Road trip au Saguenay-Lac-Saint-Jean

Réserve faunique d’Ashuapmushuan

C’est par une bouffée d’air pur et une pause détente que nous avons débuté notre séjour dans cette belle région. Sur les terres de la réserve faunique d’Ashuapmushuan, territoire de liberté et de nature vierge où le temps a peu d’emprise, au Royaume du Saguenay Lac-Saint-Jean… Le milieu naturel de la réserve ne comprend pas moins de 1200 lacs :  un véritable paradis pour les pêcheurs !

Saint-Félicien

Saint-Félicien est connu pour son zoo, mais offre beaucoup plus que cela. C’est une jolie petite ville située sur les rives des impressionnantes rivières Ashuapmushuan, dont le nom ilnu signifie « là où on guette l’orignal », Mistassini et Ticouapé où il fait bon flâner et profiter de la vie, comme on dit.

Une belle balade au parc de la Chute-à-Michel permet d’admirer les pêcheurs à la mouche titillant l’ouananiche, poisson typique de la région, mais de plus en plus rare.

Dolbeau-Mistassini

Pause gourmande pour les dents sucrées !

La Chocolaterie des Pères-Trappistes de Mistassini

Pour la petite histoire, à l’origine, c’est grâce à une initiative de groupe de citoyens de Dolbeau que tout a commencé. Plusieurs comités ont œuvré à développer l’économie dont un, une confiserie ! Mais en raison de la guerre, en 1941 l’entreprise doit mettre la clef sous la porte. En 1944, les Trappistes rachètent les équipements et l’aventure gourmande commence. Visitez les lieux pour faire provisions de sucreries et de cadeaux pour les amis, pour en apprendre davantage sur la chocolaterie à l’économusée, mais aussi pour sentir le calme et la sérénité des lieux, allez jusqu’au petit cimetière, au bout du parc.

Chez le Gros Bleuet

Avec la décoration tape-à-l’oeil du terrain, impossible de manquer la maison « Le Gros Bleuet »! C’est Jacinthe qui nous accueille chaleureusement dans sa cuisine où elle confectionne ses excellents produits maisons. Vous voulez goûter une vraie tarte aux bleuets maison, des carrés aux bleuets, un gâteau au fromage aux bleuets ou un pouding aux bleuets? Alors, rendez visite à Jacinthe qui vous accueillera avec son sourire unique dans une maison qui embaume la pâtisserie! Une adresse à ne pas manquer pour les dents sucrées ! 

Sainte-Jeanne-D ’Arc

Quel joli et pittoresque village ! Son vieux moulin et le pont couvert sont les attractions de Sainte-Jeanne D’Arc. 

Le Vieux Moulin, situé au cœur du village, là où se rencontrent la Petite rivière Péribonka et la rivière Noire, a été construit en 1902. Ce  dernier a joué un rôle essentiel dans le développement de la localité par ses multiples fonctions. À l’époque, près de deux cents moulins semblables étaient en fonction dans la région. 

Un peu plus excentré du village, on accède par une petite route de gravelle au vieux pont couvert, le Pont Rouge.

Construit en 1936, il mesure 24.6 mètres de long, 6.27 mètres de largeur et 3.73 mètres de hauteur. Il possède une charpente de type « Town élaboré ».  Pour le bonheur de tous et surtout des photographes, il fut complètement restauré en 2013.

Val-Jalbert

Très honnêtement, c’est un peu sceptiques que nous allions visiter le Village de Val-Jalbert. Nous craignions de trouver un village surfait, très ou trop touristique, un peu à la Disneyland… Eh bien, préjugés infirmés ! Ce lieu reconnu est véritablement une destination découverte qui se doit d’être visitée. Au-delà de l’aspect un peu cliché du village fantôme, on y apprend énormément sur le patrimoine de l’industrie de papier, de l’histoire du village et de ses habitants. Le site est magnifique, les chutes et canyons de toute beauté. L’animation omniprésente est très bien faite et le spectacle son et lumières dans la pulperie est vraiment très instructif et esthétiquement réussi. Assurément, cela plaira aux petits comme aux grands !

Parc national de la Pointe-Taillon

Voilà un havre de paix sur les bords du lac Saint-Jean. Sur le site du Parc national de la Pointe-Taillon, géré par la Sepaq, on ne se déplace qu’à pied ou en vélo. Le site s’impose comme la destination parfaite pour les baigneurs, les amateurs de sports nautiques, les amoureux de la flore et les cyclistes. En effet, faisant partie intégrante de la Véloroute des Bleuets, la piste cyclable du parc a un relief plat et s’avère facile pour toute la famille.

Incontournable, ceinturant le parc, la plage de 15 kilomètres offre une fenêtre unique sur le lac Saint-Jean.

Parc national des Monts Valin

Quel site magnifique pour les amateurs de randonnées et de panoramas. 

Du haut de ses 984 m, le parc national des Monts-Valin domine le paysage de la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean. La pêche à l’omble de fontaine et le canotage se pratiquent dans une multitude de lacs et de rivières du parc. En plus du canot, le surf à pagaie est une activité originale pour sillonner les méandres de la rivière Valin.  Il nous faudra revenir en hiver, car l’enneigement exceptionnel transforme le parc en vallée des Fantômes où faire de la raquette semble juste sublime !

Mashteuiatsh

À l’origine, le territoire du Saguenay- Lac-Saint- Jean était peuplé par les Pekuakamiulnuatsh, seuls communauté autochtone implantée dans la région. Mashteuiatsh – qui signifie « Là où il y a une pointe » – a toujours été un point de ralliement et de rencontre exceptionnel. Les Pekuakamiulnuatsh habitent depuis des millénaires un vaste territoire qui s’étend au-delà des bassins versants du Pekuakami, lac Saint-Jean en ilnu, langue de la communauté. Depuis 1985, la communauté porte le nom de Mashteuiatsh, longtemps connue sous le nom de Pointe-Bleue. Elle se nommait autrefois Ouiatchouan.

Nous y avons découvert le magnifique Musée amérindien de Mashteuiatsh. Extraordinaire, ce musée nous renseigne efficacement et de manière vivante sur le mode de vie traditionnel des Ilnus et nous fait comprendre les traits essentiels de leur culture passée et présente. Le Musée amérindien transmet depuis 1977 l’histoire et la culture des Pekuakamiulnuatsh (Ilnus du Lac-Saint-Jean). Il compte même un jardin extérieur où l’on peut se familiariser avec les arbres et plantes de la forêt boréale jouant un rôle dans la culture ilnue. Le design du musée et la qualité de ses expositions n’a rien à envier à ce que l’on peut voir dans toute grande ville du monde. Soulignons également que des jeunes de la communauté y travaillent et répondent avec compétence à toutes nos questions. Une visite s’impose lors de votre passage dans la région.

Ville de Saguenay

Saguenay, déformation du montagnais saki-nip qui signifie « eau qui sort » ou « source de l’eau », est une ville qui a réussi à allier plein air, urbanité et modernité. Résultant d’une fusion municipale en 2002, elle comprend aujourd’hui les arrondissements de Chicoutimi, de Jonquière et de La Baie, ainsi que les secteurs de Laterrière, Shipshaw, Lac-Kénogami et Canton Tremblay. Ce grand territoire en fait la 7e plus grande ville du Québec.

À voir dans la ville : le Musée de la Pulperie et « L’arbre de l’appartenance » ou près de 300 participants de la région du Saguenay Lac Saint-Jean ont collaboré avec l’artiste Myriam Morin. Le tronc symbolise le territoire régional, l’espace partagé. Ses racines représentent l’histoire, le passé, l’héritage. Ses feuilles illustrent l’appartenance des gens à leur territoire : les valeurs, les espoirs, les éléments de leur histoire et de leur vie en région qu’ils souhaitent perpétuer, transmettre et garder vivants.

En juillet 1996, un déluge frappe la ville de Saguenay et de nombreux édifices finissent engloutis sous les eaux torrentielles. Seule une maison résiste : La Petite Maison Blanche. Aujourd’hui, devenue musée, la petite maison blanche de Saguenay symbolise le courage, la ténacité et la détermination de la population de Chicoutimi et des environs. Au fil des ans, le musée est devenu une attraction incontournable pour les gens de la région et les touristes. 

Arrondissement La Baie : nous avons découvert le sentier Eucher de La Baie, à L’Anse-à-Benjamin.
Celui-ci, situé en bordure du Fjord, débute à la marina de La Baie. Au début du sentier, on découvre les vestiges des écorceurs, un incinérateur à écorce et un site de fondations de pierre. Le sentier monte au sommet des caps, offrant une vue sur la baie des Ha! Ha! MAGNIFIQUE! Le point de vue à la Croix du centenaire érigée en 1938 est WOW ! 
Le sentier se termine à l’Anse à Poulette.

