Sublime Mongolie

C’est du find fond de la steppe mongole, à plus de 500 kilomètres d’Oulan-Bator et en sirotant une Golden Gobi, bière blonde mongole, après neuf jours d’expédition, que je « prends la plume ». Le coeur un peu triste, nous quittons la Mongolie demain. Une autre destination, complètement différente, nous attend : Séoul, une des trois plus grandes métropoles du monde. Là-bas, je n’écouterai pas le vent et le silence de la nuit.

La Mongolie, déjà, le nom fait rêver. Après avoir passé quelques jours à Oulan-Bator, après avoir respiré trop de pollution et entendu trop de klaxons, j’étais heureuse de quitter la fourmillante capitale et ses ingérables embouteillages pour savourer mon rêve, celui de découvrir la vraie Mongolie, celle des nomades, loin du bruit et des lumières de la ville. Rapidement, la nature s’impose et le calme apparaît. La somptueuse Mongolie, c’est l’immensité des paysages, des steppes verdoyantes, des chevaux galopant, crinière au vent, en liberté, des milliers de moutons qui se prélassent sur les pistes, dérangés dans leur quiétude par les rares autos qui traversent la contrée, des yourtes installées là où le pâturage est le meilleur, où les animaux seront repus et heureux, où ils pourront engraisser pour l’hiver. La Mongolie, c’est aussi le sourire sur les visages, les yeux malicieux des femmes, les regards intenses des hommes qui veillent jour et nuit sur leur terre et leurs troupeaux, le cri des enfants qui s’amusent d’un rien et qui vous offrent le plus beau des rires à la moindre grimace, l’aboiement des chiens qui gardent les loups en respect la nuit quand l’homme se repose d’une dure journée.  La Mongolie, c’est encore des odeurs de cuisson qui vous titillent les narines, des arômes inconnus qui vous mettent l’eau à la bouche, c’est une aventure culinaire qu’il faut oser, car nos papilles s’en réjouissent et le palais savoure. C’est le mouton sous toute ces formes, le lait de chèvre chaud, le lait de jument (airag), la vodka de yack, pour fraterniser, et la crème de yack à l’onctuosité céleste pour se lécher les babines. La Mongolie, c’est apprendre à lâcher prise et ne plus gérer le temps. Les trajets sont longs et la route mauvaise, alors la seule chose à faire est d’admirer le paysage changeant au gré des heures. La Mongolie, c’est également le désert, la montagne, les steppes, la forêt, les dunes, des nuages de poussière, des lacs salés, la neige en hiver et la chaleur en été. La Mongolie, c’est une générosité, une fraternité, une hospitalité, une chaleur humaine qui réchauffent non seulement en hiver, mais toute l’année.

Si vous venez en Mongolie, vous vous devez absolument de :

  • Visiter le Musée national de Mongolie à Oulan-Bator pour comprendre l’histoire de ce pays, des ces hommes forts et de ses guerriers redoutables, des moines et nomades meurtris au cours des siècles. Une visite des plus enrichissantes pour comprendre la Mongolie avant de partir à sa découverte. Ce merveilleux musée permet de voyager à travers l’histoire et d’admirer de splendides costumes de cérémonie traditionnels. 
  • Assister aux envoutantes cérémonies de prières au Monastère Gandan Khiid à Oulan-Bator, l’un des plus importants du pays et dont le nom complet, Gandantegchinlin, signifie le « lieu sacré de la béatitude suprême » et se sentir minuscule devant l’immense statue de Megjid-Janraiseg de 26,5 mètres de haut. 
  • Être époustouflé devant la statue de Gengis Khan, héros admiré et vénéré des Mongols. À deux heures d’Oulan-Bator, à Tsonjin Bolog, se dresse au milieu de nulle part la gigantesque statue du héros national assis sur son cheval et veillant sur la Mongolie.  Haute de 40 mètres, construite en 2008 en acier inoxydable, Gengis Khan étincelle à travers la plaine. Un ascenseur permet de monter au sommet de la statue et de faire un face à face avec ce héros. La vue sur la plaine y est spectaculaire.
  • Dormir chez l’habitant dans une yourte, vous laisser emporter par le rythme de la vie quotidienne des nomades et découvrir les usages de politesse et d’hospitalité : recevoir et partager la blague à tabac du maître de maison, boire le lait de chèvre ou l’airag offert par l’hôtesse, apprendre à se déplacer dans la yourte en ne passant jamais entre les deux piliers porteurs (représentant le couple) ; vivre comme eux en oubliant un instant nos normes de confort nord-américain, écouter leur sagesse et découvrir leur univers millénaire et, surtout, ne jamais repartir sans avoir offert un présent de la main droite ou des deux mains. 
  • Faire une randonnée à cheval dans la Vallée de l’Orkhon, classée Patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO et paradis des éleveurs de yaks. Inoubliable et magique !
  • Monter les 108 marches blanches pour méditer au sommet du monastère d’Aryapala au parc national de Gorkhi-Terelj. Situé à flanc d’une montagne couverte de mélèzes et de roche granitique, il vous faudra pour atteindre le temple, franchir une petite passerelle en bois sur laquelle un panneau indique : « le pont qui mène au-delà de la sagesse. » 
  • Escalader les dunes de Khongor pour admirer ce paysage presque lunaire qui s’étend sur 180 kilomètres et sur 8 à 12 kilomètres de largeur. Arrivée au sommet, le vent décoiffe, mais l’effort de la montée est amplement récompensé par la vue phénoménale qui s’offre à vous. 

