Jouer les touristes chez soi, pas besoin d’aller bien loin pour s’amuser !

La région touristique de La Jacques-Cartier, une montage de possibilités

On s’imagine à tort, trop souvent, que pour s’évader, voyager, se gâter, il faut prendre le large pour une destination lointaine, voire exotique. Eh bien, on va vous montrer que c’est complétement faux ! 

Ainsi, de Québec, où nous résidons, on a décidé, le temps d’une fin de semaine, de nous diriger vers les cantons unis de Stoneham-et-Tewkesbury et les alentours pour prendre une bouffée d’air et vivre un séjour nature et authentique. En fait, on a eu envie de jouer les touristes chez nous.  À 20 minutes du centre-ville de Québec s’offre à nous un immense terrain de jeu où la nature est reine, la table excellente et les activités, infinies pour les grands comme les petits.

Avant tout, il fallait trouver un place pour le dodo, délaissant le temps d’une nuit, pour faire changement, notre van. Sous la recommandation de Tourisme Jacques-Cartier, nous avons passé la nuit au motel. Et là, j’en vois déjà quelques-uns avec les gros yeux ronds, l’air de dire : sortir de chez soi pour aller au motel ?!? C’est un fait que nous pensions, comme beaucoup, que les motels, c’est poche et dépassé, qu’on y dort mal et que c’est désuet ! Que nenni, préjugés !

Sachez qu’au Motel Abricafé à Stoneham, Nathalie, la sympathique propriétaire, a su remettre le tout au goût du jour avec toutes les commodités. Il y a même une petite boutique offrant de articles faits mains par des créateurs de la région. Nathalie fait elle-même de très jolis savons que vous aurez la possibilité de choisir pour votre chambre ainsi que les huiles essentielles pour votre diffuseur. N’est-ce pas que nous sommes loin du motel d’antan ?

Chaque chambre a tout l’équipement nécessaire pour vous permettre de petit déjeuner tranquillement. Nous vous recommandons d’ailleurs d’aller chercher les meilleurs croissants de la région de Québec chez Pascal le Boulanger, à deux minutes de là. 

Durant les beaux jours, il est même possible d’utiliser la terrasse avec barbecue et tous les accessoires de la cuisine extérieure.  Vraiment sympa !

Quand nous affirmons que la région est un immense terrain de jeu, nous n’exagérons pas! Randonnée, vélo de montagne, kayak, équitation, golf, surf à pagaie, piste d’hébertisme, tyrolienne, ski, raquette, motoneige, ski de fond, traineaux à chiens et nous en oublions assurément plein ! La région touristique de La Jacques-Cartier est un milieu exceptionnel,  et cela à seulement vingt minutes du centre-ville de Québec. Elle nous est offerte sur un plateau d’argent, avec ses montagnes, ses rivières, ses lacs, ses marais et ses forêts à perte de vue! Quoi demander de plus pour s’évader?

Amateurs de randonnées, nous avons parcouru les sentiers de la région à cœur joie. Nous vous recommandons donc :

L’incontournable Vallée de La Jacques-Cartier

Le Parc national de la Vallée de la Jacques-Cartier, géré par la Sépaq, propose une panoplie d’activités pour tous les goûts : en famille, entre amis ou en solo, pour les débutant ou les experts. Hôte de l’une des plus belles vallées glaciaires au Québec, la spectaculaire vallée de La Jacques-Cartier propose plus de 100 kilomètres de sentiers de randonnée pédestre permettant d’admirer des paysages grandioses et époustouflants.

Pour combler tous vos désirs d’activités sportives et physiques, de découvertes et de besoin de nature, consulter le site du Parc national de La Jacques-Cartier. Il y a tant à faire et ce, douze mois par année !

Surtout n’oubliez pas que vous êtes sur le terrain de jeux des ours, des loups et de nombreux autres animaux … 

Une très belle découverte : les Marais du Nord

Situés aux limites de Stoneham-et-Tewkesbury et de Lac-Delage, les Marais du Nord sont un parc naturel unique et idéal pour les randonnées en famille. Il permet de découvrir une faune riche et une flore inusitée dans la région de Québec. Sur plus de 8 kilomètres de sentiers d’interprétation, on explore un paradis naturel qui permet de comprendre l’importance des milieux humides et d’en apprendre davantage sur l’histoire insoupçonnée du lac Saint-Charles. Il est également possible d’y faire du canot et du kayak. N’oubliez pas d’apporter vos jumelles car vous pourrez y observer près de 160 espèces d’oiseaux, dont 44 aquatiques, qui vivent dans leur habitat naturel. Un site parfait pour s’initier à l’ornithologie!