Un petit arrêt à faire également chez cette artiste, désigner et créatrice, de l’atelier boutique « De moi à moi ». Mélanie Morin crée sous nos yeux des accessoires mode et linges de maison, dessinés, peints et imprimés à la main. Très joli ! Et quel bel endroit pour venir chercher un petit cadeau pour soi ou pour les autres.

Une curiosité, l’intrigante pyramide des Ha ! Ha !

Érigée, en souvenir des inondations de 1996, la pyramide des Ha ! Ha ! est composée de 3 000 panneaux de signalisation « cédez le passage ». Du haut de ses 21 mètres, elle offre une vue imprenable sur la baie des Ha ! Ha !

Plus qu’une ville et une région, le Saguenay est avant tout une rivière puissante et profonde ainsi qu’un fjord d’une beauté exceptionnelle. Majestueuse, impressionnante, cette gigantesque vallée glaciaire court sur plus de 126 km. Ses murailles de roc de plus de 350 mètres de hauteur forment les rives de l’un des dix plus longs fjords au monde. Il est l’unique fjord habité en Amérique du nord et certains villages qui le bordent portent le label de l’Association des plus beaux villages du Québec. C’est un site incomparable et éblouissant de beauté.  

Anse Saint-Jean

Village portant le label de l’Association des plus beaux villages du Québec, L’Anse-Saint-Jean est lové entre les montagnes et le fjord. La beauté du fjord à l’Anse-de-Tabatière porte à la contemplation. Ce village recèle des trésors architecturaux, dont le fameux pont couvert, datant de 1929, également galerie d’art. Ne manquez pas d’admirer les œuvres d’artistes québécois qui le décorent

On retrouvait ce pont sur les billets de 1000$ de 1954 à 1992 ! La Banque du Canada avait émis un billet rose de 1 000$ à l’endos duquel apparaissait un paysage de L’Anse-Saint-Jean. Ce dessin montrait en autres le Saguenay, l’ilot et la rivière Saint-Jean, le cap de l’Anse de Tabatière et le pont couvert du Faubourg. La vue imprimée sur le billet est visible depuis le belvédère du Mille.

Petit Saguenay

Traversez le petit village entouré de montagnes et allez jusqu’au quai de Petit-Saguenay quelques kilomètres plus loin pour admirer le fjord et la vue impressionnante. Le lieu idéal pour une pause. On peut même y pêcher le saumon. 

Et pour vous faire saliver encore plus voici, nos coins gourmands… découverts sur la route !

Miel des Ruisseaux – Alma

Pour découvrir le monde merveilleux des abeilles et de ces délicieux produits, un arrêt s’impose au Miel des Ruisseaux. La visite virtuelle permet d’entrer au cœur d’une ruche et de découvrir la vie fascinante de ces petites bestioles. 

Microbrasserie du Lac Saint-Jean – Saint-Gédéon

Première micro-brasserie du Lac Saint-Jean, sur la Véloroute des Bleuets, le lieu est aussi un bistro sympa où, en accord avec leurs bières, les plats témoignent d’un savoir-faire culinaire et de la richesse du terroir régional.  Il est même possible de visiter les installations brassicoles de la microbrasserie du Lac-Saint-Jean, durant la période estivale, incluant une palette de dégustation, tous les dimanches dès 11 h 30.

Fromagerie Médard – Saint-Gédéon

C’est une histoire de famille sur six générations, une institution, un élément incontournable du patrimoine de la région. La fromagerie Médard est ouverte depuis 2005. Ici, on utilise exclusivement le lait d’un troupeau de vaches Suisse Brune pour la fabrication fromagère. Du mois d’avril au mois d’octobre, les vaches vont aux pâturages alors qu’elles sont nourries au foin sec l’hiver. Le bonheur est dans le pré !

Chocolaterie Kao – Anse Saint-Jean

KAO Chocolat crée des chocolats fins fabriqués de manière artisanale. Tous les ingrédients utilisés pour la confection de ces confiseries sont d’une grande qualité, aux saveurs uniques, parfois étonnantes mais toujours délicieuses. Notre coup de coeur, le chocolat à la cardamome. Pour le plaisir des yeux et des papilles !

Alors n’attendez plus et partez à la découverte de cette belle région. Pour plus d’informations, n’hésitez pas à consulter le site de tourisme du Lac-Saint-Jean

Belles découvertes !

Road trip sur la 138

À la découverte de la Basse et la Moyenne Côte-Nord!

C’est de Godbout que nous avons entrepris notre road trip sur la Côte-Nord. Venant de finir le tour de la Gaspésie, nous avons pris le traversier de Matane pour rejoindre, l’autre rive, celle de l’autre côté du Golfe du Saint-Laurent, pour avaler le bitume de la 138, après celui de la 132. La 138, surnommée la route des Baleines, est une des plus anciennes routes du Québec et la seconde en longueur avec ses 1420 kilomètres. Elle mène au bout du boutte de la Côte-Nord, là où la route se finit : à Kégaska. Cette route promet une rencontre avec un Québec peu connu, et encore peu visité : celui des grands espaces, de la mer, de l’air pur, des forêts de conifères, de la taïga et des gens du pays.

La Côte-Nord assure ce sentiment de liberté aux amateurs de road trip. La route s’étire des kilomètres durant, des jours durant … Les paysages variés et les rivières à saumon agrémentent le décor et nous emportent sur un autre tempo, celui du temps qui s’écoule lentement, celui où il fait bon de perdre la notion du temps. Mais on ne se le cachera pas, la Côte-Nord, c’est magnifique mais c’est loin ! Avec une superficie de 236 699 km2, la Côte-Nord est la deuxième plus grande région du Québec, raison pour laquelle nous recommandons idéalement un minimum de dix jours pour en profiter… un peu. 

En route pour un road trip pas comme les autres au parfum d’embruns et d’épinettes, à la découverte de la célèbre route des Baleines, longeant les berges du fleuve Saint-Laurent, entre Tadoussac et Kégaska.  

Voici nos recommandations et nos petits coins secrets.

Rivière-au-Tonnerre

C’est tout petit, mais c’est si beau. En son centre, trône l’église du village bâtie par 300 bénévoles. Son intérieur blanc et bleu poudre étonne et épate par sa beauté.

La Maison de la Chicoutai permet de découvrir ce petit fruit orange méconnu, ressemblant à une mûre, qui pousse à une latitude bien précise au Québec, dans la région de la Côte-Nord. On la récolte à la main, avant d’en faire du coulis, de la confiture, du beurre, de la tisane et bien d’autres choses.

source : Tourisme Côte-Nord

Les plages de Rivière-au-Tonnerre sont sublimes.

Magpie

Un trésor bien caché à l’abri de la 138… car c’est le secret pour savourer la Côte-Nord, il faut oser quitter la route pour découvrir ses petits villages. Nous sommes tombés en amour avec Magpie. Une carte postale, un joli village niché au creux d’une baie, bercé au son des vagues et vivant au gré des marées. Magpie fut le plus important port de pêche à la morue au début du 20e siècle dans le secteur. Au creux du havre, qui abritait autrefois de nombreux bateaux se trouve maintenant un belvédère sur le flanc rocheux, un endroit idéal pour observer les baleines.

Longue-Pointe-de-Mingan

On ne peut parler de la Côte-Nord sans noter que la région se classe parmi les meilleurs endroits sur la planète pour observer les baleines. Sur mer, à bord d’un bateau de croisière, d’un zodiac ou d’un kayak. Nous avons opté pour la proximité en sécurité et avons fait une croisière à bord d’un des bateaux de la Famille Loiselle, le Macareux pour aller visiter l’Archipel de Mingan. Située à Longue-Pointe-de-Mingan, cette entreprise familiale offre un accueil chaleureux et professionnel. L’excursion dure environ trois heures trente et fait un arrêt sur l’Île Nue, et sur l’Île aux Perroquets. En saison, il est même possible de déguster de l’oursin. Nous n’étions pas en saison …

L’Archipel de Mingan est composé d’une trentaine d’îles calcaires et d’un millier d’îlots granitiques disposés en chapelet, le territoire est aussi témoin d’une flore étonnante, avec d’innombrables oiseaux marins.

Havre Saint-Pierre

Fut notre pause gourmande préférée du circuit… 

En arrivant ici, si vous posez la question : « où bien manger ? »  Tout le monde vous répondra presque en chœur « Chez Julie ». Après s’être fait vibrer les papilles gustatives avec un royal plateau de fruits de mer, on comprend bien et on seconde le choix de cette recommandation. Le lieu serait aussi réputé pour sa pizza aux fruits de mer mais celle que nous avons dégustée cuite sur place et fraichement sortie du four de la poissonnerie du port était un délice. Vous ne pouvez pas manquer cela.

Les amateurs de gin comme moi, seront ravis de découvrir et de visiter la distillerie Puyjalon. Mario Noël, le propriétaire sait transmettre sa passion. Il produit Betchwan, un gin élaboré à partir d’aromates de la Côte-Nord et de la Minganie ainsi qu’une vodka, Eskimo. Il nous a laissé entendre qu’un autre alcool arriverait sous peu … à surveiller.