La Mongolie demeure une des dernières destinations encore préservées du monde et du tourisme à outrance. La diversité de ces paysages n’a d’égale que leur majesté : des montagnes escarpées aux forêts denses du nord, en passant par les plaines centrales et les déserts arides du sud… C’est un pays où la culture, l’histoire et les paysages sont inextricablement liés, où les nomades errent encore dans les steppes comme ils le faisaient autrefois, à l’époque de Gengis Khan, et où la chaleur et l’hospitalité de ses habitants ne sont plus à démontrer. 

Vivre la Mongolie ! Savez-vous que Voyages CAA-Québec offre cette inoubliable destination ?

Kazan, la médiévale ! À voir, à faire

La dernière fois que nous vous donnions des nouvelles, nous étions en pause estivale au Québec pour un mois, histoire de régler quelques dossiers. Aujourd’hui, c’est d’un peu plus loin qu’on vous écrit. Du transsibérien. Nous sommes en route vers Iékatérinbourg, dernière grande ville de la Russie européenne avant notre entrée en Asie, après avoir visité Moscou, la capitale et Kazan, la république du Tatarstan. Sujet de notre article du jour !

Avant tout, Kazan, dont le nom amusant signifie « marmite » en tatar, est la capitale de la République du Tatarstan à environ 700 km à l’Est de Moscou en direction de la Sibérie. Quand on dit Sibérie, on grelotte déjà mais, nous vous assurons qu’en août, il fait aussi chaud qu’au Québec et peut-être même plus. La ville est un des plus vielles de Russie, fondée en 1005 à l’ère d’Ivan le Terrible. On est déjà loin dans l’imaginaire, presque dans un conte quand on voit ici les minarets des majestueuses mosquées côtoyer les églises orthodoxes aux dômes d’or. Fabuleux !

Aujourd’hui, Kazan est une ville très dynamique dont la situation économique n’a rien à envier à personne. Les deux piliers de l’économie sont le pétrole et l’aéronautique. On est loin de l’exploitation du charbon d’antan ! Les rues sont animées et les enfants sont rois. On ne ressent aucune insécurité. Une ambiance chaleureuse, un peuple très hospitalier. On aime !

1- Visiter le Kremlin de Kazan

Beaucoup de villes en Russie se sont développées autour d’un Kremlin.  La ville de Kazan ne fait pas exception. Il s’agit du plus ancien édifice de Kazan.  Les architectes Postnik Iakovlev et Ivan Chiraï, en furent les concepteurs qui ont également bâti l’un des symboles de Moscou : la sublime et colorée Cathédrale de Saint-Basile-le-Bienheureux. 

2- Être étourdi par la Tour Suyumbike

Selon la légende, cette tour a été nommée en l’honneur de la seule femme ayant régné sur le Khan de Kazan, Suyumbike. Ivan le Terrible aurait demandée la belle en mariage. Affront ultime, celle-ci aurait refusée. Le cruel tsar, n’acceptant aucunement la défaite, aurait alors menacé de rayer Kazan de la carte, la forçant à accepter sa requête. En échange, elle aurait réclamé un étrange cadeau de mariage : une tour de 7 étages construite en 7 jours. Vœu rapidement exaucé, puisqu’un étage aurait été érigé par jour. En une semaine, la tour fut réalisée et les festivités nuptiales obligées durant lesquelles Suyumbike se serait hissée au sommet de la tour et se serait jetée dans le vide.

La tour, de 58 mètres,  se trouve au sein de l’enceinte du Kremlin, et, comme la tour de Pise, elle penche aujourd’hui de 2 mètres.

3- Admirer la Mosquée Kul-Sharif

La mosquée Kul-Sharif, située dans l’enceinte du Kremlin également, est incontestablement le bâtiment le plus sublime de la ville de Kazan. Il y a plusieurs siècles, à son emplacement se trouvait déjà une mosquée, qui fut malheureusement détruite lors de la prise de Kazan en 1552. L’actuelle mosquée a donc été érigée en 2005,  Kul-Sharif était la seconde plus grande mosquée de Russie. Il est possible de la visiter et d’écouter les paroles mélodieuses du Muezzin appelant à la prière. Le port du foulard est obligatoire.

4- Être fasciné par le Palais des Agriculteurs

Tout simplement époustouflant ! Un vrai palais ! En réalité, se trouve, dans ce grandiose édifice le ministère tatar de l’Agriculture, et tous les habitants de la ville n’apprécient par sa magnificence à sa juste valeur. De nombreux touristes s’y pressent toutefois car les photos sont sublimes devant un tel décor.

5- Observer les nombreux mariages au Centre de la famille 

C’est à un rythme infernal que les jeunes mariés viennent poser et célébrer leurs voeux dans cette immense marmite, rappelant la signification de Kazan. Il symbolise la fertilité et l’abondance. Le Centre de la Famille Kazan se situe de l’autre côté de la rivière Kazanka et fait office de Bureau de l’état civil. Cet étrange édifice est entouré par des panthères ailées et des Zilants (des sortes de dragons), animaux fétiches de la ville. Au 8ème étage se trouve une terrasse panoramique, offrant un sublime panorama sur la partie historique de Kazan. On vous recommande de vous y rendre après le coucher du soleil pour admirer Kazan illuminé.

