Fait maison, le maitre chocolatier sait mettre en valeur les saveurs du terroir, le tout enrobé de chocolat fin noir ou au lait.

Et pour des petits cadeaux, juste en face se trouve une mignonnette boutique-galerie «  un air de par ici » offrant une belle vitrine aux artistes et artisans de la région. 

Kégaska

Le bout du boutte ! Tel était l’objectif de notre road trip : se rendre au bout de la 138, voir le panneau FIN. C’est fait !

C’est un étrange sentiment mais les 40 kilomètres de gravelle, très carrossable et qui en effraient plus d’un sans raison, valent la peine d’être parcourus. 

Le parc du Brion est encore un trésor méconnu de la Côte-Nord. Vous pourrez y découvrir l’épave du Brion, ce grand cargo en provenance des Îles de la Madeleine. Il frappa un écueil et coula près du village en 1976. Par chance, on ne dénombra aucun disparu. L’épave témoigne encore de l’incident.

Sept-Îles

Sur la route du retour, en remontant vers Québec, nous ne pensions faire qu’un arrêt vidange de notre Licorne noire et remplissage du frigo à Sept-Îles, quand on nous parlé du parc aux étranges sculptures…

Excentré, sans nom attitré et situé dans un quartier de maisons mobiles, un des plus grands du Québec dans le secteur Ferland, au bout de la rue des Grands-Ducs, on trouve un parc, où Jean-Pier Synnott a laissé libre court à son imagination, où l’art s’unit avec la forêt. Il faut emprunter un chemin dans le sentier de la Nature et quelques dizaines de mettre plus loin, on tombe sur d’étranges sculptures de métal. Jean-Pier Synnott, artiste soudeur à ces heures nous invite, gratuitement, dans un univers d’œuvres artistiques très originales. On entre dans un monde féerique et métallique, presque épeurant, dans un autre monde, celui de l’imaginaire de l’artiste, assurément unique !

Port-Cartier

La mer à la ville. Voilà ce que pourrait être le slogan de Port-Cartier.

De belles plages, un beau pont abandonné, des parcs à découvrir. Nous n’y avons passé qu’un après-midi mais certain qu’il y a plus à voir… nous reviendrons.

La Côte-Nord, c’est la pêche !

Nous ne pouvions pas venir sur la Côte-Nord sans profiter de ce qu’elle a aussi de plus beau à offrir sa nature, sa faune, sa pêche et la chasse.

Nous avons donc fait un petit saut dans une pourvoirie, le Lac des Cyprès, à une heure de Baie-Comeau. 

Charles, son propriétaire nous a gentiment accueilli et offert un lac à nous tout seul où les truites mouchetées étaient bien présentes et où les couchers de soleils époustouflants.

La Côte-Nord est réputée auprès des amateurs de pêche et de chasse, pour trouver son bonheur, consultez le site des Pourvoiries de la Côte-Nord.

Manic-5

On a quitté la 138 pour emprunter la 389 en direction de Manic-5. Quelques 200 kilomètres de plus ou de moins quand on fait Québec-Kégaska, ça ne dérange pas trop… surtout quand on a le temps.

LE SAVIEZ- VOUS ?

  1. Le Barrage Daniel-Johnson est le plus grand barrage à voûtes multiples et à contreforts au monde.
  2. Sa longue promenade en crête est de 1 314 m et sa hauteur totale est de 214 m.
  3. Le complexe hydroélectrique de Manic-5 produit une puissance installée de 2 660 MW, ce qui place le complexe en 3e position dans le parc de production chez Hydro-Québec.
  4. L’hydroélectricité qui est produite ici se rend dans les grands centres par 4 lignes de transport.
  5. Pour construire le barrage, 12 900 travailleurs ont été présents de 1959 à 1971.

Baie-Comeau

Seconde ville la plus peuplée de la Côte-Nord, Baie-Comeau nous a agréablement surpris. Une fois passée, l’artère commerciale sur la 138 et qu’on entre dans le « vieux » Baie-Comeau, on apprécie l’ambiance de villégiature qui y règne. La Promenade des Pionniers qui longe le fleuve, présente des œuvres d’art originales à partir de popsicles géants.

Il fait bon flâner sur la place de la Salle, sur le boulevard du même nom et s’arrêter siroter une bière de la microbrasserie locale, la St-Pancrace.

Un lieu, parait-il aussi à visiter, est le Jardin des Glaciers dont nous n’avons pu malheureusement qu’admirer la façade, COVID 19 oblige !

Et pour finir, nous vous dévoilons un dernier petit coin pour en prendre plein la vue : Le Fjard (et il n’y a ici aucune coquille) de la Baie St-Pancrace. Un fjard est un grand espace d’eau ouvert entre des groupes d’îles. 