La petite ville portuaire, en elle-même, n’offre rien d’exceptionnel. Il faut parler aux gens du coin pour découvrir les trésors non indiqués, ou si peu, qui sauront vous émerveiller, tel le ruisseau rouge du Cap Ferré.

D’Havre Saint-Pierre, il est également possible d’aller découvrir l’archipel de Mingan. Il suffit de se renseigner au centre d’informations touristiques sur le port.

Baie-Johann-Beetz

En route vers Natashquan, prenez le temps de faire une pause dans ce mignon petit village de pêcheurs.

Natashquan

Ce nom en lui-même fait rêver…

Village légendaire qui donna naissance à un des plus grands chanteurs du Québec fut pour nous une réelle surprise. Nous ne nous attendions pas du tout à ces sublimes et immenses plages de sable blanc, à la chaleur des eaux, au décor de carte postale de celle région. Les Galets de Natashquan rassemblent de nos jours une dizaine de bâtiments, anciens magasins, qui servaient à entreposer les agrès de pêche, l’huile de loup-marin et différents articles liés à cette industrie d’antan. Les Galets de Natashquan sont, aujourd’hui, les témoins immobiles d’une époque où le village était une «maîtresse-place de pêche.»

Pour les becs sucrés, nous vous recommandons, un arrêt à la chocolaterie La Coqueline. Fait maison, le maitre chocolatier sait mettre en valeur les saveurs du terroir, le tout enrobé de chocolat fin noir ou au lait.

Et pour des petits cadeaux, juste en face se trouve une mignonnette boutique-galerie «  un air de par ici » offrant une belle vitrine aux artistes et artisans de la région. 

Kégaska

Le bout du boutte ! Tel était l’objectif de notre road trip : se rendre au bout de la 138, voir le panneau FIN. C’est fait !

C’est un étrange sentiment mais les 40 kilomètres de gravelle, très carrossable et qui en effraient plus d’un sans raison, valent la peine d’être parcourus. 

Le parc du Brion est encore un trésor méconnu de la Côte-Nord. Vous pourrez y découvrir l’épave du Brion, ce grand cargo en provenance des Îles de la Madeleine. Il frappa un écueil et coula près du village en 1976. Par chance, on ne dénombra aucun disparu. L’épave témoigne encore de l’incident.

Sept-Îles

Sur la route du retour, en remontant vers Québec, nous ne pensions faire qu’un arrêt vidange de notre Licorne noire et remplissage du frigo à Sept-Îles, quand on nous parlé du parc aux étranges sculptures…

Excentré, sans nom attitré et situé dans un quartier de maisons mobiles, un des plus grands du Québec dans le secteur Ferland, au bout de la rue des Grands-Ducs, on trouve un parc, où Jean-Pier Synnott a laissé libre court à son imagination, où l’art s’unit avec la forêt. Il faut emprunter un chemin dans le sentier de la Nature et quelques dizaines de mettre plus loin, on tombe sur d’étranges sculptures de métal. Jean-Pier Synnott, artiste soudeur à ces heures nous invite, gratuitement, dans un univers d’œuvres artistiques très originales. On entre dans un monde féerique et métallique, presque épeurant, dans un autre monde, celui de l’imaginaire de l’artiste, assurément unique !

Port-Cartier

La mer à la ville. Voilà ce que pourrait être le slogan de Port-Cartier.

De belles plages, un beau pont abandonné, des parcs à découvrir. Nous n’y avons passé qu’un après-midi mais certain qu’il y a plus à voir… nous reviendrons.

La Côte-Nord, c’est la pêche !

Nous ne pouvions pas venir sur la Côte-Nord sans profiter de ce qu’elle a aussi de plus beau à offrir sa nature, sa faune, sa pêche et la chasse.

Nous avons donc fait un petit saut dans une pourvoirie, le Lac des Cyprès, à une heure de Baie-Comeau. 

Charles, son propriétaire nous a gentiment accueilli et offert un lac à nous tout seul où les truites mouchetées étaient bien présentes et où les couchers de soleils époustouflants.

La Côte-Nord est réputée auprès des amateurs de pêche et de chasse, pour trouver son bonheur, consultez le site des Pourvoiries de la Côte-Nord.

Manic-5

On a quitté la 138 pour emprunter la 389 en direction de Manic-5. Quelques 200 kilomètres de plus ou de moins quand on fait Québec-Kégaska, ça ne dérange pas trop… surtout quand on a le temps.

LE SAVIEZ- VOUS ?

  1. Le Barrage Daniel-Johnson est le plus grand barrage à voûtes multiples et à contreforts au monde.
  2. Sa longue promenade en crête est de 1 314 m et sa hauteur totale est de 214 m.
  3. Le complexe hydroélectrique de Manic-5 produit une puissance installée de 2 660 MW, ce qui place le complexe en 3e position dans le parc de production chez Hydro-Québec.
  4. L’hydroélectricité qui est produite ici se rend dans les grands centres par 4 lignes de transport.
  5. Pour construire le barrage, 12 900 travailleurs ont été présents de 1959 à 1971.

Baie-Comeau

Seconde ville la plus peuplée de la Côte-Nord, Baie-Comeau nous a agréablement surpris. Une fois passée, l’artère commerciale sur la 138 et qu’on entre dans le « vieux » Baie-Comeau, on apprécie l’ambiance de villégiature qui y règne. La Promenade des Pionniers qui longe le fleuve, présente des œuvres d’art originales à partir de popsicles géants.

Il fait bon flâner sur la place de la Salle, sur le boulevard du même nom et s’arrêter siroter une bière de la microbrasserie locale, la St-Pancrace.

Un lieu, parait-il aussi à visiter, est le Jardin des Glaciers dont nous n’avons pu malheureusement qu’admirer la façade, COVID 19 oblige !

Et pour finir, nous vous dévoilons un dernier petit coin pour en prendre plein la vue : Le Fjard (et il n’y a ici aucune coquille) de la Baie St-Pancrace. Un fjard est un grand espace d’eau ouvert entre des groupes d’îles. 

Un belvédère, à quelques kilomètres de Baie-Comeau en direction de Sept-Îles, donne une vue spectaculaire sur le fleuve Saint-Laurent et sur le fjard. On raconte que cette baie était prisée par les contrebandiers à l’époque de la prohibition de l’alcool dans les années 30. D’ailleurs, pour la petite histoire, outre pour la beauté du lieu, la Microbrasserie St-Pancrace aurait tiré son nom de la légende.

Venir sur la Côte-Nord, c’est prendre la route de la démesure, c’est immense, sauvage et fascinant. C’est la nature, le fleuve tout au long de votre voyage et des rencontres chaleureuses.  Nous sommes tombés en amour avec la région et nous nous réjouissons déjà de la retrouver lorsque nous prendrons la route de Fermont, pour faire l’expédition 51 et découvrir le Labrador ensuite. 

Ce n’est donc pas un « au revoir » juste « à la prochaine ».

Infos pratiques : 

Tourisme Côte-Nord / Tel. : 418 294-2876 / Site web : https://tourismecote-nord.com

Société des traversiers du Québec / Matane – Godbout – Baie-Comeau / Tel. : 1 877 787-7483 / Courriel : stq@traversiers.gouv.qc.ca / Site web : https://www.traversiers.com/fr/nos-traverses/traverse-matane-baie-comeau-godbout/accueil/

Famille Loiselle / Départs : du 207, rue de la Mer à 8h, 11h45 et 15h45 / Longue-Pointe-de-Mingan / Tel. : 418 949-2307 / Courriel : information@tourisme-loiselle.com / Site web : http://www.tourisme-loiselle.com

Pourvoirie Lac des Cyprès / Charles Pinard / Tel. : 1 581 805-9055 / Site web : https://www.laccypres.ca

Road trip sur la 132

C’est en quittant Berthier-sur-Mer, près de Québec que nous avons décidé d’emprunter la Route des Navigateurs, communément appelée la « 132 », pour se diriger vers la Gaspésie. Le trajet de la Route des Navigateurs s’étend en fait sur 470 kilomètres le long du fleuve Saint-Laurent et traverse 3 régions : Centre-du-Québec, Chaudière-Appalaches et le Bas-Saint-Laurent

Nous avons appris en suivant les petits panneaux parsemés le long de la route et du fleuve Saint-Laurent, que celle-ci est dédiée aux marins qui ont marqué l’histoire de la région. En effet, notre histoire comme celle de l’Amérique en générale, est étroitement liée à celle des navigateurs, de ces découvreurs explorateurs, tel Jacques Cartier, qui ont traversé les océans et, avant cela même, aux peuples qui ont, longtemps avant lui, navigué sur les eaux du fleuve Saint-Laurent.

Véritable voyage dans la mémoire et le patrimoine maritime du Québec, de Baie-du-Febvre, dans le Centre-du-Québec à Sainte-Luce, au Bas-Saint-Laurent. C’est un road trip à travers le temps, aux parfums d’embrun que nous vous proposons.