6- Les Tchak-tchak

Avant de repartir, il vous faudra absolument goûter au typique dessert, en achetant un incontournable de la gastronomie tatare au nom inoubliable, le tchak-tchak. Il s’agit d’un met traditionnel tatar et bachkir, préparé à base de pâte et de miel. Vous en trouverez dans n’importe quel magasin de la ville. Ces sortes de petits vermicelles sucrés feront frétiller vos papilles.

Belle découverte et à la prochaine d’un autre petit coin d’Asie !

Il est où le bonheur ? Au Québec !

Nous revenons de six mois sur la route, six mois de road trip, six mois de paysages magnifiques, de décor sublime, de découvertes intenses, de rencontres chaleureuses, de musées enrichissants, de patrimoine culinaire à déguster. Un vrai bonheur mais comme dirait le chanteur « Il est où le bonheur » et bien tout cela, nous l’avons aussi au Québec ! L’aventure est à notre porte, non loin de chez nous. Le voyage permet aussi cela, de se rendre compte combien notre chez nous n’a rien à envier à tous les parcs nationaux de nos voisins, à toutes les grandes villes visitées.Durant ce mois de juillet où nous faisons une escale à Québec avant de poursuivre notre aventure vers des contrés lointaines, assurément dépaysantes, vers la Russie, la Mongolie et les pays du « Toukistans » en Asie centrale, nous jouons les touristes chez nous et nous voyons toutes les beautés de notre fabuleuse province avec des yeux nouveaux, avec, oserais-je écrire, les yeux du coeur.
Il y a les incontournables : le grandiose Charlevoix dont tous et chacun s’entendent à reconnaître la beauté des pittoresques paysages, le cadre idyllique pour les randonneurs et pour le plaisir des yeux des photographes ou des artistes, la carte postale du Québec que les touristes du monde entier viennent par milliers découvrir, admirer, goûter.

Évidement, la Capitale, la Ville de Québec, celle au si charmant accent d’Amérique avec sa touche européenne, son histoire, son patrimoine, ses festivals, son île d’Orléans et sa fameuse poutine, vaut tout autant la visite que les San Francisco ou Paris de ce monde ! Hiver comme été, elle a son caractère : recouverte d’un blanc manteau ou vêtue de lys, la Ville de Québec séduit.

Bien évidement la Métropole, la vibrante cité, Montréal offre son lot d’attraits pour les plus citadins, les amateurs de galeries, de musées, de Culture, de street-art, de vie nocturne, pour faire la fête, c’est la place. Montréal est belle de jour comme de nuit.

Plus méconnue, nous avons exploré la Beauce dernièrement et Saint-Gorges vaut le détour. Une petite ville où l’art est pour tous, où l’art est dans la rue. Rien que pour cela, il faut faire le détour, son bucolique Parc national de Frontenac permet de faire de belles balades à pied où à vélo. 

Ah… le Bas-Saint-Laurent ! Le si coquet et chaleureux Kamouraska, selon notre avis, le plus beau village du Québec où la culture, le patrimoine, la gastronomie s’unissent pour faire vivre aux visiteurs une expérience unique dans un cadre magnifique. Le fleuve Saint-Laurent à son meilleur !

Et que dire des Cantons de l’Est et sa route des vins avec ses quelque vingt vignobles où déjà la tradition et le savoir-faire des gens passionnés de la région proposent des produits du terroir de grande qualité. 

Plus loin mais, tout aussi extraordinaire, la belle Gaspésie où le fleuve est à l’honneur partout, où les routes vous ensorcèlent par leur vue, où les fruits de mer nous font frissonner les papilles où le parlé nous charme, où l’hospitalité est reine.

Pour les autres coins, il nous reste à les découvrir et on se promet de le faire au retour de la seconde partie de notre formidable aventure qui se poursuit le 5 août 2019.
Nous avons juste voulu vous partager notre prise de conscience : Il est où le bonheur ? Au Québec ! Ouvrez les yeux et prenez la route, du Nord au Sud, d’Est en Ouest, tant de beautés à découvrir ! Bonnes vacances et à bientôt de Moscou des Deux Québécois autour du monde 

Bella Alberta : Jasper et Banff

Toujours sur la route, tranquillement sur le chemin du retour vers Québec pour quelques semaines, avant de s’envoler cette fois-ci vers la Russie. Nous prenons le temps de découvrir la Colombie-Britannique et l’Alberta. Après des mois aux États-Unis, découvrons notre beau pays. De ce que nous avons vu de l’Alberta, nous restons sans voix et bouche bée devant ses beautés. L’Alberta, c’est la magnificence de la nature par excellence. C’est l’immensité, la majestuosité, c’est l’émerveillement assuré.  Ses Rocheuses nous accueillent en grand, en très grand. L’Alberta, ce sont des glaciers époustouflants, des cimes aux neiges éternelles, des lacs émeraudes, des rivières limpides, des arbres centenaires, une faune et une flore d’une richesse généreuse et des routes à couper le souffle. 
On vous présente nos 10 incontournables de la Bella Alberta !
Parc National de Jasper regorge de sites exceptionnels pour les amoureux de nature, de randonnées, de calme, de sports d’hiver comme d’été. 

1- Lac Maligne : C’est le plus pittoresques des lacs du Parc national de Jasper et celui le plus visité également mais le déplacement en vaut vraiment la peine. Nous y étions alors que la glace sur le lac n’était pas encore complètement fondue. Même à l’entre saison, la couleur de l’eau et les montagnes présentent un cadre grandiose… L’enfilade des chaines de montagnes est impressionnante.