Un belvédère, à quelques kilomètres de Baie-Comeau en direction de Sept-Îles, donne une vue spectaculaire sur le fleuve Saint-Laurent et sur le fjard. On raconte que cette baie était prisée par les contrebandiers à l’époque de la prohibition de l’alcool dans les années 30. D’ailleurs, pour la petite histoire, outre pour la beauté du lieu, la Microbrasserie St-Pancrace aurait tiré son nom de la légende.

Venir sur la Côte-Nord, c’est prendre la route de la démesure, c’est immense, sauvage et fascinant. C’est la nature, le fleuve tout au long de votre voyage et des rencontres chaleureuses.  Nous sommes tombés en amour avec la région et nous nous réjouissons déjà de la retrouver lorsque nous prendrons la route de Fermont, pour faire l’expédition 51 et découvrir le Labrador ensuite. 

Ce n’est donc pas un « au revoir » juste « à la prochaine ».

Infos pratiques : 

Tourisme Côte-Nord / Tel. : 418 294-2876 / Site web : https://tourismecote-nord.com

Société des traversiers du Québec / Matane – Godbout – Baie-Comeau / Tel. : 1 877 787-7483 / Courriel : stq@traversiers.gouv.qc.ca / Site web : https://www.traversiers.com/fr/nos-traverses/traverse-matane-baie-comeau-godbout/accueil/

Famille Loiselle / Départs : du 207, rue de la Mer à 8h, 11h45 et 15h45 / Longue-Pointe-de-Mingan / Tel. : 418 949-2307 / Courriel : information@tourisme-loiselle.com / Site web : http://www.tourisme-loiselle.com

Pourvoirie Lac des Cyprès / Charles Pinard / Tel. : 1 581 805-9055 / Site web : https://www.laccypres.ca

Road trip sur la 132

C’est en quittant Berthier-sur-Mer, près de Québec que nous avons décidé d’emprunter la Route des Navigateurs, communément appelée la « 132 », pour se diriger vers la Gaspésie. Le trajet de la Route des Navigateurs s’étend en fait sur 470 kilomètres le long du fleuve Saint-Laurent et traverse 3 régions : Centre-du-Québec, Chaudière-Appalaches et le Bas-Saint-Laurent

Nous avons appris en suivant les petits panneaux parsemés le long de la route et du fleuve Saint-Laurent, que celle-ci est dédiée aux marins qui ont marqué l’histoire de la région. En effet, notre histoire comme celle de l’Amérique en générale, est étroitement liée à celle des navigateurs, de ces découvreurs explorateurs, tel Jacques Cartier, qui ont traversé les océans et, avant cela même, aux peuples qui ont, longtemps avant lui, navigué sur les eaux du fleuve Saint-Laurent.

Véritable voyage dans la mémoire et le patrimoine maritime du Québec, de Baie-du-Febvre, dans le Centre-du-Québec à Sainte-Luce, au Bas-Saint-Laurent. C’est un road trip à travers le temps, aux parfums d’embrun que nous vous proposons.

La pittoresque Route des Navigateurs permet une découverte du fleuve, du patrimoine maritime et historique du Québec sans pareil. On peut y admirer certains des plus beaux villages du Québec où musées, manoirs et demeures ancestrales témoignent de plus de trois siècles d’histoire. Nous avons été charmés par Saint-Jean-Port-Joli, L’Islet, et sommes tombés en amour avec Kamouraska. Cacouna et Notre-Dame du Portage sauront aussi vous séduire à coup sûr !

Voici nos coups de cœur, nos suggestions de visite* le long de cette route historique où le fleuve Saint-Laurent est à l’honneur.

Chaudière-Appalaches 

L’ISLE-AUX-GRUES

Un pur plaisir que de se balader à vélo sur l’Isle-aux-Grues. Il est même possible, pour les amateurs de marche de se rendre au village depuis le traversier, à pied. L’île est réputée pour ses fromages que nous avons dégusté sur le continent. Le Bateau Ivre offre en saison des expositions. 

En parcourant l’île, on comprend bien pourquoi Jean-Paul Riopelle y a vécu de nombreuses années. Un paradis marin coincé au milieu du fleuve Saint-Laurent à distance égale des deux rives. L’Isle- aux-Grues, une expérience authentique. 

Pour s’y rendre, un traversier gratuit offre deux départs de Montmagny par jour. Il est impossible de camper sur l’île actuellement, l’unique camping municipal y est encore fermé. 

L’ISLET

Ne serait-ce que pour admirer la superbe église qui trône au milieu du village avec sa vue à couper le souffle sur le fleuve, un arrêt à l’Islet s’impose. En continuant sur la même route, vous pourrez voir le musée maritime du Québec. Même si ce dernier est encore fermé. Une pause dans les jardins du musée permet de voir des navires imposants et cela fait de jolies photos.