La pittoresque Route des Navigateurs permet une découverte du fleuve, du patrimoine maritime et historique du Québec sans pareil. On peut y admirer certains des plus beaux villages du Québec où musées, manoirs et demeures ancestrales témoignent de plus de trois siècles d’histoire. Nous avons été charmés par Saint-Jean-Port-Joli, L’Islet, et sommes tombés en amour avec Kamouraska. Cacouna et Notre-Dame du Portage sauront aussi vous séduire à coup sûr !

Voici nos coups de cœur, nos suggestions de visite* le long de cette route historique où le fleuve Saint-Laurent est à l’honneur.

Chaudière-Appalaches 

L’ISLE-AUX-GRUES

Un pur plaisir que de se balader à vélo sur l’Isle-aux-Grues. Il est même possible, pour les amateurs de marche de se rendre au village depuis le traversier, à pied. L’île est réputée pour ses fromages que nous avons dégusté sur le continent. Le Bateau Ivre offre en saison des expositions. 

En parcourant l’île, on comprend bien pourquoi Jean-Paul Riopelle y a vécu de nombreuses années. Un paradis marin coincé au milieu du fleuve Saint-Laurent à distance égale des deux rives. L’Isle- aux-Grues, une expérience authentique. 

Pour s’y rendre, un traversier gratuit offre deux départs de Montmagny par jour. Il est impossible de camper sur l’île actuellement, l’unique camping municipal y est encore fermé. 

L’ISLET

Ne serait-ce que pour admirer la superbe église qui trône au milieu du village avec sa vue à couper le souffle sur le fleuve, un arrêt à l’Islet s’impose. En continuant sur la même route, vous pourrez voir le musée maritime du Québec. Même si ce dernier est encore fermé. Une pause dans les jardins du musée permet de voir des navires imposants et cela fait de jolies photos.

MUSÉE MARITIME DU QUÉBEC – CAPITAINE J.E. BERNIER

Musée maritime du Québec, Capitaine J.E. Bernier
55, chemin des Pionniers Est, L’Islet

SAINT-JEAN-PORT-JOLI

En poursuivant toujours sur la 132, il est impossible de ne pas faire un arrêt à Saint-Jean-Port-Joli. Vous manqueriez quelque chose.  En effet, ce joli village en bordure du Saint-Laurent est reconnu pour son expertise en sculpture sur bois et en métier d’art. Le Parc des Trois Bérets offre d’ailleurs, une exposition de sculpture de bois magnifique.  De là, empruntez la promenade menant à la marina jusqu’au quai. Celle-ci permet, grâce aux nombreux panneaux informatifs d’en apprendre beaucoup sur le fleuve et le patrimoine du village.

Un musée encore trop méconnu, et qui passe presque inaperçu, se trouve à l’entrée de Saint-Jean-Port Joli.  Le musée de la Mémoire Vivante, dont les jardins se rendent jusqu’au fleuve, est la reconstruction du manoir des Aubert de Gaspé. 

Musée de la mémoire vivante
710, av De Gaspé Ouest, Saint-Jean-Port-Joli  

Bas-Saint-Laurent 

KAMOURASKA 

Un coup de foudre, un coup de cœur pour Kamouraska. Un des plus beaux villages du Québec. Une carte postale du Québec dont les eaux du fleuve se transforment, à la tombée du jour, en un tapis de paillettes argentées offrant des couchers de soleil uniques. Une balade le long de l’Avenue Morel est un moment de pur plaisir. Les coquettes maisons colorées et les commerces de produits locaux rehaussent son côté pittoresque.

Le seul hic que nous y trouvons. Kamouraska n’est pas un village très accueillant pour les vans ou VR. Toutes les rues aux abords du fleuve arborent un panneau d’interdiction pour les véhicules récréatifs, sous peine d’amande. Sans doute, y a-t-il eu des abus … dommage!

Pour en savoir plus sur Kamouraska, lire l’article de Cendrine : « Kamouraska, bonnes adresses pour une visite de ce village pittoresque »

L’ARCHIPEL DE L’ÎLE DU POT-À-L’EAU-DE-VIE

Un trésor peu connu du Bas-Saint-Laurent, c’est l’archipel des trois îles du Pot-à-l’Eau-de-vie, regroupant le Gros Pot, le Petit Pot et le Pot du Phare. En partant de Rivière-du-Loup, le bateau de croisière, géré par la compagnie Duvetnor offre soit des excursions d’un jour ou vous dépose sur l’île du Pot-du-Phare pour y passer une nuitée ou deux. Même si nous n’y sommes pas rendus cette fois-ci, étant donné le contexte, nous avons déjà eu la chance de passer une fin de semaine sur cette île et de dormir dans son phare! Nous avons adoré l’expérience. 

Un havre de paix puisque l’île est une réserve nationale de faune des îles de l’Estuaire ou les oies viennent se reproduire et se reposer en toute quiétude et à l’abri des chasseurs. 

LE PARC NATIONAL DU BIC – SEPAQ

Juste magnifique. Ce parc de la Sepaq est un trésor pour tous les amoureux de plein-air. Juste avant Rimouski, nous nous sommes offert une pause de trois jours dans ce lieu où Dame Nature nous présente ses plus beaux atouts. La Baie des cochons, la Baie des Ha, ha, les sentiers de randonnées et les vues panoramiques sont sublimes.

Découvrir ce site à pied ou à vélo, en amoureux, en solo ou en famille. Une foule d’activités sont offertes au Parc national du Bic. 

SITE HISTORIQUE MARITIME DE LA POINTE-AU-PÈRE

Le phare de Pointe-au-Père, lieu historique national du Canada, serait un des plus hauts phares du Canada avec ses 128 marches. 

Site historique maritime de la Pointe-au-Père
1000, rue du Phare, Rimouski

SOUS-MARIN ONONDAGA

70 hommes d’équipage vivaient autrefois dans ce mastodonte de 90 mètres. En temps normal, on peut le visiter et même vivre l’expérience d’une nuit à bord !

Sous-marin Onondaga
1000, rue du Phare, Rimouski

Et voilà, la route des Navigateurs se termine à Sainte-Luce, dans le Bas-Saint-Laurent… et nous nous poursuivons notre route vers la Gaspésie.

Bonne route, belles découvertes sur la Route des Navigateurs !

Source : route des Nagivateurs

*Cet article, étant rédigé dans le contexte de la COVID 19, les musées en référence n’ont pu être visités.

Madrid, la belle ibérique

Nous avons eu un véritable coup de cœur pour  la capitale espagnole, cette ville accueillante, dynamique, festive, pleine de charme. Elle grouille et ça on adore. Été, comme hiver, les terrasses sont pleines et les restaurants tout autant. Les Madrilènes sont des véritables épicuriens. Madrid mérite amplement le surnom de ville qui ne dort jamais! Pour apprécier réellement Madrid, il faut se laisser emporter par le rythme des Espagnols, vivre à leur rythme même si nos horloges biologiques en prennent un coup. Diner à 14h00 et souper à partir de 21h00, c’est un autre tempo. 

Partons à la découverte de la belle ibérique avec ces lieux incontournables, superbe ville d’une richesse culturelle, patrimoniale et gastronomique, internationalement reconnue.

Les Musées

Musée National Centre d’Art Reina Sofía

Ce musée exceptionnel de Madrid se différencie par les œuvres qu’il renferme. Le visiteur a le privilège de contempler une vaste collection d’art internationale du XIXe siècle à aujourd’hui. En ces lieux, est exposée la très célèbre peinture « Guernica » de Pablo Picasso. Le bâtiment du Centro de Arte Reina Sofía lui-même surprend par son imposante architecture.  Les tableaux des grands maitres, tels Picasso, Dali, Miró et d’autres illustres artistes espagnols, nous ont laissé sans voix, admiratifs. Incroyable collection !

En vous rendant au dernier étage, vous jouirez d’un panorama spectaculaire sur toute la ville, notamment sur la gare Atocha, la plus grande d’Espagne avec sa verdoyante palmeraie.

Musée du Prado

Le célèbre musée Prado vaut assurément la visite pour les amateurs de peinture plus classique, telles les Ménines de Vélasquez. Il abrite une précieuse collection de quelques 8600 toiles et plus de 700 sculptures. Planifiez vos visites muséales à Madrid car il y a souvent beaucoup de monde et des files d’attente impressionnantes, surtout aux plages horaires gratuites. 

Les Plazas

Madrid regorge de plazas ayant chacune leurs caractères et leurs attraits distincts. Parfois petites, parfois immenses, toutes sont très belles.