2 – Lac Medicine : Long de 7 kilomètres, alimenté par les eaux des glaciers, ce lac offre un jeu de miroir époustouflant. Les montagnes l’entourant s’y reflètent magiquement.

3 – Fairmont Jasper Lodge : Après l’effort le réconfort ! Rien de tel que de relaxer après une journée de randonnée au bord du Lac Beauvert, qui porte très bien son nom, sur la terrasse du très beau lodge Fairmont Jasper. À défaut de débourser un certain montant pour un repas à l’excellente table du restaurant, le plaisir d’y prendre l’apéro, un thé ou un café, permet de décompresser en admirant la vue exceptionnelle.


4 – Lac Pyramide : Le site parfait pour assister  aux lever ou coucher de soleil. Mais bien évidement, le jour le cadre est tout aussi magnifique. Il est possible d’y louer canots ou kayaks pour en profiter encore plus et se prélasser sur ses eaux limpides en observant huards et saut de truites. Le paradis, non ?


5 – Chutes Athabasca : Ce ne sont pas tant les hauteurs de ces chutes qui impressionnent que la force des flots de celles-ci. La rivière Athabasca dans toute sa splendeur.


6- Champ de glace de Columbia : La route 93, celle que l’on nomme « La Promenade des Glaciers », reliant Jasper au Lac Louise, ou vice-versa, est une des plus belles routes que nous ayons prise depuis notre départ. Rouler à travers des glaciers est époustouflant. Un triste constat est de réaliser que le réchauffement climatique que certains nient encore, fait des ravages réels sur la fonte et le retrait des glaciers… Une activité offerte et forte prisée, que nous n’avons pas faite, est de prendre l’Ice Explorer , un gros autobus conçu spécifiquement pour rouler sur le champs de glace… soit disant exceptionnel que de marcher sur cette glace bleue âgée de 20 000 ans !


7 – Banff  : Jolie petite ville, station de ski l’hiver et de plein air l’été, bourgade où les wapitis se baladent nonchalement, toisant le défilé des touristes, Banff est, malgré son côté un peu trop touristique à mon goût, très agréable à visiter. L’architecture y est jolie, on y retrouve un petit air de Suisse. Si nous avions le choix et pour avoir le meilleur des deux mondes, nous choisirions l’âme de Jasper dans le cadre de Banff. Comme quoi rien n’est parfait ! Il fait bon se balader à Banff et surtout n’oubliez pas d’aller admirer le féérique Fairmont Banff du point de vue « Secret corner » : belles photos assurées !


8 – Lac Louise : Mondialement connu,  considéré par certains comme le plus beau lac au monde, ce décor de carte postale offre effectivement un paysage magnifique dans le Parc national de Banff. Le reflet des montagnes dans ce lac bleu turquoise est juste unique. Sa couleur est due au limon que charrie l’eau des glaciers.  Le seul hic, les nombreux, nombreux touristes et la congestion de la circulation pour s’y rendre. Petit truc : faîtes comme nous, allez-y en fin de journée quand le flots des bus opérateurs ont fini leur circuits. Sinon cela peut être vite cauchemardesque.

9 – Lac Moraine : Non loin de son illustre voisin, le lac Moraine est tout aussi beau. Il se situe dans la vallée des Dix Pics. C’est simplement grandiose. La couleur de l’eau est d’un bleu plus vif… intense et parfait pour les amateurs de photos.

10 – Johnston Canyon : Dans le parc national de Banff, le sentier du Johnston Canyon, de quelques kilomètres, accessibles pour « presque » tout le monde,  longeant la rivière Johnston est une merveille. On y admire des piscines naturelles émeraudes jusqu’à des magnifiques cascades de la crique Johnston.  À voir la Lower Falls et la Upper Falls !


Voilà donc 10 bonnes raisons pour choisir l’Alberta pour votre prochaine destination ! Belle découverte et si vous doutez encore, jetez un coup d’oeil sur notre Vlog « Deux Québécois autour du monde » une image vaut milles mots !

San Francisco, la ville au 42 collines

Aujourd’hui encore comme les aventuriers de la Ruée vers l’or, à la recherche de pépites d’or, des milliers de touristes du monde entier … et nous, se ruent vers San Francisco pour en découvrir ses trésors et on comprend pourquoi !

Métropole californienne, San Francisco, malgré sa dense population – seconde ville la plus peuplée des États-Unis, après New-York – garde un caractère humain et chaleureux. « Frisco » est le berceau des mouvements hippie, bobo ou hipster et des droits acquis de la communauté gay. « San Fran » est tourné vers l’Océan, au delà de la Baie et de son fameux Golden Bridge, tourné vers l’avenir.

Avec ses vues imprenables sur l’océan pacifique, ses célèbres rues pentues et sinueuses, son ambiance détendue, son pittoresque Cable Car, son architecture et son mythique Golden Gate Bridge, il est difficile de ne pas succomber au charme de San Francisco. 

Nous y avons passé trois jours, c’est le minimum ! Nous en aurions bien pris le double pour profiter de tout ce qu’offre « The City that Knows How ». San Francisco regorge de musées, de lieux à visiter, de parcs et d’attractions. Juste se balader est une activité en soi, un réel plaisir de simplement flâner pour admirer l’architecture des maisons victoriennes ou longer la Baie de San Francisco.

Pour profiter au mieux de votre prochaine visite, voici, exceptionnellement, nos 10 incontournables !