MUSÉE MARITIME DU QUÉBEC – CAPITAINE J.E. BERNIER

Musée maritime du Québec, Capitaine J.E. Bernier
55, chemin des Pionniers Est, L’Islet

SAINT-JEAN-PORT-JOLI

En poursuivant toujours sur la 132, il est impossible de ne pas faire un arrêt à Saint-Jean-Port-Joli. Vous manqueriez quelque chose.  En effet, ce joli village en bordure du Saint-Laurent est reconnu pour son expertise en sculpture sur bois et en métier d’art. Le Parc des Trois Bérets offre d’ailleurs, une exposition de sculpture de bois magnifique.  De là, empruntez la promenade menant à la marina jusqu’au quai. Celle-ci permet, grâce aux nombreux panneaux informatifs d’en apprendre beaucoup sur le fleuve et le patrimoine du village.

Un musée encore trop méconnu, et qui passe presque inaperçu, se trouve à l’entrée de Saint-Jean-Port Joli.  Le musée de la Mémoire Vivante, dont les jardins se rendent jusqu’au fleuve, est la reconstruction du manoir des Aubert de Gaspé. 

Musée de la mémoire vivante
710, av De Gaspé Ouest, Saint-Jean-Port-Joli  

Bas-Saint-Laurent 

KAMOURASKA 

Un coup de foudre, un coup de cœur pour Kamouraska. Un des plus beaux villages du Québec. Une carte postale du Québec dont les eaux du fleuve se transforment, à la tombée du jour, en un tapis de paillettes argentées offrant des couchers de soleil uniques. Une balade le long de l’Avenue Morel est un moment de pur plaisir. Les coquettes maisons colorées et les commerces de produits locaux rehaussent son côté pittoresque.

Le seul hic que nous y trouvons. Kamouraska n’est pas un village très accueillant pour les vans ou VR. Toutes les rues aux abords du fleuve arborent un panneau d’interdiction pour les véhicules récréatifs, sous peine d’amande. Sans doute, y a-t-il eu des abus … dommage!

Pour en savoir plus sur Kamouraska, lire l’article de Cendrine : « Kamouraska, bonnes adresses pour une visite de ce village pittoresque »

L’ARCHIPEL DE L’ÎLE DU POT-À-L’EAU-DE-VIE

Un trésor peu connu du Bas-Saint-Laurent, c’est l’archipel des trois îles du Pot-à-l’Eau-de-vie, regroupant le Gros Pot, le Petit Pot et le Pot du Phare. En partant de Rivière-du-Loup, le bateau de croisière, géré par la compagnie Duvetnor offre soit des excursions d’un jour ou vous dépose sur l’île du Pot-du-Phare pour y passer une nuitée ou deux. Même si nous n’y sommes pas rendus cette fois-ci, étant donné le contexte, nous avons déjà eu la chance de passer une fin de semaine sur cette île et de dormir dans son phare! Nous avons adoré l’expérience. 

Un havre de paix puisque l’île est une réserve nationale de faune des îles de l’Estuaire ou les oies viennent se reproduire et se reposer en toute quiétude et à l’abri des chasseurs. 

LE PARC NATIONAL DU BIC – SEPAQ

Juste magnifique. Ce parc de la Sepaq est un trésor pour tous les amoureux de plein-air. Juste avant Rimouski, nous nous sommes offert une pause de trois jours dans ce lieu où Dame Nature nous présente ses plus beaux atouts. La Baie des cochons, la Baie des Ha, ha, les sentiers de randonnées et les vues panoramiques sont sublimes.

Découvrir ce site à pied ou à vélo, en amoureux, en solo ou en famille. Une foule d’activités sont offertes au Parc national du Bic. 

SITE HISTORIQUE MARITIME DE LA POINTE-AU-PÈRE

Le phare de Pointe-au-Père, lieu historique national du Canada, serait un des plus hauts phares du Canada avec ses 128 marches. 

Site historique maritime de la Pointe-au-Père
1000, rue du Phare, Rimouski

SOUS-MARIN ONONDAGA

70 hommes d’équipage vivaient autrefois dans ce mastodonte de 90 mètres. En temps normal, on peut le visiter et même vivre l’expérience d’une nuit à bord !

Sous-marin Onondaga
1000, rue du Phare, Rimouski

Et voilà, la route des Navigateurs se termine à Sainte-Luce, dans le Bas-Saint-Laurent… et nous nous poursuivons notre route vers la Gaspésie.

Bonne route, belles découvertes sur la Route des Navigateurs !

Source : route des Nagivateurs

*Cet article, étant rédigé dans le contexte de la COVID 19, les musées en référence n’ont pu être visités.