Plaza Mayor

Construite en 1619, cette immense place aux couleurs flamboyantes et aux 237 balcons en fer forgé, a été le témoin de nombreux évènements emblématiques de Madrid tout au long de son histoire : autodafés, exécutions publiques, incendie, corridas, fiestas… Ceinte par des arcades et des bâtiments ocres de trois étages à l’architecture typiquement castillane, elle compte de nombreux restaurants, bars et boutiques artisanales. En hiver, l’animation continue de battre son plein, notamment grâce à son marché de Noël qui demeure un incontournable de Madrid.

Plaza del Sol 

C’est la plus réputée, le carrefour, le coeur de la ville, le point de rassemblement pour tous. On y retrouve la sculpture de l’ourson et de l’arbousier, symbole de Madrid ainsi que le kilomètre 0 de l’Espagne.

Les Arènes de Las Ventas 

Troisième plus grande arène au monde, plus grande d’Espagne, Las Ventas, inaugurée en 1931, peut accueillir 23 798 personnes. Le monument est majestueux et joliment décoré à partir d’azulejos (faïence). Pour ceux que cela intéresse, il est possible d’assister à une corrida chaque dimanche de mars à octobre.

Le Palais de Cybèle

Le « Palacio de Cibeles », jadis appelé le palais des communications, éblouit par son architecture incroyable. Emblème du Madrid historique situé au coeur de la ville, il a été inauguré en 1919 pour servir de siège central des Postes. Désormais, il fait office d’hôtel de ville et accueille un centre culturel qui propose des expositions gratuites. Ne manquez pas la galerie de cristal, une salle surmontée d’une grande voûte vitrée, ni le point de vue à 360° sur la capitale depuis son belvédère et la terrasse du restaurant !

Madrid et ses quartiers :

Pour sentir l’âme d’une ville, il faut sortir de son centre et se promener dans ses différents quartiers, tels Lavapiès, quartier populaire et cosmopolite où vous pourrez découvrir de l’art urbain et de superbes expositions à la Tabacalera, un centre d’art contemporain plutôt décalé. Lavapiés était l’ancien quartier juif, puis après l’expulsion de ceux-ci, demeura un quartier populaire où se regroupaient également les travailleurs venus d’autres régions de la péninsule. Presque abandonné après guerre, Lavapiés devint un lieu de squat, puis attira les nouvelles populations immigrées d’origines diverses.

Quelques pâtés de maison plus loin, allez flâner au célèbre marché aux puces du Rastro qui s’étale sur des dizaines de rues et ruelles. Impressionnant !

Le parc du Retiro et son palais de cristal

Le parc du Retiro était autrefois le jardin royal de l’ancien Palais du Buen Retiro, construit par les rois d’Espagne au XVIIe siècle comme lieu de retraite spirituelle, de repos et de vacances. Le parc du Retiro s’étend sur 125 hectares comprenant des jardins de diverses inspirations. Magnifique.

Le Palais de Cristal est le plus bel endroit du parc et assurément le plus romantique. Il a été construit par l’architecte espagnol Ricardo Vélasquez Bosco, qui s’est inspiré du Crystal Palace à Londres pour le concevoir. La majestueuse structure de 22 mètres de haut est devenue une salle d’exposition. Les photographes aimeront la luminosité, la réflexion du bâtiment à la surface de l’eau… Un pur petit bijou d’architecture en plein coeur du parc, le poumon vert de la capitale espagnole.

Pour déguster des tapas au bar ou savourer des plats copieux, nous vous recommandons une excellente table pour savourer la délicieuse cuisine traditionnelle dans une ambiance locale. Idéalement, sur réservation car les Madrilènes raffolent de cet endroit. Le Prada A Tope est une excellente adresse. Jugez par vous mêmes, les photos font saliver

Madrid est aussi magique la nuit, surtout en cette période, à l’approche des Fêtes de Noël, où les grandes artères sont décorées de guirlandes illuminées et les places d’immenses sapins de lumières. Magique ! Nous repartons avec un goût de revenez-y ! Assurément nous reviendrons car il y a encore plein de trésors à découvrir aux alentours de la capitale espagnole ! 

Pour découvrir Madrid, ses environs ou l’Espagne en circuit avec le Portugal, une agence à contacter Voyages CAA Québec qui offre une panoplie de découvertes vraiment intéressantes alliant histoire, culture et gastronomie.

Les couleurs de Jordanie

C’est un voyage plein de couleurs que vous offre la Jordanie :  le rose de la cité de Pétra, le blanc de la fourmillante capitale Amman,  l’orange brûlé du désert de Wadi Rum, la Mer Rouge et les riches bleus de la Mer Morte. Toutes ces régions hautes en couleur vous en mettront plein la vue ! Coincé entre deux mers, l’une Rouge et l’autre Morte, ce petit pays aux trois quarts envahi par le désert, dont la richesse patrimoniale et historique remonte à la nuit des temps, offre de splendides vestiges, parmi les plus importants du Moyen-Orient tels la ville romaine de Jerash, les châteaux du désert et, bien sûr, la spectaculaire Pétra, cité creusée à même la roche par les Nabatéens. La Jordanie nous transporte également, sur les traces de Lawrence d’Arabie, du port d’Aqaba à l’étonnant Wadi Rum. On plonge dans un décor de film, où les nomades, encore présents, se partagent le narguilé, vivent au rythme de l’appel du muezzin et se déplacent à dos de dromadaire, quand le « pick-up » ne fait pas l’affaire. 

Mais évidement, la Jordanie, c’est aussi ses habitants, alors n’oublions pas ce peuple généreux, souriant qui réserve à tous les voyageurs un accueil chaleureux. Avec un peu de chance, ils vous inviteront à boire le thé ou le café à la cardamome, voire même à partager un repas exquis. L’hospitalité est sincère dans ce pays où le tourisme est en pleine croissance et reste le premier moteur économique.

Nous sommes entrés en Jordanie par  la voie des airs, venant de Turquie.  Une chose importante à savoir et à se procurer avant de partir (via Internet) que vous veniez par les airs, la mer ou voie terrestre :  Le « Jordan Pass » (qui vous donne accès à tous les sites touristiques majeurs) et le visa d’entrée dans le pays. Le « Jordan Pass » vaut indiscutablement la peine d’être acheté à l’avance si vous prévoyez visiter plusieurs sites, tels que Jerash, Petra, Wadi Rum et beaucoup d’autres. Son coût élevé (entre 99$US et 106$US selon la formule désirée/personne) INCLUT le visa d’entrée (dont le prix à lui tout seul est aussi élevé, même sans le Jordan Pass!), dont vous aurez absolument besoin pour entrer en Jordanie avec un passeport canadien. En fin de compte, on rentre très vite dans son argent !  Il est possible d’acheter également et uniquement le visa, en arrivant à l’aéroport, si vous ne voulez pas du Jordan Pass. Voilà pour les formalités ! Commençons la visite des sites incontournables de la « Rome du Moyen-Orient », l’envoutante Jordanie.

Amman

La capitale aux dix-neuf collines, dont l’architecture vraiment étonnante, avec sa kyrielle d’immeubles cubiques blancs, est grouillante d’activité. La ville est une des plus anciennes cités du monde encore habitée. Il y a des temples grecs, des ruines romaines, des églises chrétiennes, des synagogues enfouies au creux de sites archéologiques millénaires. Rome semble bien jeune par rapport à Amman… Tout comme la belle italienne, c’est un musée à ciel ouvert. Visiter Amman, c’est découvrir la citadelle qui domine la ville, aller au théâtre antique, arpenter les souks du centre-ville. Près de la moitié de la population du pays vit dans la capitale, alors vous pouvez bien vous imaginer que la circulation y est impressionnante et congestionnée. N’hésitez pas à prendre le taxi (avec compteur) ou Uber, le tarif est très abordable. Se garer en ville et se retrouver dans la capitale est un réel défi… Évitez-vous ce stress pour quelques dinars jordaniens.

Jerash

À environ une heure de route d’Amman, Jerash est reconnue comme une des cités romaines les mieux conservées au monde. En effet, la préservation exceptionnelle de ces ruines est due au fait qu’elle fut dissimulée sous le sable pendant plusieurs siècles avant d’être excavée dans en 1806. À l’origine, fondée selon la légende par Alexandre le Grand au quatrième siècle avant Jésus-Christ, Jerash naquit réellement au deuxième siècle avant Jésus-Christ et fut d’abord grecque. Ce site unique est un livre d’histoire à ciel ouvert. Flânez à travers l’antique ville, composée d’un hippodrome qui pouvait accueillir 15.000 spectateurs lors de courses de chars et autres événements sportifs, d’une place ovale, lieu de rassemblement, de la rue principale, des vestiges de magasins, des temples. Jerash est un voyage à travers le temps. On s’imagine aisément la vie de l’époque et ses habitants circuler à travers les rues pavées. Fabuleux.