1- Cable Car

Emblématiques, les fameux tramways ont été introduits en 1873 pour aider les locaux à gravir les nombreuses collines sur lesquelles la ville est construite. Aujourd’hui, les quelques Cable Cars encore en service offrent aux touristes un excellent moyen de découvrir la ville de façon historique. Ça monte, ça descend, ça vire, on vous garantit que petits et grands trouveront leur compte. Les lignes Powell-Mason et Powell-Markt sont les plus pittoresques. Les Cable Cars mènent aux principales attractions telles que le Fisherman’s Wharf, Ghirardelli Square, Nob Hill, et la tortueuse Lombard Street. Le prix du billet est de 7$US.

2- Maisons victoriennes

La première image qui nous vient à l’esprit, après le pont, bien évidement indétronable, sont les maisons typiques de la ville. Il y en a partout dans le coeur de San Francisco. Les plus célèbres ou les plus photographiées sont les « Painted Ladies » bordant Alamo Square, du 710 au 720 Steiner Street. Construites entre 1892 et 1896 par Matthew Kavanaugh, qui habitait alors au 722 Steiner Street. Qualifiées de « paysage de carte postale », les demeures colorées sont aujourd’hui un symbole de la ville et de son passé.

Mais ne vous attardez pas seulement à celles-ci, il y a en d’aussi belles … presque partout.

3- Chinatown

Dépaysant, assurément ! Chinatown se situe au nord de l’Union Square. Nous y sommes entrés par un tunnel reliant l’Amérique à l’Asie en quelques foulées… Rien à voir avec celui de New-York ou même de Montréal, le quartier chinois de San Francisco est unique, un tout autre empire. Il est à la fois le plus important en dehors de l’Asie et le plus ancien du genre en Amérique du Nord. Presque entièrement détruit dans le tremblement de terre de 1906, Chinatown a été entièrement reconstruit dans un style authentique. Avec ses temples, théâtres, épiceries, magasins, boutiques de souvenirs, des pharmacies avec de vieilles panacées, Chinatown est devenu l’un des principaux quartiers de San Francisco. Bouillonnant !

4 -SFMoma

Nous ne pouvions par passer par « The City by the Bay » sans profiter de sa richesse culturelle. N’ayant que trois jours et amateurs d’art moderne, nous avons privilégié le San Francisco Museum of Modern Art, un des plus grands musées au monde consacré à l’art moderne et contemporain.

La notoriété des artistes exposés et la qualité de ses présentations ne sont plus à faire.

5- Civic Center – Financial District

C’est le coeur des affaires de la ville. La tour Transamerica  (ou pyramide Transamerica) y trône, c’est le deuxième plus haut gratte-ciel de la ville. On ne s’y attarde pas mais la vue est impressionnante.

6 – Pier 39 et Fischerman’s Wharf 

Ce quartier longeant la baie de SF, situé au nord de la ville est le point de départ pour les croisières et la visite d’Alcatraz. Les abords du ports sont, à notre goût trop touristique mais une visite en vaut tout de même la peine. Au Pier 39 vous pourrez observer des centaines d’otaries qui y ont élu domicile. Un vrai spectacle en soi, les unes poussant les autres pour avoir la meilleure place pour se dorer la couenne au soleil en rugissant de mécontentement. Amusant !

Le Fischerman’s Wharf est l’endroit idéal pour déguster poisson ou crustacés frais du jour ou encore la délicieuse soupe de palourdes servie dans une miche.

7 – Golden Gate Bridge et croisière

Le célèbre, le mythique, l’icône de la Californie, ornant la baie, le pont de San Francisco est probablement le site le plus photographié de la ville, avec sa couleur rouge soutenue par le bleu de l’eau et ses deux tours perçant parfois les nuages bas. Il est encore aujourd’hui le troisième plus long pont d’une seule travée du monde. Le saviez vous ? Les fils d’acier qui composent ses câbles permettraient de faire 3 fois le tour de la terre !

Nous avons fait une croisière dans la Baie de San Francisco jusqu’au célèbre pont. Plusieurs formules étaient offertes, nous avons pris la plus courtes et la moins chère et étions ravis de notre choix. Du large, on a une vue splendide sur la ville permettant de mieux voir encore les collines renommées de la cité. Passez sous le Golden Gate Bridge est unique mais mieux encore, rouler dessus est inoubliable, ce que nous avons fait pour nous diriger vers Sausalito. À savoir : Il y a des frais de péage de 7$ pour emprunter le pont lorsque vous entrez dan la ville mais gratuit pour en sortir. 

8 – Alcatraz – The Rock 

Située sur une île dans la baie de San Francisco et fermée depuis 1963, cette prison a entre autres accueilli des prisonniers célèbres dont Al Capone.Nous n’avons d’Alcatraz que vu l’île et pas pu visiter la prison, en elle-même. Les réservations se font des semaines, voire mois à l’avance … ne faites pas comme nous, planifiez !

Il reste que nous pensons que cette visite est un incontournable !

9 – Street art – Mission District

Une visite s’impose à la Mission Dolores, 6e des 21 missions édifiées en Californie, rendue célèbre grâce au film Vertigo d’Alfred Hitchcock. San Francisco constitue l’arrière-plan de ce drame interprété par l’envoûtante Kim Novak et le tourmenté James Stewart dont une célèbre scène se déroule à Mission Dolores.

Ce quartier historique, le plus ancien de SF, redevenu branché grâce à ses murales, son street art et ses étudiants vaut incontestablement un après-midi de visite. 