Un trésor méconnu, le sentier de la Montagne à deux têtes

Vous savez, chers amis Facebook des Deux Québécois autour du monde, que nous adorons trouver des lieux moins fréquentés, des petits secrets que nous vous dévoilons. Ce sentier en est un ! 

En effet, nous avons exploré un très beau circuit en boucle de près de 10 kilomètres permettant d’accéder au sommet du sentier de la Montagne à deux têtes à Sainte-Brigitte-de-Laval.

L’effort de la montée et les gouttes de sueur en valent la peine, car on arrive à deux magnifiques points de vue : celui du Deltaplane, qui donne sur la vallée du secteur Labranche, et celui de la Montagne à deux têtes, qui surplombe la vallée de la Montmorency. Par temps clair, on aperçoit le centre ville de Québec et le fleuve Saint-Laurent, une trentaine de kilomètres au sud. Spectaculaire!

Une jolie forêt pour des balades en toute tranquillité

Mais on n’est pas toujours obligé d’escalader des montagnes, n’est-ce pas ? La station Duchesnay, gérée par la Sépaq, offre 27,5 kilomètres de sentiers de randonnée peu accidentés, certains bordant même le lac Saint-Joseph. Le site accueille les toutous en laisse. On aime les lieux #dogsfriendly 

Et, après l’effort, vient le réconfort

Quoi de mieux qu’une bonne bouffe pour se gâter après une merveilleuse randonnée?  En mode take out, nous avons pu savourer, en exclusivité, les prochains plats du menu « après COVID » de la Microbrasserie La Souche, à Stoneham. Vous auriez dû nous entendre : des Wooow, des Aaaaah, des Ooooh ! Tout était tellement original, bon, savoureux et plein de saveurs. On en salive encore, rien qu’à y penser. Une image valant mille mots, voici ce que vous pourrez bientôt déguster sans modération : des POGOs de thon avec légumes marinés du jardin (et oui ! le jardin est derrière la bâtisse), des Pizzas pochette (la « LumberJack » et la « ritale »), les très populaires « Boules du bûcheron » et la poutine au bœuf et bacon, sauce Cheeseburger, miam, miam, miam !

En plus, à la microbrasserie La Souche, une pâtissière « démoniaque » règne sur le rayon dessert…et ses créations sont exquises. Vous serez ensorcelés ! On avoue tous nos péchés de gourmandise et avoir pris beaucoup de plaisir à se faire exploser les papilles de l’entrée au dessert. 

Voilà, on vous l’avait dit, il y a beaucoup, beaucoup à faire et à voir, à tel point que nous y reviendrons bientôt pour explorer les trésors d’hiver et les coins détente … histoire de se détendre un peu … après toutes ces explorations ! Alors Tourisme Jacques-Cartier, on se dit à bientôt, sous la neige pour des découvertes inusitées !

QUÉBEC, LES 10 PLUS BELLES RUES

Place D’Youville

C’est en arpentant les rues de la capitale nationale, qu’on a réalisé combien notre ville est belle et photogénique, combien il fait bon s’y promener, se laisser aller au gré du vent et découvrir au coin d’une rue, un de ces petits trésors dont regorge la capitale.

Incontestablement, Québec est une destination touristique de premier plan. Elle jouit d’un charme authentique et incarne ce savoureux mélange d’Europe et de Nouveau Monde. Rien n’est plus agréable que de déambuler dans ses rues tortueuses et pittoresques, où rien n’est à angle droit, et au bout desquelles on imagine un riche passé et on découvre de nouveaux horizons.

« Suivez-le guide » et laissez-vous éblouir par les plus belles rues de Québec !

Rue du Cul-de-Sac

C’est la rue instagrammable de Québec ! Pourtant, longtemps ignorée, cette rue est maintenant très visitée par les touristes d’ici ou d’ailleurs grâce à ses célèbres parapluies colorés. À l’origine, cette ruelle longeait le premier port de la Nouvelle-France, l’endroit étant connu sous le nom de l’Anse du Cul-de-Sac et du havre du Cul-de-Sac. Il s’agissait alors d’un véritable carrefour entre la réception et l’expédition des marchandises, un point important de l’économie locale.

Rue Sous-le-Cap

C’est souvent par hasard, en se baladant dans les rues du Vieux-Québec, que l’on découvre la rue Sous-le-Cap, l’une des plus singulières de la Ville de Québec. En effet, la rue Sous-le-Cap ne mesure que trois mètres de largeur. Elle est bordée d’un côté par l’arrière des maisons de la rue Saint-Paul et, de l’autre, par le Cap qui tombe presque perpendiculairement. Les escaliers de la cour arrière des bâtiments lui donnent un cachet unique et pittoresque.