Petra

Le site de Petra est simplement extraordinaire ! Très (trop) touristique, mais juste exceptionnel. Nous comprenons pourquoi il s’agit d’un site du Patrimoine de l’Unesco. Majestueux, colossal, grandiose…mais le dire ou l’écrire n’est rien. Le vivre est incroyable. Nous sommes si minuscules devant ce travail gigantesque effectué par la main de l’homme, qui a creusé une ville entière dans la pierre, pendant plusieurs décennies, il y a des milliers d’années. Petra fut jadis le refuge des Nabatéens. Cette position stratégique leur assura le contrôle des routes commerçantes traversant le Proche-Orient et ils accumulèrent assez de richesses pour faire naître de la roche une cité splendide. Cette splendeur cachée dans le désert hante les visiteurs longtemps après leur départ.

Pour information : Visiter Pétra c’est, au grand minimum, une journée entière à consacrer à ce site millénaire. Ne pas manquer le Siq, le Khazneh et finir par le monastère al Deir pour les plus courageux, tout comme nous, à faire à pied (16 kilomètres aller/retour !). 

Wadi Rum

Si vous vous posez la question « que visiter en Jordanie », le désert de Wadi Rum doit forcément être dans vos priorités, sur votre liste des « to go ». Nous y avons séjourné une nuit pour entendre le silence, le souffle du vent à la tombée de la nuit et admirer un ciel étoilé, unique et fantastique. Le jour, le paysage a l’air presque irréel, lunaire ou martien. Un désert de sable chatoyant, où alternent le blanc, le rouge et l’ocre, semble prendre d’assaut des falaises de grès et de granit. Un tableau, une somptueuse peinture, devant lequel nous restons sans cesse en admiration. Une excursion en Jeep permet de voir toutes les splendeurs du désert. C’est aussi le paradis des randonneurs, des amateurs d’escalade. Amoureux de plein air, une destination pour vous ! 

Mer morte

Avec son altitude négative ( – 408 mètres !), la mer Morte est le point le plus bas de la Terre, célèbre pour sa salinité très élevée, huit fois supérieure aux mers et océans de notre planète. Se baigner dans la mer Morte, qui est en fait un grand lac salé, est une expérience à vivre. Unique ! On flotte littéralement, idéal pour ceux qui ne savent pas nager mais, attention aux yeux ou aux petites égratignures car une petite goute vous chauffe les pupilles et vous désinfecte toutes plaies ! On comprend mieux son nom, rien ne survit à cette eau si salée, pas une bactérie. Malheureusement les bords de la Mer morte sont par endroit peu entretenus et de nombreux déchets jonchent les plages, à l’exception des plages des hôtels de luxe ou de celles réservées aux touristes, accessibles à des prix exorbitants ! N’hésitez pas à faire quelques mètres de plus et vous baigner où les Jordaniens se baignent. Vous ferez assurément en plus de chaleureuses rencontres. 

Aqaba

Confiné entre Israël et l’Arabie saoudite, l’ancien village de pêcheurs d’Aqaba est la seule fenêtre de la Jordanie sur la mer Rouge qu’elle partage avec Israël, l’Égypte et l’Arabie saoudite. La station balnéaire est bercée par les vagues du golfe d’Aqaba, dont le bleu franc des eaux s’éteint là où le Sinaï égyptien s’élève. Paradis adulé des plongeurs, cette destination est encore méconnue. Aqaba reste le trésor caché du royaume hachémite.  C’est par cette ville que nous avons quitté la Jordanie, avec un petit pincement au coeur, traversant à pied la frontière avec Israël, où nous avons poursuivi l’aventure. 

Alors, vous partez quand ? Et pour info :   Voyages CAA Québec offre un circuit extraordinaire en Jordanie et Israël. Le meilleur des deux mondes ! Nous vous invitons à consulter leur site pour tous les détails. 

Et comme une image vaut mille mots, visionnez notre vidéo sur YouTube

L’Arménie, bijou du Caucase !

Dans un écrin tel un précieux bijou, l’Arménie brille de tant de beautés à découvrir. Ce si petit pays a tant à offrir pour vous éblouir tel un joyau encore brut. Il n’est pas encore si facile de s’y rendre. En effet, l’Arménie se laisse désirer mais si vous faites un petit effort pour y aller alors, indiscutablement, vous serez simplement séduit. Enclavée entre la Turquie, la Géorgie, l’Azerbaïdjan et l’Iran, la porte d’entrée la plus facile est la Géorgie puisque la situation politique avec ses autres voisins est tendue et certaines frontières fermées. Le pays, considéré comme un berceau du christianisme est la première nation à adopter le christianisme comme religion en 301.

Nous sommes arrivés, par Tbilissi, capitale géorgienne, comme la majorité des touristes par le train de nuit. Le trajet de nuit est interrompu par le passage des frontières qui se déroule très bien. L’au revoir des Géorgiens et l’accueil des Arméniens seraient un bel exemple pour certains douaniers de ce monde.  

Il y est possible également d’arriver par l’unique aéroport international du pays, celui de Erevan. Lui seul, permet de relier le pays au reste du monde. Ce trésor caché derrière le mont Ararat est un pays unique avec une langue parlée nulle part ailleurs et une histoire particulière, à la fois tragique et extraordinaire. L’Arménie se remet tranquillement mais fièrement des blessures du passé, après les guerres et les tremblements de terre.

Tout cela ne doit en aucun cas vous décourager d’y aller car vous perdriez une occasion magnifique de rencontrer un peuple fier et hospitalier et de voir des lieux splendides chargés d’histoire. Un berceau de la civilisation.

Monastères anciens, églises intimistes, temple païen : son patrimoine riche et encore peu exploré vous surprendra assurément. Les amoureux des grands espaces, de plein-air et de randonnées, seront aussi comblés par la nature sauvage dominée par les majestueuses montagnes du Caucase.

Voici nos recommandations pour ne rien manquer des beautés de l’Arménie.

Erevan

La capitale de l’Arménie, n’est pas forcément une « belle ville » mais on tombe sous le charme grâce à la chaleur et l’hospitalité de ces habitant. Marquée par son imposante architecture de l’époque soviétique. La place de la République constitue le cœur de la ville, avec ses fontaines musicales et ses édifices gouvernementaux à colonnes. 

  • Place de la République
  • La mère de l’Arménie
  • Le Vernissage

Un peu plus loin…

Église rupestre de Geghard : Le Monastère de Geghard mérite pleinement d’être classé au Patrimoine mondial de l’Unesco depuis l’an 2000. Encore habités par des moines, ce site est un vrai lieu de pèlerinage. À moitié troglodyte, les premières fondations du monastère dateraient du VIIième ou VIIIième siècle, d’aucuns disent même du VIième siècle. Impressionnant d’admirer le travail de sculptures directement dans la pierre.  Au sortir du monastère surtout ne manquez pas d’acheter un Gata, cette délicieuse galette à base noix, fruits de la région. 

Monastère Khor Virap : Ce complexe monastique est perché sur les collines du majestueux mont Ararat. Orné de nombreux kachtkars (pierres tombales arméniennes), le monastère de Khor Virap se compose d’une église principale, Sourp Atvatsatsin (Sainte-Mère-de-Dieu) et d’une autre plus petite, la chapelle Saint Guévorg (Saint-Georges). 

Les vignobles et le monastère Noravank : Parmi les vignobles et les vergers fertilisés, véritable chef-d’œuvre, le monastère de Novarank trône. Il héberge un mausolée, plusieurs églises et de nombreuses chapelles. Représentatif de l’architecture arménienne du Moyen-Âge, le monastère de Noravank est classé au Patrimoine mondial de l’UNESCO. Rien d’étonnant ! 

Le Temple de Garni : Que fait donc un temple grec à cet endroit ? Et bien quand on apprend que la fondation de l’Arménie remonte à l’an 77, à l’Antiquité, comme le prouve une inscription en grec sur la pierre de fondation, le tout s’explique. On vous l’a dit l’Arménie est remplie de trésors uniques.

Lac Sevan et le monastère Sevanavank : Cette immense mer intérieure de 1 400 km2, située à plus 1900 mètres d’altitude, ravira les amateurs de photos. La particularité de ce lieu sublime, hormis cette superbe étendue bleue, est qu’il est dominé par de petits monastères construits entre le IXième et le Xième siècle : Sevanavank et Hayravank.  Ces derniers jouissent de l’une des plus belles vues du pays.

Les Arméniens ont un proverbe célèbre qui dit « Un invité est un don de Dieu ». Cela dit tout alors n’hésitez plus, faîtes vos valises et allez découvrir l’Arménie !

Pour info :  Si vous voulez du dépaysement, des découvertes, de la gastronomie, du bon vin, des paysages grandioses, de l’histoire et de la culture, Voyages CAA-Québec offre un circuit fascinant sur les trois derniers pays que nous venons de visiter : l’Azerbaïdjan, la Géorgie et l’Arménie. Nous vous invitons à consulter leur site pour tous les détails. On a testé quelques activités et notre seul mot est WOW !

Ouzbékistan, pressez-vous avant qu’il ne soit trop tard !