Les murales aux messages engagés évoquant l’immigration, le rôle des femmes et des droits de l’homme, sont toujours d’actualités. À San Francisco, il n’y a pas besoin d’aller très loin pour trouver du street art. En effet, à chaque coin de rue, on peut tomber sur un graffiti. Mais s’il y a un quartier où le street art règne en maître, c’est bien Mission District. C’est presque difficile de trouver un mur vierge !

Balmy Alley est certainement l’allée la plus connue du quartier car elle est entièrement recouverte de fresques. Les sujets qu’elles évoquent sont intemporels : la gentrification, le SIDA, la guerre, la paix …  Autour se trouvent d’autres petites rues elles aussi recouvertes de fresques : Lilac street, Clarion Alley et Bartlett street.

10 – Sausalito

Au sortir de San Francisco, après avoir passé le Golden Gate Bride, se trouve Sausalito dont la particularité sont ses maisons flottantes.  Plus de 500 maisons-bateaux sont arrimées à l’année. La communauté flottante de Sausalito  a vu le jour après la guerre, lorsque le fils d’un entrepreneur local a commencé à investir dans des bateaux, des ferries, des péniches, et les a mis à l’eau non loin de la propriété de son père.

Ce campement de fortune a alors attiré les Bohémiens dans les années 50, suivis de près par les hippies dix ans plus tard. Entre-temps, une vraie communauté de floating homes  s’était créée … un autre art de vivre !

Voilà donc 10 bonnes raisons de vous envoler ou de rouler vers San Francisco ! Belle découverte et si vous voulez en voir davantage, jetez un coup d’oeil sur notre Vlog (YouTube : Deux Québécois autour du monde) … une image vaut milles mots !

Death Valley National Park ou la mal nommée !

Des panoramas à couper le souffle, voila Death Valley National Park ! Plus grand parc national des États-Unis, après l’Alaska, il s’étend sur près de 13 600km² dans le désert des Mojaves, en Californie. Sa position géographique explique son climat aride, protégée par cinq chaines de montagnes dont la Sierra Nevada qui contribuent à son assèchement. En fait, il n’y a qu’un seul mot pour résumer l’effet que vous fera la visite du parc : Wouah !  Sublime, gigantissime, grandiose, spectaculaire … Rien de moins. De sites, plus époustoufflants et diversifiés les uns que les autres. La nature nous offre ici une spectacle phénoménal ! Nous aimons ces paysages qui nous permettent de prendre conscience combien nous ne sommes qu’une nano particule dans cet univers. Nous passons. Les montagnes, les vallées, les déserts resteront.

Pour apprécier son séjour dans la vallée de la mort, il faut se préparer car il y peut y faire très très chaud.  Le record de température le plus chaud de notre petite planète fut enregistré, à Furnace Creek, en 1913, avec 56,7 degrés Celsius et 93 Celsius au sol. On ne s’y balade pas les pieds nus… Les rangers regorgent d’histoires morbides pour bien vous faire prendre conscience de la dangerosité de cette intense chaleur. Les panneaux «Heat can kill» sont assez fréquents ! Déjà, début avril lorsque nous y étions, il faisait 30 degrés Celsius.

Une autre spécificité unique du parc, d’à peine 125 kilomètres de long, est la plus grande amplitude d’altitude des États-Unis, avec le point le plus bas situé à 85,5 mètres sous le niveau de la mer, à Badwater et le Mont Whitney qui culmine à plus de 4 400 mètres. C’est le parc des extrêmes. La vallée de la mort n’a en fait que son nom de morbide car elle regorge d’une faune et d’une flore riches et diversifiés. En effet, plus de 400 espèces différentes ont pu être recensées, notamment des coyotes, des renards nains, des lynx, des pumas, des cerfs et des mouflons. Les serpents, tel le crotale de Mojave, sortent surtout la nuit dans les zones de cactus et d’arbres de Josué. Plus sympathiques et inoffensifs, les lézards, particulièrement nombreux, sont très présents et se défilent très vite à votre approche.

Alors voici donc nos 5 incontournables de Death Valley National Park !

1- Dante’s View

Dante’s View

Arrivant par Death Valley Junction, la 190, le premier site qui s’offre à nous, par une route escarpée, interdite au véhicule plus long que 25 feet, est le Dante’s View avec un panorama magnifique et grandiose sur la partie centrale de la vallée de la mort du haut de ces 1 676 mètres au-dessus du niveau de la mer. La vue nous présente déjà un programme de visite éblouissant dont  le bassin de Badwater et le Telescope Peak, en face, qui se dresse à 3 353 mètres d’altitude. On mesure l’immensité et la grandeur du site et on se sent minuscule devant tous ces paysages à perte de vue… Par temps clair, on peut voir jusqu’à plus de 100 kilomètres …

2- Artists Drive et Badwater Basin

Sur la même route se trouve deux sites qui font la renommée du parc, le Artists Palette  et le Badwater Basin

Mon coup de coeur du parc fut la Artists Drive, route en sens unique, interdite aux véhicules de plus de 25 feet. Les couleurs exceptionnelles sur cette piste sont un bijou de la nature, voire surnaturel. Les montagnes, telle une palette d’artiste, nous offrent du rose tendre, du turquoise, de l’ocre, du bordeaux, de l’orange, du vert tendre au vert forêt … un bouquet de couleurs hallucinantes. Les amateurs de photos seront ravis, c’est un vrai chef d’oeuvre !