Rue Saint-Louis

Bordée de nombreux restaurants, la rue Saint-Louis attire les touristes gourmets d’ici ou d’ailleurs. En passant sous l’arche de la Porte Saint-Louis, vous entrerez au cœur du Vieux-Québec et pourrez vous rendre jusqu’à la terrasse Dufferin. La rue Saint-Louis renferme un petit trésor à découvrir pour les plus observateurs : un boulet de canon emprisonné à jamais au pied d’un grand orme d’Amérique. Saurez-vous le trouver ? 

Rue Saint-Jean

Artère importante, la rue Saint-Jean, est une des plus anciennes voies publiques de la Ville de Québec et s’étend du Vieux-Québec au quartier Saint-Jean-Baptiste. Elle est même le point de départ du Chemin du Roy, route historique qui se rend jusqu’à Montréal.

Rue Hébert

Bien nichée derrière les remparts du Vieux-Québec en Haute-Ville, la rue Hébert offre une enfilade de jolies maisons ancestrales québécoises aux portes cochères typiques, aux ouvertures encadrées de pierre et aux toits de tôle colorés à la canadienne. Une rue parfaite pour un décor de film d’époque, un parfum d’histoire avec, en toile de fond, digne et imposant , le Séminaire de Québec et ses lanterneaux . En empruntant la rue Hébert, on remonte d’un seul coup au 18e siècle.

Rue Petit-Champlain

Il s’agit certainement de la rue la plus touristique de la Ville de Québec et on comprend bien pourquoi. Été comme hiver, de jour comme de nuit, cette rue piétonne à l’ambiance chaleureuse est féérique. C’est une véritable carte postale où les boutiques,  joliment décorées, mettent en valeur les produits de chez-nous. Difficile de croire qu’au 17e siècle, la « rue du Petit-Champlain » n’était qu’un sentier boueux qui menait à la fontaine de Champlain. Pour la petite histoire, à l’origine, cette rue s’appelait Petite rue Champlain. Toutefois, après l’immigration et l’installation de nombreux Irlandais dans le quartier, son nom fut traduit par « Little Champlain Street ». Plus tard, ce nom fut à nouveau francisé littéralement par « rue du Petit-Champlain ». Amusant et fidèle à cet accent d’Amérique si particulier !

Avenue Saint-Denis

Ne vous détrompez pas, nous sommes bien dans la Ville de Québec ! Peu connue, c’est pourtant selon nous, la rue qui offre la plus belle vue sur le Château Frontenac, la terrasse Dufferin et notre majestueux fleuve Saint-Laurent. L’avenue Saint-Denis permet d’accéder à la terrasse Pierre Dugua de Mons, une petite oasis de verdure surplombant le Vieux-Québec et ceinturée par la Citadelle de Québec. Voici un secret enfin dévoilé !

Rue Saint-Antoine

On pourrait presque trouver à la rue Saint-Antoine, avec ses escaliers extérieurs, un petit air new-yorkais… Mais si vous baissez les yeux des hauteurs des buildings, vous pourrez voir sur le pavé, à trois endroits, des pierres plus sombres indiquant, par leur ondulation, l’emplacement du fleuve à trois époques différentes. En 1608, lorsque Samuel de Champlain et ses hommes arrivent à Québec, les berges sont situées très près de la falaise. Vers 1700, le manque de terrain habitable se fait sentir et les autorités obligent les riverains à combler les battures. Puis, vers 1800, les marchands construisent de nombreux quais et transforment alors tout le front fluvial. On vous l’avait dit : des trésors et encore des trésors…

Rue Saint-Paul

Repère des antiquaires, la rue Saint-Paul est dotée d’un cachet très européen. Il fait bon s’y reposer sur un banc public, admirer les vitrines des galeries et observer avec curiosité les objets insolites de notre patrimoine. Depuis les années 1960, les antiquaires, restaurateurs et galeristes ont remplacé les nombreux marchands grossistes qui y avaient auparavant pignon sur rue. Une ambiance définitivement très 19e siècle; on aime !

Rue Saint-Joseph

Surnommée autrefois, la « Broadway » de Québec, la rue Saint-Joseph était considérée, dans les années 1860, comme la principale rue commerciale de Québec, un peu comme les rues marchandes des grandes villes américaines, avec ses grands magasins, ses cinémas et ses tramways. Un siècle plus tard, elle connaîtra une traversée du désert avant de retrouver sa vitalité d’antan. Devenue aujourd’hui une des rues branchées de la capitale, les bars, les terrasses et les boutiques tendances redonnent à nouveau vie à cette belle rue, pleine d’énergie.

On vous souhaite une magnifique visite de Québec. En attendant le prochain article des Deux Québécois autour du monde, si vous cherchez des idées pour découvrir la Capitale nationale et ses environs, consultez le site de l’Office du Tourisme de Québec.

Et pour plus d’évasion, regardez là !