Nous venons de quitter l’Ouzbékistan. Plus de deux semaines à découvrir le pays, sa culture, ses habitants, sa gastronomie, ses trésors et ses couleurs. C’est incontestablement un sublime pays qui a réussi le pari qu’il s’est donné, celui de devenir une nouvelle destination tendance.  Cette république d’Asie centrale située sur l’ancienne route de la Soie a pour objectif d’accueillir 10 millions de visiteurs d’ici 2030. Bonne ou mauvaise nouvelle ? En ce qui nous concerne, mauvaise et c’est ce qui nous laisse un goût mi amer-mi sucré en quittant le pays. Nous ne nous attendions absolument pas pas à tant de monde… L’ouverture des frontières, par l’exemption de visa pour plus d’une quarantaine de pays a fait exploser le tourisme sans que les infrastructures soient là. Trop de monde, trop vite … Le tourisme est en plein boom dans le pays mais le pays n’est pas encore prêt et beaucoup d’hôteliers avouent que c’est un défi pour les habitants et commerçants du pays : « Nous n’avons pas assez de lits pour les visiteurs » « Il n’y a pas assez de trains pour répondre à la demande maintenant avec les touristes qui arrivent par centaines dans des charters pas chers. » En effet, par exemple pour faire le trajet Boukhara-Khiva (la ville est en voie d’être la plus visitée avant Samarcande), il n’y a qu’un train part jour alors que les touristes affluent. Nous avons du attendre un jour de plus, à Boukhara, pour avoir de la place.  Les vieux bazars se sont transformés en marché à touristes. On y retrouve les mêmes marchandises, les mêmes vêtements faits en Chine, à la chaine et en usine, les mêmes imprimés, les mêmes souvenirs de pacotille qu’on nous vend pour de l’artisanat local.  Les vrais artisans, car il y en a, sont désespérés, eux-même par la situation qui dérape. 

La capitale Tachkent et Noukous échappent, encore à cette euphorie. L’une, n’étant pas encore considérée comme assez attrayante (et pourtant) et l’autre, trop loin vers la mer d’Aral, seuls les plus téméraires et aventureux s’y rendent car à partir de Khiva, plus de tourisme de masse, celui du vrai explorateur.  Loin de moi l’envie de vous décourager d’y aller car l’Ouzbékistan mérite indéniablement sa réputation : une merveille sur la route de la Soie.  Les mille et une mosquées, médersas et palais sont tout simplement sublimes. Les mosaïques colorées vous éblouissent les unes après les autres. Les dômes turquoises scintillants de la place du Registan à Samarcande, les époustouflants minarets des anciennes villes de Boukhara et Khiva subjuguent… Les plats savoureux ravissent les gourmets et comblent les gourmands. L’hospitalité et l’accueil chaleureux vous font vite sentir presque comme chez vous. L’Ouzbékistan, c’est à vivre et à goûter !

Alors, commencez votre voyage en Ouzbékistan dès maintenant …

Tachkent

Ancienne capitale soviétique, Tachkent offre un contraste architectural unique entre lieux religieux historiques, monuments soviétiques, places commémoratives et son gigantesque marché.  À voir : 

Le Chorsu Bazar

Le Hazrat Imam Ensemble

Le musée Amir Timur

Le métro

Samarcande

Fondée au VIième siècle avant J.-C, Samarcande, qui signifie « Fort de Pierre » en persan, compte parmi les plus beaux ensembles architecturaux musulmans au monde et peut s’enorgueillir d’être considérée comme l’une des plus anciennes villes au monde. Le centre et coeur de la ville, aussi ancien que Rome ou Babylone a été classé, on comprend pourquoi en flânant à travers la cité, au patrimoine mondial de l’UNESCO.  À voir : 

La Place du Régistan

Le Mausolée Gour Emir

La nécropole Shah -i-Zinda

La Mosquée Bibi-Khanym

Boukhara

Considérée comme la ville des érudits, Boukhara compte plus de 350 mosquées et 100 médersas : université coraniques. La vieille ville est un labyrinthe de ruelles étroites, de parcs, de monuments historiques de différentes époques, magnifiquement préservés ! Un pur bonheur que de s’y balader aux petites heures du matin quand la ville est encore endormie et les échoppes closent.  À voir : 

La citadelle d’Ark

La mosquée Bolo Haouz

Les médersas

La mosquée de Po i Kalyan

Le Tchor Minor

Khiva

Pour savourer les beautés de la ville, il faut se lever tôt pour pouvoir vivre une immersion dans une ville antique d’Asie centrale entièrement préservée, transformée presque intégralement en musée, C’est le joyau de l’Ouzbékistan. Un décor unique, à l’ambiance magique, surtout au coucher du soleil lorsque les rayons du soleil font jaillir l’ocre des briques et le turquoise des dômes. Un spectacle unique et inoubliable.  À voir :

Le minaret Kalta Minor

La mosquée Juma

La Médersa Islam Khodja et son minaret  

En dehors de la ville, un peu plus loin les forteresses de Toprak-Kala et d’Ayaz Kala

Noukous

La ville n’offre pas grand chose mais ce qu’elle offre est riche : un extraordinaire musée. En effet, le Musée Igor Stravinsky est l’œuvre de toute une vie, celle d’Igor Savitsky , collectionneur d’œuvres interdites pendant l’ère soviétique. Il a rassemblé 50 000 unités d’œuvres d’avant-garde. Aujourd’hui, le musée possède une riche collection internationalement reconnue, de plus de 90 000 oeuvres d’artistes russes d’avant-garde.

Mais on vient surtout à Noukous pour aller visiter Moynaq, cet ancien port de la mer d’Aral, aujourd’hui tristement disparue. Avant la disparition de ses eaux, la mer d’Aral était le quatrième plus grand lac du monde. Il y avait des ports, des usines de poisson et des bateaux de pêche.  Pour y aller pas de transport organisé, il faut s’arranger avec un taxi qui moyennant un certain montant vous emmènera là-bas, à plus de deux heures de Noukous.  Aujourd’hui, Moynaq est entourée de kilomètres de sable et d’un cimetière de bateaux… On sent que la ville est en train de reprendre un nouveau souffle grâce à une nouvelle opportunité : le tourisme … les hôtels se construisent. Pour les amateurs de lieux inusités, dépêchez-vous d’y aller avant que là aussi, les bus de circuits organisés ne se pointent le nez. À voir :

Le Musée Igor Stravinsky

La nécropole Mizdakhan

Le cimetière des bateaux de la mer d’Aral

Sublime Mongolie

C’est du fin fond de la steppe mongole, à plus de 500 kilomètres d’Oulan-Bator et en sirotant une Golden Gobi, bière blonde mongole, après neuf jours d’expédition, que je «prends la plume». Le coeur un peu triste, nous quittons la Mongolie demain. Une autre destination, complètement différente, nous attend : Séoul, une des trois plus grandes métropoles du monde. Là-bas, je n’écouterai pas le vent et le silence de la nuit.

La Mongolie, déjà, le nom fait rêver. Après avoir passé quelques jours à Oulan-Bator, après avoir respiré trop de pollution et entendu trop de klaxons, j’étais heureuse de quitter la fourmillante capitale et ses ingérables embouteillages pour savourer mon rêve, celui de découvrir la vraie Mongolie, celle des nomades, loin du bruit et des lumières de la ville. Rapidement, la nature s’impose et le calme apparaît. La somptueuse Mongolie, c’est l’immensité des paysages, des steppes verdoyantes, des chevaux galopant, crinière au vent, en liberté, des milliers de moutons qui se prélassent sur les pistes, dérangés dans leur quiétude par les rares autos qui traversent la contrée, des yourtes installées là où le pâturage est le meilleur, où les animaux seront repus et heureux, où ils pourront engraisser pour l’hiver. La Mongolie, c’est aussi le sourire sur les visages, les yeux malicieux des femmes, les regards intenses des hommes qui veillent jour et nuit sur leur terre et leurs troupeaux, le cri des enfants qui s’amusent d’un rien et qui vous offrent le plus beau des rires à la moindre grimace, l’aboiement des chiens qui gardent les loups en respect la nuit quand l’homme se repose d’une dure journée.  La Mongolie, c’est encore des odeurs de cuisson qui vous titillent les narines, des arômes inconnus qui vous mettent l’eau à la bouche, c’est une aventure culinaire qu’il faut oser, car nos papilles s’en réjouissent et le palais savoure. C’est le mouton sous toute ces formes, le lait de chèvre chaud, le lait de jument (airag), la vodka de yack, pour fraterniser, et la crème de yack à l’onctuosité céleste pour se lécher les babines. La Mongolie, c’est apprendre à lâcher prise et ne plus gérer le temps. Les trajets sont longs et la route mauvaise, alors la seule chose à faire est d’admirer le paysage changeant au gré des heures. La Mongolie, c’est également le désert, la montagne, les steppes, la forêt, les dunes, des nuages de poussière, des lacs salés, la neige en hiver et la chaleur en été. La Mongolie, c’est une générosité, une fraternité, une hospitalité, une chaleur humaine qui réchauffent non seulement en hiver, mais toute l’année.