Badwater Basin

Plus loin sur la 190, un spectacle totalement différent presque lunaire  se présentera à vous au Badwater Basin ! On se croirait presque chez nous au Québec sur un lac gelé. Ces formations de sels et de boue séchée en forme de saucières constituent la plaine de Badwater, point le plus bas des États-Unis avec une altitude de 85,5 mètres sous le niveau de la mer. On retrouve d’ailleurs ancré dans le montagne un panneau indiquant le niveau de la mer … cela permettant de visualiser encore mieux l’effet de profondeur. Cette vaste étendue blanche et éblouissante, est le reste d’un immense lac salé asséché. S’il n’y avait qu’un site à voir à Death Valley, ce serait celui-là !

3- Twenty Mule Team Canyon et Zabriskie Point

Cette piste de moins de trois kilomètres,  à circulation en sens unique, serpente à travers le magnifique décor de Badlands dont les couleurs de la pierre passent de l’or, au vert forêt, en passant par le beige et le rouille… des couleurs automnales au pays du désert. Pour la petite histoire :  À l’époque minière, la région était riche en gisement de minéraux dont le Borax, utilisé dans de multiples domaines pour la composition du verre mais également dans la composition du savon. Les convois acheminant ce minerai, composés de 18 mules et 2 chevaux, empruntaient alors cette unique piste, d’où le nom de cette petite route sinueuse.

Zabriskie Point

À quelques kilomètres de là se trouve également un point de vue à voir, le Zabriskie Point très facile d’accès permettant à tous de profiter d’un panorama magnifique. C’est un des sites recommandé, par les rangers, pour les lève-tôt, pour assister au sublime sunrise !

4 – Mesquite Sand Dunes

Mesquite Sand Dunes

Magnifique dunes de sable doré, ayant, nous l’avons appris là-bas, servi de décor pour la série Star Wars. Le cadre est idyllique et particulièrement photogénique à l’aurore. Le soleil donnant une couleur cuivrée aux millards de grains de sable issus de l’érosion des montagnes aux alentours créant ainsi au cours des siècles, les dunes d’aujourd’hui. Il est facile de s’y promener mais n’oubliez pas votre gourde ou bouteille d’eau. L’escalade des dunes pour admirer le paysage vaut les gouttes de sueurs … la plus haute, la star dune, est à environ 3.2 kilomètres. On l’a fait ! 

5 – Ubehebe Crater

Ubehebe Crater

Extraordinaire que ce grand cratère volcanique de 237 mètres de profondeur, 800 mètres de diamètre, situé dans le secteur des Cottonwood Mountains qui n’aurait pas plus de trois cent ans ! Ubehebe doit son origine à une explosion géante de gaz et de vapeur d’eau due à une brusque remontée de magma qui a atteint la nappe phréatique. Pour imager plus facilement le phénomène, c’est un peu comme si vous retiriez la soupape d’un presto, la pression libérée puissamment serait à l’origine de ce cratère.

La promenade sur le contour du cratère est impressionnante. Elle dure une heure. On recommande. Pour les plus courageux ou endurants, dont nous ne faisons pas partis, il est possible de descendre au fond du cratère. La descente est facile mais la remontée longue et laborieuse surtout par grande chaleur. 

Pour conclure, le Death Valley National Park est, pour nous, un des parcs nationaux qui offre le plus de découvertes à faire et à voir. Il y a ici une telle variété de curiosités qu’idéalement plusieurs jours sur place sont nécessaires pour en profiter au maximum.

La Nouvelle-Orléans, NOLA la fière !

Fondée en 1718 par Jean-Baptiste Le Moyne de Bienville, explorateur natif de Montréal, surnommée NOLA ou Big Easy pour la nonchalance qui y règne, La Nouvelle-Orléans séduit par son architecture et son hospitalité. C’est la plus grande ville de Louisiane, berceau d’une culture à part dans l’histoire des États-Unis où les tam-tams des rites vaudous s’harmonisent avec les rythmes joyeux des fanfares et du jazz. On s’y sent presque chez nous à lire en français les noms des rues, celles des Ursulines, de la rue Saint-Pierre.  La fleur de lys, emblème de la ville, s’affiche fièrement partout, des poubelles aux bâtiments gouvernementaux. Les gens sont fiers de leur héritage français passant un peu plus sous silence la présence espagnole. Mais incontestablement, NOLA, c’est le métissage des histoires coloniales française, espagnole, portugaise, américaine, anglaise et de celle des pays ouest-africains, d’où venaient les esclaves. C’est vous dire la richesse de cette culture aujourd’hui ! La Nouvelle-Orléans ne ressemble à aucune autre ville. Elle est unique et splendide. 

Nous avons eu la chance de vivre le Mardi Gras durant une semaine. Les festivités de ce carnaval durent un mois. Des « Krewe » (parades) défilent durant des jours, occupant tout le cœur de la ville, de Saint Charles Avenue à Canal Street, du French Quarter à Tremé. On y voit des chars colorés, des groupes costumés, des fanfares et orchestres de prestigieuses écoles paradant fièrement au son des tambours et trompettes. La police et tous ces corps font partie de la fête. 