Si vous venez en Mongolie, vous vous devez absolument de :

  • Visiter le Musée national de Mongolie à Oulan-Bator pour comprendre l’histoire de ce pays, des ces hommes forts et de ses guerriers redoutables, des moines et nomades meurtris au cours des siècles. Une visite des plus enrichissantes pour comprendre la Mongolie avant de partir à sa découverte. Ce merveilleux musée permet de voyager à travers l’histoire et d’admirer de splendides costumes de cérémonie traditionnels. 
  • Assister aux envoutantes cérémonies de prières au Monastère Gandan Khiid à Oulan-Bator, l’un des plus importants du pays et dont le nom complet, Gandantegchinlin, signifie le « lieu sacré de la béatitude suprême » et se sentir minuscule devant l’immense statue de Megjid-Janraiseg de 26,5 mètres de haut. 
  • Être époustouflé devant la statue de Gengis Khan, héros admiré et vénéré des Mongols. À deux heures d’Oulan-Bator, à Tsonjin Bolog, se dresse au milieu de nulle part la gigantesque statue du héros national assis sur son cheval et veillant sur la Mongolie.  Haute de 40 mètres, construite en 2008 en acier inoxydable, Gengis Khan étincelle à travers la plaine. Un ascenseur permet de monter au sommet de la statue et de faire un face à face avec ce héros. La vue sur la plaine y est spectaculaire.
  • Dormir chez l’habitant dans une yourte, vous laisser emporter par le rythme de la vie quotidienne des nomades et découvrir les usages de politesse et d’hospitalité : recevoir et partager la blague à tabac du maître de maison, boire le lait de chèvre ou l’airag offert par l’hôtesse, apprendre à se déplacer dans la yourte en ne passant jamais entre les deux piliers porteurs (représentant le couple) ; vivre comme eux en oubliant un instant nos normes de confort nord-américain, écouter leur sagesse et découvrir leur univers millénaire et, surtout, ne jamais repartir sans avoir offert un présent de la main droite ou des deux mains. 
  • Faire une randonnée à cheval dans la Vallée de l’Orkhon, classée Patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO et paradis des éleveurs de yaks. Inoubliable et magique !
  • Monter les 108 marches blanches pour méditer au sommet du monastère d’Aryapala au parc national de Gorkhi-Terelj. Situé à flanc d’une montagne couverte de mélèzes et de roche granitique, il vous faudra pour atteindre le temple, franchir une petite passerelle en bois sur laquelle un panneau indique : « le pont qui mène au-delà de la sagesse. » 
  • Escalader les dunes de Khongor pour admirer ce paysage presque lunaire qui s’étend sur 180 kilomètres et sur 8 à 12 kilomètres de largeur. Arrivée au sommet, le vent décoiffe, mais l’effort de la montée est amplement récompensé par la vue phénoménale qui s’offre à vous. 

La Mongolie demeure une des dernières destinations encore préservées du monde et du tourisme à outrance. La diversité de ces paysages n’a d’égale que leur majesté : des montagnes escarpées aux forêts denses du nord, en passant par les plaines centrales et les déserts arides du sud… C’est un pays où la culture, l’histoire et les paysages sont inextricablement liés, où les nomades errent encore dans les steppes comme ils le faisaient autrefois, à l’époque de Gengis Khan, et où la chaleur et l’hospitalité de ses habitants ne sont plus à démontrer. 

Vivre la Mongolie ! Savez-vous que Voyages CAA-Québec offre cette inoubliable destination ?

Bella Alberta : Jasper et Banff

Toujours sur la route, tranquillement sur le chemin du retour vers Québec pour quelques semaines, avant de s’envoler cette fois-ci vers la Russie. Nous prenons le temps de découvrir la Colombie-Britannique et l’Alberta. Après des mois aux États-Unis, découvrons notre beau pays. De ce que nous avons vu de l’Alberta, nous restons sans voix et bouche bée devant ses beautés. L’Alberta, c’est la magnificence de la nature par excellence. C’est l’immensité, la majestuosité, c’est l’émerveillement assuré.  Ses Rocheuses nous accueillent en grand, en très grand. L’Alberta, ce sont des glaciers époustouflants, des cimes aux neiges éternelles, des lacs émeraudes, des rivières limpides, des arbres centenaires, une faune et une flore d’une richesse généreuse et des routes à couper le souffle. 
On vous présente nos 10 incontournables de la Bella Alberta !
Parc National de Jasper regorge de sites exceptionnels pour les amoureux de nature, de randonnées, de calme, de sports d’hiver comme d’été. 

1- Lac Maligne : C’est le plus pittoresques des lacs du Parc national de Jasper et celui le plus visité également mais le déplacement en vaut vraiment la peine. Nous y étions alors que la glace sur le lac n’était pas encore complètement fondue. Même à l’entre saison, la couleur de l’eau et les montagnes présentent un cadre grandiose… L’enfilade des chaines de montagnes est impressionnante.


2 – Lac Medicine : Long de 7 kilomètres, alimenté par les eaux des glaciers, ce lac offre un jeu de miroir époustouflant. Les montagnes l’entourant s’y reflètent magiquement.

3 – Fairmont Jasper Lodge : Après l’effort le réconfort ! Rien de tel que de relaxer après une journée de randonnée au bord du Lac Beauvert, qui porte très bien son nom, sur la terrasse du très beau lodge Fairmont Jasper. À défaut de débourser un certain montant pour un repas à l’excellente table du restaurant, le plaisir d’y prendre l’apéro, un thé ou un café, permet de décompresser en admirant la vue exceptionnelle.


4 – Lac Pyramide : Le site parfait pour assister  aux lever ou coucher de soleil. Mais bien évidement, le jour le cadre est tout aussi magnifique. Il est possible d’y louer canots ou kayaks pour en profiter encore plus et se prélasser sur ses eaux limpides en observant huards et saut de truites. Le paradis, non ?


5 – Chutes Athabasca : Ce ne sont pas tant les hauteurs de ces chutes qui impressionnent que la force des flots de celles-ci. La rivière Athabasca dans toute sa splendeur.


6- Champ de glace de Columbia : La route 93, celle que l’on nomme « La Promenade des Glaciers », reliant Jasper au Lac Louise, ou vice-versa, est une des plus belles routes que nous ayons prise depuis notre départ. Rouler à travers des glaciers est époustouflant. Un triste constat est de réaliser que le réchauffement climatique que certains nient encore, fait des ravages réels sur la fonte et le retrait des glaciers… Une activité offerte et forte prisée, que nous n’avons pas faite, est de prendre l’Ice Explorer , un gros autobus conçu spécifiquement pour rouler sur le champs de glace… soit disant exceptionnel que de marcher sur cette glace bleue âgée de 20 000 ans !


7 – Banff  : Jolie petite ville, station de ski l’hiver et de plein air l’été, bourgade où les wapitis se baladent nonchalement, toisant le défilé des touristes, Banff est, malgré son côté un peu trop touristique à mon goût, très agréable à visiter. L’architecture y est jolie, on y retrouve un petit air de Suisse. Si nous avions le choix et pour avoir le meilleur des deux mondes, nous choisirions l’âme de Jasper dans le cadre de Banff. Comme quoi rien n’est parfait ! Il fait bon se balader à Banff et surtout n’oubliez pas d’aller admirer le féérique Fairmont Banff du point de vue « Secret corner » : belles photos assurées !


8 – Lac Louise : Mondialement connu,  considéré par certains comme le plus beau lac au monde, ce décor de carte postale offre effectivement un paysage magnifique dans le Parc national de Banff. Le reflet des montagnes dans ce lac bleu turquoise est juste unique. Sa couleur est due au limon que charrie l’eau des glaciers.  Le seul hic, les nombreux, nombreux touristes et la congestion de la circulation pour s’y rendre. Petit truc : faîtes comme nous, allez-y en fin de journée quand le flots des bus opérateurs ont fini leur circuits. Sinon cela peut être vite cauchemardesque.

9 – Lac Moraine : Non loin de son illustre voisin, le lac Moraine est tout aussi beau. Il se situe dans la vallée des Dix Pics. C’est simplement grandiose. La couleur de l’eau est d’un bleu plus vif… intense et parfait pour les amateurs de photos.

10 – Johnston Canyon : Dans le parc national de Banff, le sentier du Johnston Canyon, de quelques kilomètres, accessibles pour « presque » tout le monde,  longeant la rivière Johnston est une merveille. On y admire des piscines naturelles émeraudes jusqu’à des magnifiques cascades de la crique Johnston.  À voir la Lower Falls et la Upper Falls !


Voilà donc 10 bonnes raisons pour choisir l’Alberta pour votre prochaine destination ! Belle découverte et si vous doutez encore, jetez un coup d’oeil sur notre Vlog « Deux Québécois autour du monde » une image vaut milles mots !