1-French Quarter : est bien évidemment un incontournable, celui dont toutes les agences de tourisme parlent. Cela vaut incontestablement la visite sur deux journées au moins, le quartier étendu est à découvrir à pied ou en vélo. Il nous transporte dans le temps et offre un aperçu de la Nouvelle-Orléans coloniale avant la guerre de Sécession. Bien que l’architecture soit d’influence espagnole, deux incendies, durant l’ère française, détruisirent la majorité du quartier. L’âme y est française et les Néo-Orléanais sont fiers de se réclamer de ce patrimoine culturel. Flânez au gré des rues, n’hésitez pas à revenir sur vos pas. Il y a beaucoup à voir tant par la diversité des maisons et bâtiments que par les lieux historiques. N’oubliez pas la place d’Armes, devant la cathédrale Saint-Louis, où les artistes et les diseuses de bonne aventure offrent leur prestation. Aux plus téméraires, la chance de découvrir leur avenir … 

2- Faubourg Marigny : beaucoup moins touristique et plus authentique c’est le quartier pour aller écouter du jazz sur la Frenchmen Street. Le quartier très sympathique, autrefois peu recommandable, regorge de jolies petites maisons colorées, de murales et surtout de bars pour écouter live de l’excellent jazz. Nous avons aimé le Bamboula, pour son cadre et l’excellence de ces musiciens. Une murale en l’honneur de Louis Armstrong est aussi à photographier ! Et pour les amateurs de bouquins, allez faire un petit tour chez Frenchmen Art&Books

3- Tremé est LE quartier afro-américain historique, mon coup de coeur. À l’époque de l’esclavage, c’était le quartier des « gens de couleur » libres. On retrouve là aussi de jolies petites maisons colorées. Il y règne une ambiance bohème et nonchalante. La parade lors du Mardi Gras à Tremé a une ambiance unique. Les habitants étant invités à créer leur costume à base de fèves rouges, le résultat est spectaculaire et magnifique. Le Louis Armstrong Park, en l’honneur du célèbre musicien se doit d’être visité. On y retrouve également des statues de Sydney Bechet et Mahalia Jackson, icônes du Jazz. Le Congo Square, partie intégrante du parc, rappelle à notre mémoire, le sombre passé de la Louisiane, celui des esclaves. À l’époque de la Louisiane française, ces derniers s’y réunissaient le dimanche pour jouer de la musique et se retrouver entre eux. Cette place est donc symboliquement considérée comme le lieu d’origine du jazz.  

4- Visite guidée : Ne voulant pas quitter la ville sans en connaître les éléments historiques essentiels qui ont fondé l’âme si unique de La Nouvelle-Orléans, nous avons décidé de faire une visite guidée et pour ne perdre aucun détail, de surcroit en français. Monde Créole nous proposait exactement le circuit que nous désirions, visite du French Quarter. La visite d’une durée de trois heures, passée à une vitesse éclair était menée par Lynn, une américaine férue d’histoire et d’anecdotes. La visite guidée en petit groupe permet d’accéder à des lieux insolites et privés. On sort des sentiers battus, le fil conducteur de la visite étant basé sur l’histoire véritable, d’un jeune homme parti d’Ardèche et de sa famille durant deux siècles. C’est la petite histoire dans la Grande qui nous est contée avec beaucoup de références historiques et détails de l’organisation sociale et économique des créoles et des esclaves et des américains. Passionnant ! 

Le Monde Créole / Insider’s French Quarter tours : 606 Royal St, New Orleans, LA 70116 – Tel : (504) 568-1801 – http://mondecreole.com  

Tarif : 28 $US/personne 

Durée : 3 heures 

5- Pour les dents sucrées, à gouter les beignets avec un café au lait. Le café, l’institution reconnue est le Café du Monde. Personnellement j’ai trouvé que c’était une véritable usine, ouvert 24/24, une attrape à touristes (dont je fais partie) dont la file d’attente ne désemplit pas Mardi Gras ou pas ! Pas certaine que la réputation des fameux beignets du Café du Monde soit encore à la hauteur. Ceux que j’ai dégustés au Village Cajun Coffee House étaient tout aussi savoureux, délicieux et frais… question de goût, dira-t-on !  Mais cela reste et demeure, un incontournable ! 

Bonus (en dehors de La Nouvelle-Orléans)

6 – Excursion dans les forêts inondées : Au-delà, de chercher à voir absolument des alligators, faire une balade en bateau à moteur permet de voguer dans un cadre naturel absolument magnifique et unique que ces forêts inondées. Ces havres de paix permettent d’explorer la flore et la faune de ces habitats si particulier où plus de 205 espèces d’oiseau sont recensés. Il existe de nombreuses agences allant de la très trappe à touristes, à la plus respectueuse des lieux. Il faut savoir bien choisir. Nous avons opté, sous la recommandation de locaux, pour Champagne’s Cajun Swamp Tours car on nous avait parlé de guides cajuns, des vieux, de ceux qui parlaient encore français et qui connaissaient les marécages comme leur poche. Bryan, le sympathique propriétaire, nous accueille effectivement avec ce franglais cassé qui nous fait sentir un peu chez nous.  

Champagne’s Cajun Swamp Tours : 1151 Rookery Rd, Breaux Bridge, LA 70517 – Tel : 337-230-4068 – Mail : champagnestours@gmail.com 

Durée : de 90 à 120 minutes 

Départ : 8:00 / 10:00 / 11:30 / 13:00 / 15:00 / 17:00 – En haute saison, il est préférable de réserver par téléphone ou courriel 

Tarifs : 20$US / adulte – 10$US / enfant de moins de 12 ans 

Grand plus, ce site est accessible aux personnes à mobilité réduite.